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    Droits TV : après Canal +, beIN Sports attaque aussi la Ligue

    Le diffuseur d'origine qatarienne s'est associé à Canal + afin de forcer la LFP à remettre en jeu tous les droits de la L1 pour les trois prochaines saisons.

    Etienne Moatti19 février 2021 à 19h34
     
     

    Pour ceux qui en doutaient encore, l'axe beIN Sports-Canal + est bien réel. Ce vendredi, le diffuseur implanté en France depuis juin 2012 a rejoint Canal + dans sa plainte contre la LFP devant le tribunal de commerce de Paris juste avant la première audience qui s'est tenue vendredi après-midi.

    Il a attendu le tout dernier moment pour s'associer au recours de la chaîne cryptée qui conteste le choix de la Ligue de remettre en vente uniquement les ex-lots de Mediapro (80 % de la L1 et de la L2 pour un total de 830 millions d'euros annuels entre 2020 et 2024). Et pas le lot 3 (deux matches par journée de L1) acquis par beIN Sports (332 millions d'euros par an jusqu'en 2024), avant d'être sous-licencié au même tarif à... Canal +. En rejoignant la plainte, beIN Sports la renforce, car c'est lui l'attributaire de ce lot et pas Canal +.

    La prochaine audience fixée au 2 mars

    La prochaine audience, avec les plaidoiries des avocats des deux camps, a été fixée au 2 mars. Une échéance rapide qui satisfait la LFP soucieuse d'en finir avec cette affaire afin de remettre en vente au plus vite les droits des trois prochains exercices (Canal + a l'ensemble des rencontres de L1 jusqu'à la fin de la saison et beIN Sports toute la L2).

    Même s'il faudra sans doute attendre au moins une ou deux semaines pour connaître la décision du tribunal. Et un peu plus pour avoir l'issue de la deuxième procédure intentée par Canal + contre la LFP, cette fois-ci devant l'Autorité de la concurrence pour les mêmes motifs que devant le tribunal de commerce de Paris, mais aussi pour « abus de position dominante ».

    Cette deuxième plainte ne devrait pas être traitée avant plusieurs mois. L'enjeu est de savoir si la LFP peut lancer un appel d'offres ou entamer du gré à gré avec les diffuseurs en conservant le bénéfice du lot 3 (les 332 millions d'euros) ou si elle doit tout remettre en jeu. Avec le risque de ne jamais retrouver ce montant pour les deux matches en question.

    L'attitude de beIN peu appréciée par le football français

    Du côté du football français, on goûte assez peu l'attitude de beIN Sports, qui cherche à se débarrasser de son acquisition faite en 2018 (pour la période 2020-2024), alors que les clubs sont étranglés financièrement. Et même si Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, prend bien soin de ne pas participer aux conseils d'administration de la Ligue traitant des droits télévisés, il est aussi patron de beIN Media Group...

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    Droits TV : Free aussi demande une ristourne à la Ligue

    L'opérateur a écrit à la LFP pour renégocier à la baisse son contrat. Il propose aussi qu'elle récupère son lot afin de lancer un appel d'offres sur l'ensemble de la Ligue 1.

    Etienne Moatti20 février 2021 à 18h20
     
     

    Cette saison, la relation entre la LFP et ses diffuseurs n'a vraiment rien d'un long fleuve tranquille. Après la défaillance de Mediapro, les deux recours intentés en justice par Canal + (tribunal de commerce de Paris et Autorité de la concurrence), en partie avec le soutien de beIN Sports, c'est au tour de Free, qui paye 41,8 M€ annuels pour les droits du Championnat sur les mobiles en quasi-direct, de se signaler.

    Selon nos informations, Thomas Reynaud, le directeur général de Free a envoyé un courrier à la Ligue, le 17 février, avec plusieurs requêtes. Le dirigeant de l'opérateur demande une baisse du montant de ses droits, considérant que la L1 a vu sa valeur dépréciée ces derniers mois.

    Un lot avec un intérêt moindre

     

    Pour lui, le prix de son lot (acquis lors de la consultation de mai 2018, pour la période 2020-2024) ne devrait plus être le même aujourd'hui dans le contexte où les droits initialement prévus (1,217 milliard d'euros par an) ont finalement été divisés par deux cette saison.

    Free considère également que son lot n'a plus le même intérêt, car il n'est plus le seul à avoir 100 % de la L1 depuis que Canal + a récupéré l'ensemble des matches jusqu'à la fin de la saison. Avec une pointe de mauvaise foi, car lorsque Free a répondu à la consultation de mai 2018, il ne savait pas à qui seraient attribués le reste des lots...

    Enfin, Thomas Reynaud propose à la LFP de lui rendre purement et simplement son lot, si elle le souhaite, afin que soit lancé un appel d'offres sur la totalité des matches de L1 pour les trois prochaines saisons.

    Free a honoré tous ses versements

    La Ligue a répondu par la négative à toutes ces demandes dans un courrier de Vincent Labrune, son président, envoyé le 19 février (vendredi). Pour l'heure, Free est moins agressif que Canal + et ne s'est pas tourné vers les tribunaux pour tenter de faire exécuter ses requêtes.

    Mais on sent bien que les diffuseurs de la L1 et de la L2 (Canal +, beIN Sports et Free), qui ont parfois des intérêts communs dans d'autres domaines, jouent le même type de partition pour mettre la pression, ensemble, sur la LFP. Avec l'objectif de rendre les droits chèrement acquis en 2018 puis de participer - ou pas - à un nouvel appel d'offres où tout serait remis en jeu.

