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Planète Clermont

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1 hour ago, alexandre said:

punaise oui pour le foot mais aussi tous les autres sports qui ce jouent tout le temps en soirée.

encore un beau bordel , lol.

pourvue que sur clermont ca s'estompe un peu la pandémie (plan blanc au chu déclanché ce jour );grrrrrrr

Quand tu vois ça ça me parait compliqué...

En plus quand tu sais que la majorité des clusters prennent pour origines les entreprises et le milieu scolaire et universitaire...

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Edited by hermann

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1 hour ago, hermann said:

Quand tu vois ça ça me parait compliqué...

En plus quand tu sais que la majorité des clusters prennent pour origines les entreprises et le milieu scolaire et universitaire...

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Je ne sais pas si tout le monde peut voir la vidéo donc je mets les photos 

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Covid-19: des clubs en sursis

Frappées par la pandémie de coronavirus, les fédérations olympiques font face à une chute des licenciés aux graves conséquences économiques pour elles et leurs clubs.

15 octobre 2020 à 00h05
 
 

Depuis des semaines, les présidents de fédération ont les yeux rivés sur la courbe des licences comme les patrons des chaînes télé sur celle des audiences. Il faut dire que ce sont elles qui alimentent la trésorerie des instances sportives. Et la situation est tout sauf encourageante. Selon une étude YouGov, 47,3 % des Français ont repris une licence cette année et 41,2 % ont inscrit leur enfant dans un club. Mais beaucoup hésitent encore à le faire, respectivement 36 % pour eux et 24,4 % pour leur enfant, selon le même institut. De quoi frémir. Les chiffres communiqués pas les fédés ne correspondent pas avec ces données, mais la baisse est certaine. Elle est estimée globalement à un peu plus de 25 % par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

 

« On a pris un coup de plus sur la cafetière avec la fermeture des salles dans les zones écarlates. »

Florent Chayet, président de la Fédération française de badminton

 
 
 


Au volley-ball, le compteur affichait, au 13 octobre, -7 084 licenciés, soit -11 % par rapport à l'année précédente. Il était pourtant reparti à la hausse mais l'annonce du ministre de la Santé Olivier Véran, le 23 septembre, de fermer les salles de sport a stoppé net un semblant d'embellie dans les sports indoor.

« On a pris un coup de plus sur la cafetière avec la fermeture des salles dans les zones écarlates », soupire ainsi Florent Chayet, président de la Fédération française de badminton qui, pour l'instant, n'a que la moitié de ses licenciés et s'attend à une baisse de l'ordre de 20 à 30 %, surtout du côté de la pratique loisirs. Parmi les plus touchés pointent les sports de combat.  « Sur les licences, on est entre 70 et 75 % du total de l'an dernier », confirme Jean-Luc Rougé, président de la Fédération française de judo qui souligne les coûts supplémentaires liés au protocole sanitaire qui font que nombre de salles n'ont pas rouvert dans les petites communes. L'athlétisme n'est pas non plus épargné avec une baisse de fréquentation de -23 %. Le handball limite la casse à -15 %.

Le handisport et le sport adapté à genoux

 

La situation est encore plus délicate du côté du handisport et du sport adapté : entre un tiers et la moitié des licenciés en moins sur un total de 100 000 pour les deux Fédérations. « Ça ne redémarre pas car les pratiquants ont peur et beaucoup de clubs n'ont pas ouvert... », confirme Élie Patrigeon, directeur général du Comité paralympique français (CPSF).

« Il y a fort à parier que le nombre de licences de l'année dernière ne sera pas atteint et cela va entraîner de gros soucis pour les clubs et les fédérations », prédit Christophe Lepetit, directeur des études économiques du Centre de droit et d'économie du sport de Limoges (CDES). La menace pèse en particulier sur celles qui sont le plus dépendantes économiquement des licences. « Budgétairement, si on perd 25 % de licenciés, c'est un gros manque à gagner : 2,25 M€ sur un budget de 24 M€ », souligne André Giraud, président de la Fédération française d'athlétisme.

