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    Droits TV de la L1 : face à l'échec de l'appel d'offres, la LFP se donne 48 heures pour réagir

    Malgré Amazon, DAZN et Discovery, l'appel d'offres de la LFP a été infructueux. La Ligue se donne deux jours pour relancer une nouvelle consultation ou entamer du gré à gré, sans doute avec Canal +.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermantmis à jour le 2 février 2021 à 00h13
     
     

    Le feuilleton des droits télévisés de la Ligue 1 s'étire en longueur, au risque de lasser. Lundi, après une journée où quelques bonnes nouvelles (présence d'Amazon, DAZN et Discovery) et pas mal de mauvaises (absence de Canal+, beIN Sports, RMC Sport...) se sont enchaînées, la Ligue a dû se résoudre à déclarer son appel d'offres sur les droits de la L1 et de la L2 (pour la fin de saison et les trois suivantes) infructueux.

     
     

    Comme l'a révélé le site L'Équipe, dès la fin de la tranche horaire (10 heures -12 heures) prévue pour répondre à la consultation, on savait que Canal + avait boycotté la procédure. Une suite logique au regard de son attitude belliqueuse de ces derniers jours avec une assignation « à bref délai » contre la LFP devant le tribunal de commerce de Paris. Le groupe présidé par Maxime Saada contestait le choix de remettre en vente uniquement les ex-lots de Mediapro (80 % de la L1 et de la L2 pour un total de 830 M€ annuels entre 2020 et 2024). Et pas celui (le 3) qui lui permet de diffuser deux matches par journée de L1 à un tarif jugé désormais prohibitif (332 M€ par an jusqu'en 2024), acquis par beIN Sports qui le lui a ensuite sous-licencié.

    Le tribunal de commerce de Paris a fixé une audience le 19 février pour traiter le dossier. Alors qu'un autre front a été ouvert par Canal + devant l'Autorité de la concurrence avec un recours pour les mêmes motifs que devant le tribunal de commerce de Paris, mais aussi pour « abus de position dominante ».

    « 48 heures pour définir les prochaines étapes de la commercialisation des droits »

    Le comité de pilotage de l'appel d'offres

     
     
     

    Faute d'offres suffisamment importantes, la LFP n'a pas eu d'autre solution, en fin d'après-midi, que de renoncer à toute attribution, même si elle aurait pu le faire sans avoir atteint les prix de réserve qu'elle s'était fixés (voir par ailleurs). Un peu plus tôt, à 16 heures, le comité de pilotage de l'appel d'offres créé par Vincent Labrune, le président de la LFP, dont les membres sont Jean-Michel Aulas (Lyon), Jacques-Henri Eyraud (Marseille), Jean-Pierre Caillot (Reims, également président du collège de L1), Christian Leca (AC Ajaccio, L 2) et Philippe Piat (UNFP, syndicat des joueurs), avait étudié les propositions formulées, décidé de ne pas donner suite et de se laisser « 48 heures pour définir les prochaines étapes de la commercialisation des droits ».

    Le conseil d'administration (CA), démarré à 18 h 20, avec vingt minutes de retard, n'avait plus qu'à entériner ce choix, en s'agaçant parfois d'être tenu très peu informé. Au cours de cette très brève réunion, Vincent Labrune a pris la parole et déclaré que l'appel d'offres était infructueux malgré trois candidats et qu'il reviendrait vers les administrateurs de la LFP d'ici 48 heures. Sans préciser sa stratégie ni en dire beaucoup plus. Une présentation succincte qui a déplu à certains, notamment à Gervais Martel, l'ancien président du RC Lens, qui a regretté d'avoir attendu pour cela. Un participant a demandé quels étaient les candidats à avoir postulé. Labrune a alors autorisé Mathieu Ficot, directeur général adjoint de la Ligue et architecte de l'appel d'offres, à révéler les trois noms, en précisant à chaque fois le chiffre d'affaires (conséquent) de chaque société... Mais là encore sans préciser sur quels lots ni quelle division (L1 ou L2) s'étaient positionnés les trois candidats.