    Pour l'instant, Free a honoré tous ses versements à la Ligue. Il lui en reste deux à régler d'ici la fin de la saison, le 5 avril (7,1 M€) et le 5 juin (6,7 M€). L'opérateur n'a pas menacé de ne pas les payer. De son côté, la LFP attend avec impatience la fin de toutes ces procédures afin de savoir ce qu'il lui est possible de faire.
    Soit elle peut relancer une consultation en conservant le bénéfice de ce qu'elle a déjà vendu jusqu'en 2024 (les 332 millions annuels de Canal + et les 41,8 millions de Free). Soit elle est forcée de tout remettre aux enchères. Les deux options ne l'effraient pas. Elle veut juste être fixée dans des délais raisonnables afin de savoir sur quel pied danser.

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    Après la faillite de Mediapro, Canal + a usé de toutes les ficelles pour récupérer la Ligue 1 à moindres frais. Récit d'une stratégie à géométrie variable, avec son lot de coups de bluff, de coups bas, de coups de force et de coups d'éclat.

    Etienne Moatti et Sacha Nokovitchmis à jour le 25 février 2021 à 19h18
     
     

    Le lundi 1er février est un jour de grand bluff au siège de Vivendi, près de la place de l'Étoile, à Paris. Pour brouiller les pistes, Maxime Saada a sollicité toutes ses équipes, censées préparer le dossier de réponse (à remettre entre 10 heures et midi) à la consultation lancée, quinze jours plus tôt, par la Ligue sur les lots abandonnés par Mediapro (huit matches de L1 et autant de L2). Outre le silence en public et auprès de la LFP, le secret a aussi été imposé en interne afin d'éviter toute fuite. Vincent Bolloré, l'actionnaire principal de Vivendi, la maison mère de Canal, et le patron de la chaîne cryptée sont alors les seuls à savoir qu'ils ne formuleront pas d'offre...

     
     

    La Ligue, elle, s'était peu à peu préparée à ce coup dur depuis la sortie surprenante de Saada, trois semaines plus tôt dans la presse, assurant vouloir rendre son lot 3 (deux matches de L1 réglés 332 M€ par saison) que lui sous-licencie beIN Sports, tout en réclamant un appel d'offres complet sur la totalité du Championnat.

    Avant de l'évoquer en public, le patron de Canal + avait naturellement annoncé la couleur à Vincent Labrune, le président de la Ligue dont il est proche, au cours d'un déjeuner au siège de Vivendi. Ce dernier, soulagé d'avoir finalisé la fin de la mésaventure Mediapro au tribunal de commerce de Nanterre, deux jours avant le réveillon de Noël, s'attendait à voir alors son hôte lui réitérer la proposition orale formulée à l'automne. Au coeur de la conciliation devant le tribunal, alors que l'on se dirigeait vers une sortie de piste de Mediapro, Maxime Saada avait effectivement proposé un schéma de reprise, incluant son partenaire beIN Sports, qu'il distribue auprès de tous les opérateurs. Selon nos informations, l'offre comprenait 390 M€ pour les deux meilleures affiches de L1 de chaque journée diffusées sur Canal +, et 200 M€ supplémentaires pour la création et la distribution d'une chaîne 100 % Ligue 1 incluant le reste des matches en direct et ceux de la chaîne cryptée en différé.

    « Labrune avait d'ailleurs senti le coup puisqu'il nous avait dit : ''Ne vous méprenez pas. Canal va nous rôtir à petit feu'' »

    Un participant au conseil d'administration de la Ligue

     
     
     

    Cette dernière, au nom de code « beIN Ligue 1 », aurait été éditée par les équipes de beIN Sports et vendue couplée à beIN, mais aussi séparément chez l'ensemble des opérateurs, à un tarif près de deux fois inférieur à celui de Téléfoot (25 € par mois). Un montage qui incluait de fait une participation financière de la chaîne franco-qatarienne à hauteur d'environ 100 M€. En fonction du nombre d'abonnés à cette nouvelle antenne, le bonus reversé à la Ligue aurait pu dépasser les 100 M€ par saison. Avec les 41,8 M€ de Free, la Ligue serait retombée sur un montant proche des 726,5 M€ annuels qu'elle empochait lors du cycle précédent (2016-2020). Si Vincent Labrune souhaitait que Maxime Saada améliore le montant de cette offre globale, il avait tout de même tenté d'obtenir une trace écrite de ce schéma... Sans succès.

    Alors, en démarrant le déjeuner, Vincent Labrune prend un coup sur la tête lorsque Maxime Saada lui annonce, sans préambule, qu'il ne veut plus de gré à gré mais un appel d'offres sur tous les lots. Il pensait bien que le patron de la chaîne cryptée le ferait lanterner - les échanges lors du conseil d'administration de la Ligue qui a suivi la validation de la conciliation par le tribunal de Commerce, le 22 décembre, en attestent -, mais pas au point de se dédire. « Tout le monde pensait qu'un deal avec Canal serait signé dans les deux jours,témoigne un participant. Mais il y avait pas mal de rancoeurs de Saada contre le foot français, et Canal voulait des contreparties de l'État, notamment sur la TVA. Labrune avait d'ailleurs senti le coup puisqu'il nous avait dit : "Ne vous méprenez pas. Canal va nous rôtir à petit feu." »

    680
    La Ligue devrait recevoir environ 680 M€ cette saison au titre des droits télé. Le contrat initial pour la période 2020-2024 devait rapporter, avant la défection de Mediapro, 1,232 milliard d'euros par an.