« Pour l'instant, la perte estimée se situe entre 200 000 € et 250 000 € », précise Caroline Thomas, responsable de la communication de la FFVB dont le budget est de 8 M€. Du côté du golf, le manque à gagner est estimé à 600 000 €, sur un budget de 22 M€. « On devrait finir à -3 % côté licences, explique Olivier Denis-Massé, directeur délégué de la FFG. On s'en sort bien par rapport à d'autres sports parce que le golf se pratique en plein air, seul, avec distanciation. »

« On peut chiffrer le manque à gagner en centaines de millions, si ce n'est en milliards d'euros. »

Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français

 
 
 


Pour limiter la casse, les fédérations cherchent à s'adapter. La Fédération de handball a mis au point plusieurs modèles de calendriers pour que, quelle que soit l'évolution de la pandémie, la saison puisse aller à son terme. La FFG a mis en place de nombreuses campagnes pour inciter les golfeurs à revenir sur les greens et motiver les clubs. L'athlétisme a prorogé la date d'expiration des licences jusqu'à novembre, tout comme le badminton, et espère un rebond après cette date. Toutes bénéficient des initiatives du Comité national olympique et sportif français pour inciter les amateurs à revenir dans leur club : « mon club près de chez moi » ou encore « soutiens ton club ».

900 000 €
La somme récoltée via l'opération « Soutiens ton club », lancée en mai dernier par la Fondation du sport français, les comités olympique et paralympique CNOSF et le ministère en charge des Sports.

« Les outils du CNOSF ont le mérite d'exister et de redistribuer de l'argent à des clubs en difficulté », salue Élie Patrigeon. Plusieurs dirigeants misent aussi sur le principe du coupon sport, étudié au sein de l'Agence nationale du sport pour soutenir l'achat d'une licence. Mais, à supposer que le principe soit acté et le montant défini (50, 100 € ou plus ?) dans les prochaines semaines, il n'entrera pas en vigueur avant le début de l'année 2021.

Quant au coût de la crise, il est dur à évaluer. « On peut chiffrer le manque à gagner en centaines de millions, si ce n'est en milliards d'euros »,annonce d'ores et déjà Denis Masseglia, président du CNOSF. « Avec 25 % de licenciés en moins, des fédérations et des clubs vont être en mode survie avec énormément de difficultés à maintenir leurs actions, leurs emplois, y compris pour ce qui concerne le haut niveau... », poursuit-il.

Le patron du mouvement sportif milite, notamment via plusieurs tribunes publiées dans la presse et signées avec les acteurs du sport, « pour retrouver une activité, peut-être pas tout à fait normale, mais la plus normale possible ». Quitte à renforcer les protocoles avec notamment l'inscription des noms et numéros de téléphone comme au restaurant.

« Si la situation se tend, est-ce que le plan de relance sport (122 M€ sur deux ans) sera suffisant ? Que se passera-t-il si une fédération est en cessation de paiement ? »

Christophe Lepetit, directeur des études économiques du Centre de droit et d'économie du sport de Limoges

 
 
 

« Il faudrait que les fédérations soient associés à la réflexion sur le plan du relance du gouvernement et prennent par exemple la moyenne de licences sur les cinq dernières saisons pour calculer l'aide nécessaire aux clubs, suggère Christophe Lepetit. Si la situation se tend, est-ce que le plan de relance sport (122 M€ sur deux ans) sera suffisant ? Que se passera-t-il si une fédération est en cessation de paiement ? », s'interroge tout haut l'économiste.

La question n'est pour l'instant que théorique. Mais qu'on se la pose souligne la gravité de la situation.

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On 15/10/2020 at 01:03, hermann said:

Je ne sais pas si tout le monde peut voir la vidéo donc je mets les photos 

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😱😱😱😱

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 Re -Confinement en vue pour 4 semaines ....ça va se compliquer pour tous les compétitions ! 

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La grande dépression continue, même si ça s'améliore côté chiffres, je ne vois pas les gouvernements alléger leurs mesures avant le 1er Janvier.