    Trois options possibles

    Selon nos informations, Amazon et Discovery ont misé sur la L1, tandis que DAZN a postulé sur la L1 et la L2. Mais aucun des trois n'a donc mis des montants suffisants pour empocher la mise. Un quatrième, plutôt surprenant, a également répondu : Jean-Michel Roussier, le directeur éditorial de Téléfoot, en son nom propre. Mais il n'a pas convaincu.

    Aujourd'hui, la LFP repart donc de zéro ou presque. Avec vraisemblablement trois options. Elle peut relancer très vite un appel d'offres sur toute la L1 en y incluant le lot 3. Elle répondrait ainsi à la volonté de Canal+, qui serait alors forcé, au vu de la présence de trois acteurs puissants (Amazon, DAZN et Discovery) de participer sérieusement aux enchères. La Ligue peut aussi décider de traiter directement de gré à gré avec les trois participants d'hier. Ou de choisir de le faire avec Canal+, qui se satisfera peut-être finalement de cette voie-là, moins incertaine qu'une nouvelle consultation...

    Avec, comme base, l'offre orale formulée il y a déjà plusieurs semaines par les dirigeants de la chaîne cryptée et révélée par L'Équipe : 590 M€ annuels, plus 100 M€ de variable en fonction du nombre d'abonnés gagnés pour l'ensemble des droits de la L1, hormis ceux détenus par Free (42 M€ par an pour des images en quasi-direct sur les mobiles). Quoi qu'il en soit, il faut aller vite, car les clubs français, privés des ressources promises par Mediapro, étranglés par les huis clos et abandonnés par une bonne partie de leurs sponsors, sont au bord de l'asphyxie.

    Les lots auraient pu être attribués
    Dans un communiqué publié en début de soirée, la LFP a acté officiellement que l'appel d'offres était, en l'état, infructueux : « Les prix de réserve n'ayant pas été atteints, les consultations sont déclarées infructueuses. La LFP se laisse désormais quarante-huit heures pour définir les prochaines étapes de la commercialisation de ses droits », a ainsi justifié l'instance.

    Elle avait toute latitude pour agir de la sorte. Mais elle aurait pu tout aussi bien attribuer un ou plusieurs lots. En effet, contrairement à l'appel d'offres de 2018 qui précisait qu'un lot ne pouvait être attribué que si le prix de réserve était atteint, la nouvelle consultation, dont L'Équipe a pu prendre connaissance, était plus souple sur ce point : « Si le prix de réserve individuel d'un ou plusieurs lots n'est pas atteint, la LFP peut décider de : attribuer le(s) lot(s) concerné(s) au (x) candidat(s) mieux-disant(s) ; ou déclarer la consultation infructueuse pour le(s) lot(s) concernés et engager immédiatement des discussions de gré à gré portant sur tout ou partie des droits non attribués (avec toute latitude pour procéder à une modification des lots), avec toute personne que ce soit, y compris notamment tout candidat ou autre acteur intéressé », peut-on lire dans le document d'une centaine de pages sur l'appel d'offres de la Ligue 1. 

    Le prix de réserve n'est connu que de Vincent Labrune, le président de la Ligue, et de l'huissier choisi dans ce dossier. Même les membres du comité de pilotage ne le connaissent pas.
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    Dans l'attente d'un appel d'offres complet, Canal+ reste à l'affût pour les droits TV de la Ligue 1

    Inflexible, Canal+ a boycotté la consultation lundi, attendant toujours un appel d'offres complet sur les droits de la Ligue 1. À moins que...