    Après la volte-face de la chaîne cryptée, le taulier de la LFP repart travailler à une alternative, dans l'urgence, avec l'idée que la prochaine échéance du 5 février, due pour le lot 3 (56,4 M€ que doit régler beIN Sports après avoir reçu la somme de Canal +), arrive à grands pas. De toute façon, il n'est pas question pour lui de renoncer aux 332 M€ annuels. D'autant qu'ils servent de garantie à un emprunt contracté par la Ligue auprès de la banque JP Morgan.

    Au lendemain de l'appel d'offres, Canal+ refuse le gré à gré

    La première option sera donc de tenter de convaincre Canal + que l'accord de gré à gré est juridiquement solide. L'Élysée, qui s'est finalement mêlé aux discussions dans la dernière ligne droite, après avoir laissé longtemps la Ligue seule face à ses ennuis, propose même de demander un « avis » à l'Autorité de la concurrence susceptible d'être rendu rapidement. « Mais Canal + aurait dû retirer son contentieux (*), ce qu'elle n'a pas voulu faire », témoigne un proche du président Macron. Une réunion est également organisée dans les bureaux de la LFP avec le cabinet d'avocats Clifford Chance, sur la sellette pour n'avoir pas averti des dangers du dossier Mediapro et qui, depuis, fait tout pour rattraper le coup. Elle non plus ne donnera rien.

    (*) Mi-janvier, au lendemain de l'annonce d'un appel d'offres partiel sur les droits de la Ligue 1, Canal a assigné la LFP devant le Tribunal de commerce de Paris (une audience est prévue le 2 mars) et a saisi l'Autorité de la concurrence pour contester son refus d'y intégrer le lot 3.

    Le 1er février, beIN Sports s'est fait également porter pâle au moment de répondre à l'appel d'offres de la LFP, tout comme Altice, un autre partenaire de la chaîne cryptée. Pourtant, trois petits nouveaux ont répondu : Amazon, Discovery et DAZN. Mais les montants proposés (à l'heure actuelle toujours inconnus), rendant l'appel d'offres infructueux.

    Le 2 février, au lendemain du résultat des enchères, Discovery s'inquiète du silence de la LFP et des échos d'une discussion entamée en priorité avec Canal +... Le groupe américain réclame une réunion en visioconférence afin d'avoir quelques informations complémentaires sur la suite des événements.

    Le soir même, Vincent Labrune et Maxime Saada se rencontrent en tête-à-tête, à l'abri des regards. Le président de la LFP, qui a respecté la procédure du Code du sport en organisant une consultation, peut cette fois légitimement ouvrir la porte à Canal + en lui proposant un gré à gré dans lequel il continuerait de régler les 332 M€ du lot 3 tout en émettant un prix raisonnable pour les lots « Mediapro », lui permettant ainsi de s'approcher de l'offre orale initiale affichée à l'automne. Saada est tenté, prend la nuit pour réfléchir, mais finit par refuser une nouvelle fois. Son argumentation ? Il ne connaît pas les montants misés par Amazon and co...

    Le boss de la Ligue les conserve précieusement dans sa manche, y compris vis-à-vis des présidents de clubs. Si la proposition de Canal+ sur les lots remis sur le marché est inférieure à l'une des offres formulées deux jours plus tôt, Saada craint, cette fois, d'être attaqué par les nouveaux entrants, lui qui est déjà l'objet d'une plainte de Mediapro devant le tribunal de commerce de Paris, notamment pour « abus de position dominante ». Le groupe sino-espagnol réclame en effet à la chaîne cryptée plus d'un milliard d'euros, sachant que la Ligue encaissera 50 % des indemnités versées à Mediapro, s'il y en a...

    Après l'échec de son appel d'offres et face à l'obstination de Canal+ à ne pas vouloir négocier, la Ligue est prise au piège. Et n'a plus que quelques jours pour éviter l'écran noir sur 80 % de la L1 et de la L2. Dernière solution : reprendre elle-même la chaîne Téléfoot, sans percevoir de droits, en assumant les coûts et en espérant de modestes rentrées financières... Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par la justice pour mener les tractations entre Mediapro et la LFP, devenu un proche de Labrune (les deux hommes ont découvert être originaires du même canton dans le Limousin), vient apporter ses lumières sur le dossier. Mais cette solution d'urgence, pas franchement idéale, sera finalement évitée.

    Les autres diffuseurs se sentent manipulés

    En effet, le 4 février, en milieu de matinée, Maxime Saada retrouve Vincent Bolloré au siège de Vivendi pour élaborer une sortie de crise à court terme, jusqu'à la fin de cette saison. La veille au soir, il s'est offert, pour un peu moins de 3 M€, la codiffusion du Classique OM-PSG (0-2, le 7 février), et l'a annoncé à ses abonnés, ravis. Il veut profiter de cet élan. Bolloré lui demande pourquoi il pense qu'il faudrait payer. D'abord, Saada ne veut plus voir Téléfoot continuer à diffuser, gratuitement, la Ligue 1 : il avait d'ailleurs proposé comme alternative à la LFP de retransmettre tous les matches de L1 et de L2 de Mediapro en pay-per-view (paiement à la séance) sur MyCanal en lui reversant les bénéfices. Il explique aussi qu'il souhaite préserver sa relation avec beIN Sports, partenaire clé dans sa stratégie de reconquête, qui ne veut pas régler à sa place l'échéance due le lendemain. Il espère enfin soulager financièrement les présidents de clubs qui auront, d'après lui, plus de temps et donc plus de facilités à accepter l'idée d'organiser un appel d'offres complet pour les saisons suivantes.