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Ligue 1 : les Lensois racontent comment le Covid-19 les a frappés

Joueurs et entraîneurs du RC Lens racontent comment ils ont vécu la vague de contamination récente par le Covid-19 qui a frappé le club. « J'ai cru que j'allais mourir », dit notamment Thierry Malaspina, coach des gardiens.

Joël Domenighettimis à jour le 16 novembre 2020 à 21h27
 
 

Le « cluster » artésien a pris fin. Plus de trois semaines après la déferlante de contaminations au Covid-19 qui a frappé le RC Lens, l'équipe sang et or a retrouvé son énergie face à Reims (4-4, le 8 novembre). Elle se déplacera avec l'ensemble de ses forces vives, dont Ignatius Ganago, dimanche à Dijon, toujours en Ligue 1.

 

Mais si la majorité des acteurs lensois (douze joueurs et huit membres de l'encadrement sur la récente période, sans oublier les administratifs) a contracté le coronavirus sous forme asymptomatique, les choses auraient pu mal tourner.

« Je me suis dit : "p*****, j'ai chopé cette m**** !" »

Thierry Malaspina, entraîneur des gardiens de Lens

 
 Il est 20 heures ce vendredi 23 octobre quand Thierry Malaspina, entraîneur adjoint en charge des gardiens, reçoit un coup de fil du médecin du club. Le matin, il a passé son 32e test PCR de la saison. Mais, là, Éric Furmaniak l'informe de sa positivité. Il lui demande « un isolement total sept jours consécutifs ». En pleine forme, le quinquagénaire ne déplore aucun symptôme. Croit à une blague. Dans le vestiaire, avec Alou Diarra, premier adjoint de Franck Haise, ils sont surnommés « les buveurs de gel hydroalcoolique », pour leur propension à en user avec abondance au quotidien. « Ça m'a fait un choc, raconte Malaspina. Je me suis dit :"p*****, j'ai chopé cette m****". Pourquoi ? Comment ? J'ai toujours porté le masque en toutes circonstances, respecté les distances. Je n'étais pas sorti de chez moi, sauf pour venir à l'entraînement. Aujourd'hui, je n'ai toujours aucune réponse. »

L'Azuréen fulmine, seul à son domicile. Aspire à revenir au centre d'entraînement de la Gaillette pour observer, de loin, la préparation des gardiens. Il ne comprend pas, même quand, au téléphone avec Franck Haise, l'entraîneur principal, il apprend que ce dernier vient de connaître quelques épisodes de fièvre, a perdu goût et odorat.

« Je n'ai fait aucun effort, comme demandé, poursuit Malaspina. Pendant cinq jours, c'était atroce, parce que j'étais en pleine forme. Le mercredi matin, je me lève avec difficulté. Énorme coup de pompe. Comme si on m'avait roulé dessus. Suivent des premières difficultés à respirer. Le jeudi, je transpirais comme un boeuf. Changer les draps me réclamait un effort surhumain. Je ne mangeais même plus : plus la force de lever ma fourchette. J'ai eu envie d'aller aux toilettes. Je n'y suis jamais parvenu. Je me suis fait dessus. Une demi-heure pour faire deux mètres... Là, tu te dis : "Ce n'est pas moi, ça !" Le doc a pris peur. Les pompiers sont venus me chercher le samedi. J'étais à 84 de saturation (valeur qui permet de savoir si les globules rouges sont suffisamment chargés en oxygène). Il faut être entre 95 à 100. »

Le préparateur des gardiens est transporté illico à l'hôpital d'Arras. En soins intensifs, le pneumologue lui apprend ses lésions aux poumons. « Elles ne sont pas irréversibles, ne vous faites pas de soucis », ajoute-t-il. Le combat a commencé, épaulé par un traitement aux corticoïdes, qui fera effet. Dans ses narines arrivent 6 litres d'oxygène pur par minute.