    Sacha Nokovitchmis à jour le 2 février 2021 à 00h41
     
     

    Canal+ adore quand un plan se déroule sans accroc. C'est encore loin d'être le cas, même si la chaîne cryptée se satisfaisait certainement, lundi soir, de voir l'appel d'offres - qu'elle dénonce devant le Tribunal de commerce de Paris et l'Autorité de la concurrence - être déclaré infructueux. Elle avait tout fait pour, en respectant sa ligne et en ne présentant pas d'offre, pour la première fois de son histoire, alors qu'elle en avait légalement la possibilité. Ses partenaires l'ont imitée.

    beIN Sports, à qui elle verse plus de 200 M€ par an pour la gestion exclusive de sa distribution et, jusqu'ici, 332 M€ par saison pour deux matches de Ligue 1 (l'affiche de 21 heures du samedi soir et le match du dimanche à 17 heures), n'a pas non plus répondu à la consultation. La chaîne franco-qatarienne ne réagit pas publiquement depuis le début de la crise, Nasser al-Khelaïfi étant à la fois président du Paris-SG et de beIN Media Group.

    Mais dans les coulisses du groupe audiovisuel, on estime aussi que la Ligue ne pouvait séparer, dans son nouvel appel d'offres, des lots liés par un prix de réserve intermédiaire lors de leur attribution en 2018. Et on opte aussi, depuis des semaines, pour un appel d'offres complet. Une pensée suivie, donc, des actes lundi matin, et toujours sans le moindre commentaire...

    Altice, maison-mère de RMC Sport, distribuée sur le satellite par Canal + et alliée à la chaîne dans la co-diffusion de la Premier League, n'a pas davantage bougé. D'autant qu'elle serait en train de négocier avec la chaîne cryptée, détentrice des deux meilleures affiches de la Ligue des champions pour la période 2021-2024, une co-diffusion de ces matches.

    Amazon, seule entreprise en mesure de contrecarrer les plans de la chaîne cryptée

    La pression de Canal + s'intensifie désormais sur la LFP, même si cette dernière conserve encore une belle carte en main. En effet, la chaîne du groupe Vivendi ne connaît toujours pas le montant émis par Amazon et la nature de l'intrusion du géant américain du e-commerce, seul candidat pouvant potentiellement, à ses yeux, contrecarrer ses plans.

    Dimanche, dans L'Équipe, Alex Green, le patron des sports d'Amazon Europe, prenait pour la première fois la parole et assurait que ses investissements dans les droits étaient « rationnels ». Ces derniers n'ont pas dépassé les 100 M€ par saison jusqu'ici (le montant d'un lot de Ligue des champions en Italie à partir de la saison prochaine). Hier, le dirigeant anglais a visiblement tenu parole sur le niveau de sa mise, aucun lot n'ayant atteint les prix de réserve attendus par la Ligue.

    Reste à savoir quelle sera sa position à partir de ce mardi, lors du deuxième acte du feuilleton qui tient en haleine le football français. Les négociations de gré à gré pourraient désormais débuter entre la Ligue et les acteurs ayant participé à la consultation mais aussi... avec les autres « candidats ou acteurs intéressés », comme le stipule l'appel d'offres. Les lots ne sont plus liés. Et chacun peut donc désormais formuler ses ambitions et avancer le prix de ses envies. Si Canal + va au bout de sa logique, elle refusera de discuter avec la LFP et attendra l'issue qu'elle souhaite depuis le début : un appel d'offres remettant en jeu l'intégralité des lots, dont celui de 332 M€ que lui sous-licencie beIN Sports.

    L'opportunité de diffuser le Classique

    Mais son président Maxime Saada pourrait profiter d'une sollicitation de la Ligue, voire se signaler auprès d'elle, et saisir l'opportunité de négocier dès aujourd'hui les meilleurs matches, à un tarif avantageux pour son groupe. Une hypothèse qui ne serait pas écartée... La négociation sur le montant des deux matches dont il dispose actuellement, qui ne fait pas partie de la procédure de gré à gré, reviendra alors forcément sur le tapis. Les échanges des prochaines vingt-quatre heures entre Maxime Saada et le président de la Ligue, Vincent Labrune, s'ils ont lieu, s'annoncent serrés...