    Vincent Bolloré autorise un paiement cash de 200 M€ (les trois dernières échéances du lot 3 et 35 M€ pour les matches de Mediapro), offrant ainsi une valeur supplémentaire à l'offre de Canal +. En fin de matinée, Saada appelle Labrune pour lui proposer un accord sur la fin de saison. La directrice juridique de la chaîne cryptée fonce alors dans les bureaux de la Ligue préparer le contrat. En début d'après-midi, Maxime Saada débarque lui-même à la Ligue, croise Marc Sénéchal venu présenter son plan de reprise de Téléfoot, et signe le contrat qui doit être validé par le conseil d'administration de l'instance, prévu à 17 heures.

    Un « cadeau » de 2 M€

    Juste avant de parapher, il glisse à Vincent Labrune qu'il s'est trompé dans le calcul, la dernière échéance de la saison étant de 2 M€ inférieure à ce qu'il pensait... Mais même s'il s'est fait « enfumer » de 2 M€, Saada maintient ses 35 M€ complémentaires. Les 2 M€, c'est « cadeau »... Lors du CA de la Ligue, les présidents de clubs présents - qui s'étaient préparés au pire - n'en croient pas leurs yeux. « Canal refuse le gré à gré jusqu'en 2024 et nous propose un gré à gré pour la fin de saison, lâche l'un d'entre eux. C'est dur à suivre. » Les diffuseurs qui avaient candidaté en début de semaine ont, eux, le sentiment d'avoir été manipulés par la Ligue.

    Ni le sujet des plaintes déposées par Canal+ ni celui de l'appel d'offres souhaité par la chaîne cryptée ne sont abordés ce jour-là, où tout s'organise dans l'urgence et avec quelques sourires. Une parenthèse enchantée dans ce climat pesant de guérilla permanente. Pendant quelques heures, tout le monde est content : le « diffuseur historique » retrouve sa place naturelle et la Ligue un partenaire un peu radin mais solvable. Pas la peine de penser trop vite à la bataille qui s'annonce pour les trois prochaines saisons. Tout le monde le sait, elle sera tout aussi intense.

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    Droits télé : qui diffusera la Ligue 1 les trois prochaines saisons ?

    Amazon et DAZN, qui ont participé à l'appel d'offres infructueux sur la L1, semblent hors jeu. Discovery fait encore illusion. Mais le grand favori pour les trois prochaines saisons reste Canal +.

    Etienne Moatti et Sacha Nokovitch25 février 2021 à 19h13
     
     

    Le retour en force de Canal + sur la L1 n'offre qu'un court répit à la LFP. Belliqueux depuis des mois, le « diffuseur historique » du Championnat de France a rangé très momentanément les armes pour signer un accord, le 4 février, sur la fin de la saison. Il lui permet de récupérer les droits lâchés par Mediapro (80 % de la L1 et de la L2) en échange du versement de 200 M€ qui doivent permettre aux clubs, à l'asphyxie financièrement, de reprendre leur souffle.

    Dans le détail, Canal + avance le paiement de ses trois dernières échéances (165 M€) de l'exercice pour ses deux matches de L1 et règle une somme de 35 M€ pour les huit rencontres jusqu'ici diffusées sur Téléfoot. Concernant la Ligue 2, la chaîne cryptée propose de régler les frais de production des huit matches détenus jusqu'alors par Mediapro, avant de tout transférer à beIN Sports, qui avait déjà les deux affiches de l'antichambre de la L1.

    Après avoir acté cette solution d'urgence, il reste maintenant à la Ligue à construire un plan d'avenir. Qui n'est pas simple. Car Canal + n'a stoppé aucun de ses recours judiciaires pour se débarrasser du lot 3, chèrement payé par beIN Sports en 2018 (332 M€ par an jusqu'en 2024) qui le lui a sous-licencié et qui se montre solidaire de son partenaire face à la justice. Un front a été ouvert devant le tribunal de commerce de Paris, avec une deuxième audience le 2 mars, et un autre devant l'Autorité de la concurrence, forçant la LFP à se débattre dans un environnement hostile.

    Les dirigeants du foot français n'ont pas envie de prendre le moindre risque

    Pour sortir de l'emprise de Canal +, le football français aimerait pouvoir compter sur les potentiels nouveaux entrants qui ont pointé le bout de leur nez lors de l'appel d'offres infructueux du 1er février. Amazon était intéressé par le lot A (avec notamment l'affiche du dimanche soir), et surtout un top 10 des matches de la saison que le géant du e-commerce peut aisément promouvoir auprès de ses clients. DAZN avait des vues sur les lots B (le gros des matches les moins attractifs) et C (les multiplex des 19e, 37e et 38e journées, les deux matches de barrage et le Trophée des champions). Tandis que Discovery s'était positionné sur le lot B.

    Mais aujourd'hui, à l'heure de vendre les droits des trois prochaines saisons, deux de ces trois nouveaux venus ont disparu des radars. Amazon est hors jeu car il ne veut que les meilleurs matches, ce qui empêcherait tout accord ultérieur avec Canal +. DAZN s'était montré très gourmand en volume lors de la consultation du 1er février, mais avec des propositions financières trop basses. Et surtout, la LFP n'est pas très rassurée par cet opérateur qui ne lui paraît pas offrir toutes les garanties financières souhaitées après avoir perdu 1,6 Md€ en 2019. Le spectre de Mediapro rôde encore, et personne, parmi les dirigeants du football français, n'a envie de prendre le moindre risque en succombant à des promesses qui ne seraient jamais tenues.