« L'objectif ? Ne jamais monter à 8 litres d'oxygène »

Thierry Malaspina, entraîneur des gardiens de Lens

 
 
 

« À mon arrivée, un psychologue vient me voir, poursuit-il. J'ai cru que j'allais mourir. Ça va très vite. Je m'étais mis en mode compétition. L'objectif ? Ne jamais monter à 8 litres d'oxygène (le maximum, imposant un masque) mais descendre à 3, puis à 1. Le lundi, le scanner montrait mes lésions résorbées. Quand tu sors d'affaire, on te permet de te promener. Et là, tu vois tout le dévouement des soignants. Et la détresse et la fatigue des patients. Il y a des personnes de trente, quarante ans aussi. Tu prends conscience que ça touche tout le monde. Que ça peut tuer. Un moment, je cachais l'évolution de la maladie au téléphone. Mais quand tu as une dette d'oxygène, ton cerveau fonctionne au ralenti. Alors tu perds la mémoire, tu tiens des propos incohérents. Mes proches, le staff, les joueurs l'ont compris.

J'ai perdu 6 kilos. Il y a deux formes de Covid-19 : la grippette et celle qui grignote tes globules blancs et ton système immunitaire. Maintenant, je vais bien. Je relativise beaucoup de choses. Je ne vais pas faire la morale à personne. Certains sont quand même inconscients. Portez un masque. Pour vous et les autres. »

« J'avais l'impression d'une séance de musculation en sortant de mon canapé »

Jean-Louis Leca, gardien de Lens

 
 À Avion, l'ensemble du club a fait le suivi angoissant de son état de santé. Comme Fabien Simon, en charge de la communication, infecté dès le 16 octobre et, selon ses mots, « rouillé », par la fatigue musculaire, observant « la machine inéluctablement s'enrayer ». Jean-Louis Leca, lui, était justement chez Malaspina pour faire quelques travaux la veille du test. Et négatif le 23 octobre au soir. Le lendemain, le gardien arrive à la Gaillette vers 8 h 30. Furmaniak lui a demandé de repasser un nouveau test. Par précaution. Depuis la veille, 6 joueurs sont en effet positifs. D'autres suspicieux.

« Je fais ma séance collective normalement, explique l'ancien Valenciennois. Après quarante minutes, le doc arrive paniqué. Il me demande de sortir. Dans les 4 premiers résultats parvenus, j'étais le seul positif. Je n'ai pas très bien dormi la première nuit. Des courbatures musculaires sont apparues partout dans les jambes, les mollets. Je transpirais beaucoup. J'avais l'impression d'avoir fait une séance de musculation en sortant de mon canapé. J'avais aussi des maux de tête d'une heure. Au sixième jour, j'ai essayé de courir quinze minutes. C'était comme un marathon de trois jours. La peur ? Ça se passe entre toi et ton cerveau. Surtout la nuit. Tu ne peux t'empêcher de penser aux formes graves. En te disant : "Pourquoi cela ne m'arriverait pas, à moi ?" »

Positif lui aussi, dès le 23 octobre, Haise a craint que le club « ne parte dans tous les sens ». Lui assistait, isolé, aux entraînements depuis une chambre du centre avec vue sur les pelouses. Il arrivait avant les joueurs. Repartait avant la fin de la séance, dirigée notamment par Lilian Nalis, un autre adjoint. Son choix du onze titulaire face à Reims a été dicté par la maladie. Au coup d'envoi, neuf joueurs n'avaient pas été infectés.

« Lors des premières séances de reprise (dès le 27 octobre), j'ai senti que certains étaient fatigués, comme Jean-Louis (Leca), confirme le coach qui a vécu trois jours de symptômes classiques. On a réduit le volume et l'intensité. Pour ne pas trop puiser dans leurs ressources. On a conservé notre mental face à Reims. Il fallait aller chercher le 4-4, alors qu'on était mené de 2 buts au départ du temps additionnel. Il faut entretenir cette confiance en conservant une part de doute qui permet d'avancer. »

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Arnaud Fontanet : face au Covid-19, « une vaccination prioritaire des sportifs professionnels se justifierait »

Membre du conseil scientifique Covid-19, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet se dit, à titre personnel, favorable à la vaccination prioritaire des sportifs professionnels.