    D'autant que se profilent, d'ici à la fin de la semaine, deux dates d'une extrême importance pour la chaîne cryptée : celle du vendredi 5 février, date prévue pour le paiement de la nouvelle échéance pour ses deux matches de Ligue 1 (56,4 M€ HT) que, pour l'heure, Canal+ ne veut pas régler  ; mais aussi, celle plus symbolique du dimanche 7 février où doit se jouer l'un des matches les plus importants de la saison, OM-PSG. Difficile pour Maxime Saada de laisser passer l'opportunité de diffuser le Classique.

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    assez perdu de temps, négociation de gré à gré avec Canal maintenant... on remet tous les lots sur la table, et on discute franchement.

    De toute façon, les clubs doivent se préparer : le niveau d'acquisition sera très inférieur à celui des promesses de médiapro... il va falloir se serrer violemment la ceinture dans les années qui viennent. La compétitivité des clubs français est clairement entamée. Et vu la mentalité de certains présidents de clubs, il y a désormais peu de chances qu'on échappe à la modification du format de nos championnats... certains vont probablement pousser pour des championnats plus resserrés, pour pouvoir restreindre le partage du gâteau.

    Particulièrement inquiet pour la L2 aussi, car la solidarité va certainement en pâtir. 

    Edited by leonidas
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    Amazon, DAZN et Discovery, trois candidats déclarés pour les droits TV de la Ligue 1

    Amazon, DAZN et Discovery ont candidaté pour les droits TV du Championnat lors de l'appel d'offres de lundi. Sans succès.

    Rédactionmis à jour le 2 février 2021 à 09h48
     
     

    Amazon : de plus en plus présent dans le sport

    Prime Video, le service de streaming du géant du e-commerce, a été lancé internationalement en 2016 par Amazon. À côté des offres de films, de séries ou de documentaires, la plateforme propose de plus en plus d'événements sportifs : des matches de NFL aux États-Unis, du tennis (ATP Tour, WTA Tour, US Open) et des matches de Premier League en Grande-Bretagne, des rencontres de Ligue des champions en Allemagne et en Italie (à partir de septembre 2021).

    En France, à partir de cette année, elle diffusera également les matches du court Simonne-Mathieu à Roland-Garros ainsi que les sessions nocturnes, avant de retransmettre, avec France Télévisions, les demi-finales et finales. Propriété du milliardaire Jeff Bezos, homme le plus riche du monde en 2020 selon le magazine Forbes (94 Mds€), Amazon comptait, l'année dernière, plus de 150 millions d'utilisateurs pour son service Prime (avantages pour le shopping plus accès à Prime Video). En France, où le nombre d'abonnés n'est pas connu, le service est accessible pour 49 € par an ou 5,99 € par mois.

    Discovery : la maison mère d'Eurosport

    Discovery est un groupe audiovisuel américain, créé en 1985 et présidé par David Zaslav depuis 2007. En France, il diffuse, en exclusivité sur les box SFR, quatre chaînes : Discovery Channel, Discovery Science, Discovery Investigation et Discovery Family. Mais il est surtout le propriétaire d'Eurosport, racheté à TF1 en 2015. Les deux chaînes Eurosport 1 et 2 sont visibles sur le pack Sport de Canal+ (à partir de 20 €/mois) et en OTT via Eurosport.fr (9,99 €/mois ou 69,99 €/an). Elles retransmettent notamment le Tour de France, la Vuelta et quelques grandes classiques cyclistes, la Coupe du monde de ski alpin, l'Open d'Australie et l'US Open de tennis ainsi que les tournois ATP, la Ligue des champions de handball et la Coupe de France de football (jusqu'en 2022).

    En matière de sport, Discovery avait frappé les esprits en 2015 en annonçant devenir, pour 1,3 milliard d'euros, le détenteur exclusif des droits des Jeux Olympiques jusqu'en 2024 pour le continent européen sur tous les supports (télévision gratuite et payante, mobile et Internet). En avril 2019, un accord de sous-licence avait été trouvé avec France Télévisions pour la diffusion en clair des JO d'hiver de Pékin 2022 et d'été à Paris en 2024. La semaine dernière, Eurosport a fait une offre pour les droits de la Serie A italienne (période 2021-2024) dont le résultat n'est pas encore connu.