    Des discussions avec Discovery

    Reste Discovery, avec qui des discussions sont en cours. Son offre sur la masse des matches les moins prestigieux pourrait éventuellement se marier avec les priorités de Canal + (les affiches). Mais pour l'heure, Discovery, propriétaire d'Eurosport, jusqu'ici un acteur mineur sur le marché français, ne propose pas des sommes suffisantes pour conclure un deal avec la LFP.

    Dans ce contexte, Canal + a toujours la main. Et même si les dirigeants de la chaîne cryptée contestent sur le terrain judiciaire la volonté de la LFP de conserver le bénéfice des 332 M€ annuels pour deux matches (ceux du vendredi soir et du samedi 13 h), ils pourraient accepter, au bout du compte, même s'ils s'en défendent, de prolonger, de gré à gré, l'accord signé pour cette fin de saison. Ils ont largement communiqué sur le retour des meilleurs matches sur leurs antennes et ont lancé une chaîne numérique « 100 % L1 ». Il semblerait curieux qu'ils arrêtent tout au bout de quelques mois en expliquant à leurs abonnés qu'il leur faut oublier cette embellie.
    Du côté de la LFP, on compte arriver à un deal tournant autour de l'offre orale formulée par Canal + il y a maintenant plusieurs mois (590 M€ par an, plus 100 M€ de variable) avant l'accord paraphé pour la fin de saison. Avec le secret espoir d'arriver à un montant un peu supérieur (autour de 730 M€ annuels), correspondant au tarif du cycle 2016-2020, avant le mirage Mediapro.

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    Pour être franc, sur le plan de la diffusion TV, si on monte, fini l'intégralité des matchs de notre équipe (actuellement sur beIN pour 15 euros par mois) : je préfère mon club au Aulasboys ou aux vedettes du QSG.

    C'est décidé ! Rester en L2 ! 😀 😁

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    Posted (edited)
    1 hour ago, lavernelle said:

    Pour être franc, sur le plan de la diffusion TV, si on monte, fini l'intégralité des matchs de notre équipe (actuellement sur beIN pour 15 euros par mois) : je préfère mon club au Aulasboys ou aux vedettes du QSG.

    C'est décidé ! Rester en L2 ! 😀 😁

    Si le club monte en ligue 1 et si les gens peuvent retourner dans les stade ton abonnement te coutera forcément plus cher.

    Concernant l'abonnement Canal+ pour ceux qui peuvent se le payer, en sachant que pour les "déjà" abonnés tu peux "rediscuter" avec eux du tarif à chaque échéance, il est d'un bon rapport qualité/prix au vu de tout ce que tu peux voir et lire.

    Edited by hermann
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    • 2 weeks later...

    Streaming illégal, qui sont les streamers ?

    Derrière les retransmissions illégales, on trouve un écosystème complexe mêlant professionnels et amateurs, gros gagnants et petits détaillants.

    Jean-Marie Pottier11 mars 2021 à 18h00
     
     

    Une caméra zoome maladroitement vers la télévision, dévoilant à l'écran, à mesure que le cadre s'affine, des joueurs qui attendent le coup d'envoi. Dans ce groupe Facebook de supporters d'un club de Ligue 1, la retransmission pirate vient de commencer. Adeline, l'une des internautes qui assure ces diffusions artisanales chaque semaine, explique s'être lancée pour « faire plaisir » à cette communauté d'une grosse dizaine de milliers de personnes, dont beaucoup ne pouvaient pas voir les matches.

     
     

    En toute discrétion

    Le piratage de contenus sportifs, c'est parfois tout bêtement un internaute qui filme son écran. À l'autre extrémité du spectre, ce sont aussi des sites qui proposent des dizaines de liens pour visionner chaque rencontre, dans plusieurs langues et parfois en haute définition.
     

    Des services qui n'aiment souvent pas trop faire parler d'eux autrement que par un bouche-à-oreille discret, de peur d'attirer l'attention. Sollicité pour nous expliquer son activité, le responsable d'un site anglophone nous a ainsi répondu par trois mots lapidaires, « Why would I ? » (« Pourquoi le ferais-je ? »).

    En 2017, le site américain The Outline avait tiré le portrait de Velocityraps, un jeune Égyptien devenu l'idole des fans de basket en streamant l'intégralité des rencontres de la NBA, ce qui lui valait plusieurs milliers de dollars de dons mensuels. Peu après, Velocityraps s'était plaint en ligne du journaliste, « un mouchard qui veut que la NBA [le] fasse fermer ». De même, quand on le sollicite fin novembre, un soir de Coupe d'Europe, un autre pirate égyptien, Waleed, nous demande de ne mentionner ni son site ni son compte Twitter.