Christine Thomasmis à jour le 23 novembre 2020 à 18h14
 
 

Professeur à l'institut Pasteur et au Conservatoire national des arts et métiers, Arnaud Fontanet, classé 15/3 à 60 ans, est aussi un passionné de tennis. Dimanche, c'est d'ailleurs en faisant sa promenade d'une heure entre Roland-Garros et le Parc des Princes que le membre du Conseil scientifique Covid-19 nous a éclairés sur les perspectives liées à l'arrivée imminente de plusieurs vaccins contre le virus.

 

« Où en est-on à ce jour dans la course aux vaccins ?
Deux premiers vaccins (BioNTech-Pfizer et Moderna) ont publié des résultats avec une efficacité supérieure à 90 % (en phase 3). C'est très encourageant. On a tous été pris de vitesse en termes de rapidité et d'efficacité. L'autre bonne nouvelle est que la plupart des autres vaccins ont choisi la même cible sur le virus et vont probablement bien marcher. On pourrait donc se retrouver début janvier avec plusieurs vaccins montrant une efficacité élevée et une très bonne tolérance, ce qui signifie qu'on aura des capacités de production et de distribution supérieures. Et cela nous permet d'envisager une mise à disposition des vaccins pour la population plus rapide que prévu. Mais pour l'instant, on est très prudents car ce ne sont que des communiqués de presse et non des publications détaillées. Ce sera aux autorités sanitaires réglementaires (en Europe et aux États-Unis) de donner, courant décembre-janvier, leur feu vert pour la mise sur le marché des vaccins sur la base de rapports très complets.

« Le "Covid long", ça concerne également les jeunes athlètes, a priori en parfaite santé, mais qui mettent du temps à se remettre. »

Quelles réserves peut-on émettre à ce stade sur leur future efficacité ?

On ignore encore certaines choses : le vaccin nous protègera-t-il contre l'infection, contre les formes graves de la maladie ou bien contre les deux ? Marchera-t-il sur les personnes âgées de plus de 65 ans ? Et, point le plus important, sur quelle durée sera-t-il efficace ? Un mois, six mois, un an, plusieurs années... ? On ne le sait pas. Il faudra aussi être certain qu'il n'y aura pas d'effets indésirables graves car on aura un recul assez limité (quelques mois) au moment de la mise sur le marché. Même si nous sommes confiants, il faudra rester très vigilants.
Sait-on déjà à quel moment la campagne de vaccination pourrait être lancée ?
Les premiers vaccins vont probablement arriver en France au premier trimestre 2021. La priorité de vaccination sera donnée aux personnes très exposées, comme le personnel soignant, les personnes âgées (a priori les plus de 65 ans) et les personnes à haut risque de complications graves (lire à la fin de l'article). Cette cible prioritaire, qui représente 23 millions de personnes, devrait être vaccinée dans le premier semestre 2021. L'enjeu du deuxième semestre sera de vacciner le reste de la population, car plus on sera nombreux à l'être, plus vite on pourra reprendre une vie normale. Si je ne suis pas très inquiet sur le fait que les personnes à risque se fassent vacciner, je suis en revanche plus inquiet concernant celles qui pensent, à tort, qu'elles courent peu de risques avec cette maladie.
Comme les jeunes et les sportifs de haut niveau, par exemple...
Cinq à dix pour cent des personnes touchées par le Covid vont garder plusieurs semaines, voire plusieurs mois, des difficultés de concentration, de la fatigue ou un essoufflement. On appelle cela le "Covid long". Ça concerne également les jeunes athlètes, a priori en parfaite santé, mais qui mettent du temps à se remettre. Dans des collèges américains, certains d'entre eux ont fait des myocardites (atteintes du muscle cardiaque) et souffrent de ce "Covid long".

Pourrait-on alors envisager une vaccination prioritaire des sportifs professionnels ?
Pourquoi pas ? Ils jouent un rôle important dans la société. Ils apportent du bonheur à beaucoup de gens qui en ont particulièrement besoin au coeur de cette crise majeure. À titre personnel, je pense qu'une vaccination prioritaire des sportifs professionnels dans le premier semestre 2021 se justifierait, et que ce ne serait pas une contrainte très lourde de mettre de côté des doses de vaccin pour eux. Je commencerais par les sports collectifs et de contacts, où les sportifs ont le plus de risque de contracter le virus.