    DAZN : du foot, de la boxe et plus d'un milliard de pertes

    Souvent présentée comme le « Netflix du sport », la plateforme numérique DAZN (prononcez « Da Zone ») est la propriété du milliardaire anglo-américain d'origine ukrainienne Len Blavatnik (Deezer, Warner Music...). Elle est bien installée en Allemagne, où elle a renouvelé ses droits de diffusion de la Bundesliga en juin (jusqu'en 2025) après avoir gagné, quelques mois plus tôt, l'appel d'offres sur la Ligue des champions (2021-2024). Elle diffuse aussi, en Italie, une partie de la Serie A (partagée avec Sky).
    Depuis le 1er décembre, DAZN est accessible en France pour 1,99 € par mois. Pour l'instant, dans notre pays, elle diffuse essentiellement de la boxe. En 2018, le portail de streaming avait signé un contrat record avec le boxeur mexicain Canelo Alvarez (307 M€) pour onze combats. La crise sanitaire passant par-là, Alvarez et DAZN ont rompu leur contrat. Selon le Daily Telegraph, DAZN aurait perdu 1,9 milliard de dollars (1,6 Md €) en 2019, mais le propriétaire a jusqu'à maintenant toujours renfloué les caisses.

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    Droits TV de la L1 : la LFP en plein doute

    La Ligue ne sait pas encore si elle va négocier ses droits télé de gré à gré ou lancer un nouvel appel d'offres. La tension monte.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant03 février 2021 à 00h05
     
     

    Le temps presse et la décision se fait toujours attendre. Après avoir déclaré, avant-hier soir, son appel d'offres sur les droits télé de la Ligue 1 et de la Ligue 2 (pour la fin de saison et les trois suivantes)« infructueux », la LFP cherche la sortie. Lors de sa consultation, elle a reçu des propositions d'Amazon, DAZN et Discovery, mais à des montants trop bas pour attribuer les six lots (quatre en L1 et deux en L2) mis aux enchères.

     
     

    Canal+, qui contestait l'appel d'offres devant la justice (tribunal de commerce de Paris et Autorité de la concurrence), a boycotté, tout comme beIN Sports et RMC Sport. Lundi soir, la Ligue s'était donnée « 48 heures pour définir les prochaines étapes de la commercialisation des droits ». Les 24 premières n'ont rien donné.

    Des discussions avec Canal+

    Mardi, des discussions ont eu lieu avec le groupe Canal+ pour connaître sa position. La Ligue voulait savoir si le « diffuseur historique » du Championnat de France était prêt à entamer des négociations de gré à gré afin de sortir de cette impasse ou s'il souhaitait toujours qu'un nouvel appel d'offres soit lancé avec tous les matches de Ligue 1, dont les deux qu'il diffuse aujourd'hui en réglant 332 millions d'euros par an. Ce prix est désormais contesté par Canal+ qui ne veut plus payer autant, estimant que ces montants n'ont plus de justification.

    Pour l'heure, les responsables de la chaîne cryptée n'ont pas arrêté leur choix. Certains voudraient bien d'une négociation avec les dirigeants du football français. Mais en haut lieu, au sein de la maison-mère Vivendi, ce n'est pas forcément le cas...

    La LFP a aussi eu des contacts avec les opérateurs, surtout Discovery (propriétaire de la chaîne Eurosport), qui ont répondu lundi à son appel d'offres. Si du gré à gré est possible, Discovery pourrait être de la partie.

    Canal +, M6 et TF1 candidats à la diffusion d'OM-PSG

    Dans ce dossier brûlant, une décision devrait être prise ce mercredi concernant la suite des opérations. Trois options sont toujours possibles. La première est de lancer une consultation très rapidement sur toute la Ligue 1. La deuxième est d'entamer réellement du gré à gré avec Canal+ et en ouvrant la porte aux autres. Et la troisième, la moins prioritaire, consisterait pour la LFP à trouver un partenaire financier susceptible de lui permettre d'exploiter les lots (80 % de la L1) abandonnés par Mediapro. Au sein des dirigeants du football français, les voix divergent. Mais elles sont surtout en attente des signaux envoyés par Canal +.