    Une cadence industrielle

    Quelques heures plus tard, ce dernier sautait, sans doute - « J'ai déjà eu beaucoup de comptes fermés auparavant », nous avait-il expliqué - pour diffusion de contenu copyrighté. Entre-temps, le streamer, qui revendique 300 000 visites mensuelles sur son site et quelques centaines de dollars gagnés, nous avait brièvement résumé sa motivation : « J'aime le football donc c'est à la fois mon plaisir quotidien et une façon de gagner de l'argent. »

    Comme beaucoup de pirates, Waleed rediffuse du contenu qu'il n'a pas lui-même récupéré. Au départ d'un livestreaming, il faut un internaute qui, à partir d'un accès légal, pirate la retransmission et la met à disposition sur un serveur, activité qui a aujourd'hui atteint une cadence industrielle. Une fois ce contenu en ligne, les pirates ont, contrairement aux diffuseurs légaux, tout intérêt à ce qu'il se répande le plus possible ailleurs. « Je ne diffuse aucun des lives présentés sur le site, je ne fais que reprendre ceux d'autres sites. Chacun y gagne, eux, sachant que leur publicité s'affiche sur le lecteur vidéo de la rencontre en question, et moi car je n'ai pas à gérer tout ça », explique Alex, employé dans la grande distribution dans le sud-est de la France et animateur d'un site de streaming.

    Les internautes qui intègrent des vidéos récupérées ailleurs sur leur site ou les « annuaires » du stream qui, à l'image de Rojadirecta, se contentent de lister des liens, se rémunèrent sur l'affichage de publicités sur leur page. Ou parfois sur des accords directs de renvois d'audience, à l'image de Prince, un streamer ghanéen dont le compte Twitter s'est envolé au-delà des 100 000 abonnés pendant la phase finale de la dernière Ligue des champions : « Certains des sites que je "pousse" vont faire plus d'audience et me reversent une partie de l'argent. »

    « Ce qui nous motivait pour continuer, c'était les chiffres ahurissants de ce que gagnaient les grands sites »

    Walid, animateur streaming

     
     
     

    Car tous ces petits entrepreneurs du stream, quand ils n'utilisent pas les réseaux sociaux comme support de diffusion, y font leur publicité dessus. « Nous avions fait des partenariats avec des comptes de fans des grandes équipes : Manchester City, Manchester United, Liverpool, Juventus, Barcelone, Real... L'audience était extraordinaire, plus de 500 000 visiteurs par mois », se souvient Noë, un jeune entrepreneur en textile du Hainaut belge, qui a animé un site de streaming puis a arrêté les frais « avant d'avoir des problèmes ».

    Bien sûr, ces réseaux ont fini par sévir, l'un des cas les plus emblématiques étant celui du site communautaire Reddit, qui a fait tomber le couperet sur des pages comme « nbastreams » où des centaines de milliers d'internautes partageaient des liens. Mais cet échange de contenus s'est depuis déplacé vers d'autres plates-formes plus fermées, comme Discord ou Telegram.

    De loin, cet univers des streamers peut parfois laisser une impression d'amateurisme bon enfant, entre sites à la mise en page minimaliste, orthographe qui pique souvent les yeux et petits profits. Tels ceux encaissés par Walid, un Parisien qui a animé un site de streaming avec un cousin ingénieur informatique : « Avant le Mondial 2018, on ne gagnait même pas 2 dollars par mois. Pendant, on a gagné 100 dollars. Pas grand-chose mais l'effort que ça demandait n'était pas énorme non plus. Ce qui nous motivait pour continuer, c'était les chiffres ahurissants de ce que gagnaient les grands sites. »

    Dans une étude menée en 2016, des chercheurs en sécurité informatique des universités de Louvain (Belgique) et Stony Brook (États-Unis) avaient cartographié cet « écosystème » organisé autour de techniques communes visant, notamment, à faire cliquer sur des publicités à coups de pop-up en cascade et de bannières impossibles à fermer, devenues le cauchemar des spectateurs pirates.

    Quand la justice s'en mêle...

    « Cet écosystème connaît un renouvellement important, de nombreux sites disparaissent et d'autres apparaissent. Mais la façon dont ces services opèrent avec tout un éventail d'arnaques légales reste très similaire », explique Tom Van Goethem, l'un des coauteurs de l'étude. Avec, au final, des petits et des grands gagnants, des détaillants et des grossistes. « On ne parle pas de trois adolescents dans leur chambre qui essaient de mettre à disposition un match pour leurs copains sur Facebook mais de sociétés qui ont une activité économique lucrative, de gens qui gagnent très bien leur vie en piratant à une échelle industrielle », tranche Mathieu Moreuil, directeur des relations internationales de la Premier League.

    En France, ce débat sur l'identité des pirates s'est incarné, ces derniers mois, dans un procès très médiatisé. En juin 2020, cinq streamers illégaux ont été condamnés par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes à des amendes et des peines de prison allant jusqu'à six mois ferme : ils avaient administré pendant cinq ans une « galaxie » de sites visités par au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes chaque mois, pour des bénéfices publicitaires évalués par la justice à 450 000 euros, encaissés notamment sur des comptes en Suisse et aux îles Vierges.

    « Ce procès, c'est comme si on arrêtait un mec qui vole un sandwich à côté de Balkany »

    Un streamer condamné

     
     
     

    Si Canal+, partie civile aux côtés de beIN Sports et RMC Sport, avait estimé à l'audience qu'il ne s'agissait pas d'« une petite affaire, un petit site internet », le principal prévenu s'était défaussé sur les hébergeurs vidéo situés à l'étranger, d'après le compte-rendu publié par le magazine So Foot : « Ce procès, c'est comme si on arrêtait un mec qui vole un sandwich à côté de Balkany. »

    Le 10 mars, les accusés ont été condamnés au civil à près de 7 millions d'euros de dommages et intérêts et 350 000 euros de préjudice moral, là où les trois diffuseurs, qui dénonçaient une « dévalorisation des programmes » par des sites qui ont « fortement affaibli et décrédibilisé [leurs] efforts commerciaux et promotionnels » et ont contribué à une « banalisation des actes de contrefaçon », réclamaient près de 91 millions d'euros de dommages et intérêts. Etude à l'appui, les juges ont considéré, de leur côté, qu'une grande majorité des spectateurs pirates (environ 85 %) n'auraient de toute façon pas souscrit un abonnement payant s'ils n'avaient pas eu accès à une offre illégale.