Par ailleurs, en termes d'exemplarité, si les sportifs pouvaient se faire vacciner et dire à tous les jeunes qui les suivent sur les réseaux sociaux : "Regardez, je me suis fait vacciner et tout va bien. Faites comme moi, comme ça, on pourra à nouveau remplir les stades !", ce serait une superbe promotion pour la vaccination. Il faut jouer là-dessus. Moi, ça ne me choquerait donc pas que les sportifs de haut niveau soient prioritaires, à la fois pour pouvoir continuer leur travail et pour servir de modèle à un large public. Ce serait dommage de se priver d'eux, et ce serait du gagnant-gagnant.

« Pour moi, revenir à la vie normale veut dire une vie où on peut notamment retourner au stade, chanter, crier et se faire plaisir. Un match à huis clos, ce n'est pas très drôle. »

 

À quel moment pourra-t-on justement remplir à nouveau les stades ?
Pour moi, revenir à la vie normale veut dire une vie où on peut notamment retourner au stade, chanter, crier et se faire plaisir. Un match à huis clos, ce n'est pas très drôle. Or on sait que les lieux de rassemblements sportifs (stades ouverts ou salles fermées) sont des endroits à haut risque de propagation du virus. Si vous avez le Covid et que vous faites la queue au guichet d'un stade en chantant, il est évident que vous émettez autour de vous des particules infectées. Donc si on veut rouvrir les stades au public, il faudra qu'au moins les deux tiers de la population soient immunisés, que ce soit par l'infection naturelle ou, surtout, par la vaccination.

C'est à ce niveau d'immunisation de la population que le virus s'arrêtera de circuler de façon épidémique. Le vaccin sera vraiment la façon la plus simple de revenir le plus vite possible à la vie d'avant, et on le saura dès que le nombre de nouveaux cas par jour se sera effondré. Pour Roland-Garros (du 23 mai au 6 juin 2021), l'Euro de foot (du 11 juin au 11 juillet)ou encore les Jeux Olympiques (du 23 juillet au 8 août), ça me semble un peu trop tôt mais ça se joue à pas grand-chose... Si le vaccin confirme son efficacité et sa très bonne tolérance, et si la population se vaccine largement, il se pourrait qu'à la rentrée 2021, on puisse à nouveau remplir les stades. Mais d'ici-là, la prudence s'impose, et cela commence par le respect strict des gestes barrières et de la distanciation sociale. »

Les enjeux de la stratégie vaccinale
À la demande du ministère des Solidarités et de la Santé, la Haute autorité de santé (HAS) formule depuis l'été dernier des recommandations préliminaires pour anticiper l'élaboration de la stratégie vaccinale contre le Covid-19 dans la perspective de l'arrivée d'un ou de plusieurs vaccins.


Qui vacciner ? Selon quel schéma ? Par quels professionnels ? « Les vaccins qui obtiendront une autorisation de mise sur le marché ne vont pas être parachutés par millions de doses et arriveront de manière progressive, explique Daniel Floret, pédiatre et vice-président de la commission technique des vaccinations, rattachée à la HAS. Il y aura une première phase avec relativement peu de doses disponibles, donc nous sommes en train d'analyser toutes les données dont on dispose et de préparer les premières recommandations (pour fin novembre) sur les populations à vacciner en priorité. »


À savoir (dès lors que les essais cliniques permettront de garantir un bénéfice/risque favorable) : les professionnels de santé et du médico-social, ainsi que les personnes à risque de formes graves de Covid-19 telles que les personnes âgées de plus de 65 ans et celles qui présentent une comorbidité (surpoids, hypertension, diabète, maladies cardiaques ou respiratoires).


Pour autant, d'autres catégories de personnes pourraient rentrer dans cette liste prioritaire, les sportifs professionnels notamment. « Il serait légitime d'inclure dans la liste prioritaire des personnes considérées comme indispensables au bon fonctionnement de la société, poursuit le professeur Floret. Mais lister ces personnes n'est pas le sujet de la HAS car cela ne relève pas des données scientifiques. Cette décision-là sera de nature politique... »  C. T.
 

 
 

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