    En attendant, impossible de dire sur quelle antenne sera diffusé le Classique Marseille-PSG, dimanche soir (21 heures). M6 et le groupe TF1 sont sur les rangs. Comme Canal +. Cette affiche pourrait être vendue au plus offrant, avec pourquoi pas, une codiffusion sur Téléfoot, la chaîne lancée par Mediapro au début de la saison.

    Free Ligue 1 peine à décoller

    Après des débuts encourageants, l'application de l'opérateur télécom stagne et, selon Médiamétrie, voit même son audience chuter depuis son lancement, l'été dernier.

    Sacha Nokovitch03 février 2021 à 00h05
     
     

    C'était le joli coup de la rentrée pour de nombreux observateurs. L'opérateur télécom Free se lançait enfin dans les contenus avec la Ligue 1 et son lot de quasi-direct. Contre un chèque de 42 M€ (hors taxes) par saison jusqu'en 2024, elle offre à ses abonnés Internet sur les Freebox et sur son application Free Ligue 1 Uber Eats, l'ensemble des buts et des meilleures actions des matches du Championnat de France, quelques secondes après leur diffusion en direct sur les chaînes Téléfoot ou Canal +. Mardi, l'opérateur a annoncé poursuivre la mise à disposition gratuite de cette application jusqu'à la fin de la saison.

     
     

    Destinée à l'ensemble des smartphones, Free songeait initialement l'offrir à la grande majorité de ses abonnés et la vendre via un abonnement très accessible aux clients de la concurrence. Ce ne sera donc pas le cas... au moins jusqu'à la saison prochaine. Une bonne nouvelle pour le consommateur mais pas vraiment un indice favorable pour la consommation de ces matches à la découpe.

    Une audience mensuelle diminuée de moitié selon Médiamétrie

    « On prolonge la gratuité parce qu'on considère qu'on a encore une grosse marge de progression et que ce nouveau mode de consommation est en train de se démocratiser doucement, explique Frédéric Goyon, le directeur éditorial. Aujourd'hui, il n'a pas la notoriété qu'il mérite auprès du public de foot. On laisse le temps aux gens de venir nous tester. Cela nécessite aussi qu'ils connaissent l'existence du service... On s'est rendu compte que de nombreux utilisateurs de Bouygues, SFR et Orange pensaient que l'offre était réservée aux abonnés mobiles Free, ce qui n'est pas le cas. »

    Plus inquiétant, selon les chiffres publiés par Médiamétrie, l'audience mensuelle de l'application n'a fait que chuter depuis sa mise en service. Pour son premier mois d'exploitation complet, en septembre, elle rassemblait près de 400 000 visiteurs uniques, 339 000 en octobre, 301 000 en novembre pour atterrir à 212 000 en décembre, soit près de moitié moins qu'à son lancement. Un comptage qui s'appuie sur un panel Internet composé de 25 000 individus et qui n'intègre pas la consommation sur les box.

    « On ne comprend pas le calcul de Médiamétrie, on n'observe pas cette baisse des audiences de notre côté

    Frédéric Goyon, directeur éditorial de Free

     
     
     

    Au coeur de l'automne, l'application revendiquait 500 000 utilisateurs mais on reconnaissait en coulisses qu'elle avait du mal à attirer de nouveaux consommateurs. Elle atteindrait aujourd'hui, au total, les 600 000 téléchargements. « On ne comprend pas ce calcul de Médiamétrie, on n'observe pas cette baisse des audiences de notre côté, juge Frédéric Goyon. On a une rétention satisfaisante, de bons retours des utilisateurs mais on peut faire beaucoup mieux, c'est évident. Ensuite, le contexte actuel crée du flou et de l'incertitude pour tout le monde, y compris pour nous, puisque nous dépendons des diffuseurs traditionnels qui produisent les images que nous utilisons. » Par exemple pour l'OM-PSG de dimanche dont l'identité du diffuseur n'est pas encore définie... « Depuis que Mediapro a rendu ses lots, Téléfoot continue de diffuser en l'absence d'un nouveau partenaire... On n'a pas trop de doute que ce sera aussi le cas pour le Classique », rassure Frédéric Goyon.