     

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    Le 03/03/2021 à 13:12, hermann a dit :

    Si le club monte en ligue 1 et si les gens peuvent retourner dans les stade ton abonnement te coutera forcément plus cher.

    Concernant l'abonnement Canal+ pour ceux qui peuvent se le payer, en sachant que pour les "déjà" abonnés tu peux "rediscuter" avec eux du tarif à chaque échéance, il est d'un bon rapport qualité/prix au vu de tout ce que tu peux voir et lire.

    Bien sûr que je blaguais ... un peu

    Payer un service (ou spectacle) ça me semble normal mais, dans une logique commerciale, on (Canal + en particulier) nous incite à acheter des packs qui vont au delà de notre souhait : pour voir toute la L2, il fallait 2 abonnements. L'abonnement à beIN sans engagement me convient : 15 euros par mois c'est bien moins cher que ma carte d'abonné et comme je regarde peu de matchs de L1, aucun de rugby, l'abonnement à Canal c'est plutôt pour ma femme.

    Ensuite, Oui, lorsque les dijonnais ont vu le prix de leur abonnement doubler ça grinçait des dents, mais je fume (taxe), je bois ... avec modération (taxe), je mange (TVA) : rien n'est gratuit 😀

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    Le feuilleton judiciaire entre Canal+ et la LFP n’en finit plus. Sur le dossier des droits télé, la chaîne cryptée a assigné la Ligue devant le tribunal de commerce de Paris pour essayer de rendre les matches de L1 chèrement acquis (332 millions d’euros par an), en mai 2018, pour la période 2020-2024. Elle a perdu, mais fait appel. Elle a également assigné la LFP devant l’Autorité de la concurrence pour les mêmes motifs, mais aussi pour « abus de position dominante ». Un recours étudié en ce moment même par la justice.

    Et comme si ce n’était pas suffisant, les dirigeants du football français voient arriver une nouvelle audience face à Canal+, le 29 mars, pour une affaire datant de juillet 2019, à la suite du mouvement des gilets jaunes. La société présidée par Maxime Saada avait en effet assigné, à l’époque, la LFP devant le tribunal de commerce de Paris pour obtenir réparation à la suite de la série de matches reportés lors de la saison 2018-2019 et reprogrammés à des dates et des horaires nettement moins favorables. Elle réclame 46 millions d’euros à l’organisateur du Championnat qui a, selon elle, ignoré ses intérêts et fait preuve de légèreté dans ce dossier. Ce que la Ligue réfute totalement. À l’arrivée, ce sont donc trois procédures judiciaires qui sont en cours entre les deux « partenaires », toutes initiées par Canal+, toujours prompt à aller en justice. Il faudra pourtant que les deux parties discutent bientôt ailleurs que dans des prétoires. Car si un accord a été trouvé avec Canal+ pour la diffusion de l’ensemble des matches de L1 jusqu’à la fin de la saison, rien n’est acquis pour l’avenir, c’est-à-dire jusqu’en 2024. Et pour l’heure, la chaîne cryptée est la seule susceptible de faire une offre, même très lointaine des montants mirifiques qui avaient été promis par Mediapro en 2018.

    E.M. Journal L’Equipe de ce jour
     

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    Le 03/03/2021 à 11:31, lavernelle a dit :

    Pour être franc, sur le plan de la diffusion TV, si on monte, fini l'intégralité des matchs de notre équipe (actuellement sur beIN pour 15 euros par mois) : je préfère mon club au Aulasboys ou aux vedettes du QSG.

    C'est décidé ! Rester en L2 ! 😀 😁

    +1

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    Il y a 8 heures, Experts 6611 a dit :

    +1

    Ben oui mais, comme je le disais ailleurs, si on ne monte pas, on ne conservera pas ce bel effectif.

    La vie de supporter est un enfer ! 😉😃

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    Canal+ censure le documentaire de Marie Portolano sur le sexisme et le harcèlement

    Le documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ! », diffusé dimanche par Canal+, comportait une séquence consacrée à Pierre Ménès. Elle a été coupée par la chaîne, comme l'a révélé le site Les jours.fr.

    Francois-Guillaume Lemoutonmis à jour le 22 mars 2021 à 14h34
     
     

    Canal+ a diffusé ce dimanche un documentaire signé Marie Portolano, « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste ! »dénonçant le sexisme et le harcèlement dont sont régulièrement victimes les journalistes sportives. Un document nourri exclusivement de témoignages de femmes, dont plusieurs ont travaillé ou travaillent encore sur la chaîne cryptée (Nathalie Iannetta, Laurie Delhostal, Isabelle Ithurburu, Isabelle Moreau...). Mais il manquait une séquence importante consacrée à Pierre Ménès, coupée au montage.