    Vendredi, Free doit aussi régler son échéance de 7,5 M€ HT à la Ligue. Depuis le début de la crise, il est le seul à ne pas mettre de pression sur le paiement de ses droits. Et devrait adopter la même démarche en attendant d'y voir plus clair sur l'issue des négociations entre la LFP et les successeurs de Mediapro...


     

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    https://www.sport.fr/football/canal-recupere-les-droits-de-diffusion-de-la-ligue-1-et-de-la-ligue-2-758918.shtm

    Comment ils vont faire Canal+ pour caser tous les matchs de L1, L2 sachant que les creneaux de diffusion sont occupés soit par le foot étranger soit le rugby? Pour les multiplex L2 et le championnat de L2 qui nous intéresse directement ça va se passer comment concrétement?

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    2 minutes ago, elliot said:

    https://www.sport.fr/football/canal-recupere-les-droits-de-diffusion-de-la-ligue-1-et-de-la-ligue-2-758918.shtm

    Comment ils vont faire Canal+ pour caser tous les matchs de L1, L2 sachant que les creneaux de diffusion sont occupés soit par le foot étranger soit le rugby? Pour les multiplex L2 et le championnat de L2 qui nous intéresse directement ça va se passer comment concrétement?

    On aura très vite la réponse j'espère, pour ce qui est des affiches diffusées par Bein à priori ça ne changera pas.

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    Droits TV : accord Canal + - LFP pour l'intégralité de la Ligue 1 jusqu'à la fin de la saison

    Réunie ce jeudi après-midi en conseil d'administration, la LFP a validé une proposition de Canal + pour récupérer l'intégralité des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2, abandonnés par Mediapro, jusqu'à la fin de saison.

    E. M., S. N. et A. H.mis à jour le 4 février 2021 à 19h04
     
     

    La Ligue de football professionnel (LFP) et Canal + ont trouvé un accord pour que la chaîne cryptée récupère jusqu'à la fin de cette saison l'intégralité des droits laissés par Mediapro (80 % de la Ligue 1 et de la Ligue 2). Ce jeudi après-midi, le conseil d'administration de la LFP a validé le deal avec Canal +, lui permettant de s'organiser d'ici la fin de l'exercice pour les droits de diffusion des prochaines saisons.

    À la suite de la consultation infructueuse de lundi sur les droits de la L1 et de la L2 laissés par Mediapro (80 % de la Ligue 1 et de la Ligue 2), à laquelle n'avaient pas participé Canal + (qui a également déposé deux recours en justice contre la LFP) et beIN Sports, la Ligue avait tenté pendant deux jours d'engager Canal dans une négociation de gré à gré... sans succès. Ce que confirmait la Ligue dans la soirée. Maxime Saada, le président de la chaîne cryptée, estimait en effet que le risque juridique était trop grand de lier à la négociation globale le lot 3 (deux matches de L1), que lui sous-licencie beIN Sports et qui ne faisait pas partie de la consultation lancée lundi. Ce jeudi, Canal + a finalement fait un pas vers la Ligue pour trouver une solution alternative à court terme.

    35 millions pour récupérer les rencontres de Mediapro

    La LFP avait en effet plusieurs options, celle de discuter de gré à gré avec d'autres acteurs, dont ceux ayant remis des offres lundi (Amazon, Discovery et DAZN) et compter toujours sur le paiement du lot 3 par beIN Sports... ou tout relancer avec un appel d'offres complet. Elle a choisi une solution intermédiaire, celle de céder les rencontres de Mediapro à son diffuseur historique qui pourrait verser, selon nos informations, autour de 35 millions d'euros supplémentaires et poursuivre le paiement du lot 3.

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