     
     

    Révélé dimanche par le site Lesjours.fr, ce caviardage est d'autant plus gênant qu'une affaire impliquant le chroniqueur du Canal+ était justement à l'origine du projet de documentaire de Marie Portolano. En 2016, celui-ci avait soulevé la jupe de la journaliste, à la fin du Canal Football Club, recevant en retour une gifle de l'intéressée. La scène s'était déroulée hors-antenne mais devant le public et les invités de l'émission. Marie Portolano avait ensuite annoncé son intention de porter plainte, ses collègues et la direction des sports l'en avaient dissuadée.

    Pierre Ménès dit ne pas se souvenir de l'incident avec Marie Portolano

    Pierre Ménès avait pourtant accepté de répondre aux questions de Marie Portolano sur ce sujet. Dans l'une des séquences du montage original, visionnée par plusieurs personnes mais que L'Équipe n'a pas pu voir, il dit ne pas se souvenir de l'incident. Contacté ce lundi matin, il nous a indiqué que son employeur ne souhaitait pas qu'il fasse de commentaire, même s'il pourrait peut-être s'expliquer ce soir sur le plateau de Touche pas à mon poste, l'émission de Cyril Hanouna sur C8.

    Sollicitée elle aussi, la chaîne cryptée n'a jusqu'ici pas donné suite. « Dans le milieu, tout le monde connaissait cette histoire. Mais il appartenait à Marie d'agir, là elle l'a fait magnifiquement bien, témoigne Vanessa Le Moigne, l'une des journalistes interrogées dans le documentaire. Le pire, c'est qu'en plus elle ne lui en veut même pas, mais il est une allégorie d'un comportement systémique. »

    Dans la version diffusée dimanche soir sur Canal+, Pierre Ménès n'apparaît finalement que subrepticement, par le biais d'une ancienne séquence du CFC où il se moque de la journaliste Isabelle Moreau : « C'est toujours toi qui poses les questions les plus nulles. » La séquence où il embrasse cette dernière sur la bouche par surprise en direct, après lui avoir offert un bouquet de fleurs, pour la centième édition de l'émission, a elle aussi été finalement coupée au montage ainsi que la réaction d'Isabelle Moreau, toujours très émue par ce geste qu'elle n'a pas digéré.

    En septembre 2017, Pierre Ménès avait monté une émission de sport sur Canal+, 19h30 PM, où il était uniquement entouré de chroniqueuses. Un événement qu'il rappelle souvent quand on l'accuse de sexisme. Lucie Bacon, qui en faisait partie, est d'ailleurs présente dans le documentaire, mais elle ne cite pas le nom du chroniqueur.

    Marie Portolano, qui a désormais quitté Canal, s'est pour l'instant contentée d'un simple commentaire sur Twitter, après la diffusion de son documentaire : « L'essentiel c'est la parole des femmes qui a été intégralement respectée par Canal +. S'il vous plaît ne l'oubliez pas. »

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    Des salariés de Mediapro interpellent Jaume Roures

    Touchés par un plan social après la disparition de la chaîne Téléfoot, les salariés de Mediapro France ont écrit à leur patron, Jaume Roures, pour se plaindre de l'absence de négociations.

    Francois-Guillaume Lemoutonmis à jour le 24 mars 2021 à 18h55
     
     

    Après l'accord financier conclu avec la Ligue de football professionnelpour mettre fin à la diffusion du Championnat de France sur la chaîne Téléfoot, Mediapro n'en a pas fini avec les négociations délicates. Mardi, les salariés de Mediapro France, le prestataire technique de la chaîne, ont écrit à Jaume Roures, le patron du groupe espagnol, pour exprimer leur désarroi devant la façon dont Mediapro gère leurs licenciements.

     
     

    « C'est avec amertume que nous découvrons aujourd'hui que le PSE présenté n'est pas du tout en accord avec les moyens du groupe »

    Les représentants du personnel de Mediapro France dans un courrier envoyé à Jaume Roures

     
     
     

    « Les salariés se sentent trahis et méprisés », écrivent les représentants du personnel, déplorant que les promesses faites par Roures le 16 décembre, pour mettre fin à un appel à la grève du personnel chargé de la production des matches de L1 et de L2, n'aient pas été suivies d'effet : « C'est avec amertume que nous découvrons aujourd'hui que le PSE présenté n'est pas du tout en accord avec les moyens du groupe [...]. Agissons et trouvons un terrain d'entente avant que l'inévitable arrive. C'est-à-dire un PSE interminable avec moult combats juridiques qui ne contentera personne. »

    Roures absent lors de la première réunion de négociation

    Près de 90 personnes (85 salariés en CDI, 5 en CDD) doivent se retrouver à la porte, à l'issue du « plan de sauvegarde de l'emploi » de Mediapro France, dont la première réunion de négociation s'est déroulée en l'absence de Jaume Roures. En décembre, celui-ci s'était notamment engagé « à ce que le groupe ne se limite pas au minimum légal dans l'indemnisation et l'accompagnement des salariés. » Ces derniers lui demandent donc d'assister à la prochaine réunion de négociation. Récemment, Mediapro a signé un accord avec la CONCACAF pour la commercialisation de ses prochaines compétitions. Jaume Roures, lui, vient aussi de verser 30 millions d'euros à Joan Laporta pour l'aider à valider son accès à la présidence du Barça.

    Les salariés de la chaîne Téléfoot, qui dépendent d'une autre société (Mediapro Sport France), sont eux toujours dans l'attente de la validation de leur PSE par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence de la consommation, du travail et de l'emploi). En attendant, depuis le 7 février et la fermeture officielle de la chaîne au soir du Classique OM-PSG (0-2), ils continuent de percevoir leur salaire.

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