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Conflit avec Mediapro pour les droits télé : la LFP a deux solutions, mais aucune n'est idéale

Confrontée à la défaillance de Mediapro, la LFP peut renégocier à la baisse avec son diffuseur ou essayer de revendre à d'autres, mais forcément moins chers, l'essentiel de sa compétition.

Etienne Moatti et Arnaud Hermant15 octobre 2020 à 23h26
Dans un courrier révélé jeudi sur le site L'Équipe, Arnaud Rouger, le directeur général exécutif de la Ligue, a annoncé aux clubs avoir lancé la contre-offensive face à Mediapro, coupable de ne pas avoir honoré son échéance (172 M€) de début octobre. « Mediapro s'est bien placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre dans le cadre d'une procédure de mandat ad hoc, écrit-il. Nous étions donc tenus à une stricte obligation de confidentialité depuis la semaine dernière afin de ne pas mettre la LFP en défaut. Dès lors, sans entrer dans le détail du dossier, la LFP a bien fait, comme la procédure le commande, une proposition (validée par le Bureau) au mandataire ad hoc. Celle-ci a été suivie par une réponse de Mediapro qui était totalement inacceptable au regard des incertitudes financières pour les clubs. Nous avons donc fait application du contrat qui nous lie avec Mediapro et les avons mis en demeure de régler les échéances des 1er et 5 octobre, tout en activant la garantie donnée par la société mère du Groupe Mediapro. » Avant d'ajouter : « Il reste alors deux possibilités, soit une issue favorable est trouvée avec Mediapro, soit ce n'est pas le cas, et il faudra envisager la reprise du contrat par d'autres opérateurs. »
Le premier scénario n'est pas le plus probable. Il implique que Mediapro revienne à la raison et reprenne normalement ses versements. Ou alors qu'une négociation soit entamée entre les deux parties, par le biais du tribunal de commerce, ou sans l'aide de la justice. Ce n'est pas impossible, mais le diffuseur sino-espagnol, censé payer 814 M€ annuels pour huit matches de L1 et huit de L2, n'a pas déclenché toute cette tempête pour se contenter d'une ristourne symbolique.

Elle peut dénoncer le contrat après 30 jours de retard de paiement

Il voudra forcément une baisse significative de ses droits, au moins cette saison. Mais les clubs, privés de recettes de billetterie en raison de la pandémie de Covid-19 et abandonnés par de nombreux sponsors, ne peuvent pas se le permettre. L'autre solution, évoquée par Rouger, est de dénoncer le contrat de Mediapro pour défaut de paiement.

Au bout de trente jours de retard, la LFP peut le faire. Elle aurait alors la possibilité de relancer un appel d'offres pour les matches détenus par Mediapro ou, éventuellement, négocier de gré à gré avec les diffuseurs potentiels. Mais la LFP sait bien que, dans cette hypothèse, elle ne serait pas en position de force et subirait une énorme décote. Elle devrait donc poursuivre sur sa ligne actuelle : la fermeté face à Mediapro. Et pourrait même lancer une série d'actions contre son principal diffuseur pour essayer de le forcer à régler sa dette.

L'AG doit valider le prêt lundi
Le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel, réuni jeudi matin, a validé l'emprunt de 120 M€ souscrit par la LFP pour faire face au défaut de paiement de Mediapro début octobre (172 M€). Cette solution doit être définitivement approuvée lors de l'Assemblée générale des clubs, prévue lundi. L'établissement financier qui va octroyer ce prêt n'est pas encore connu précisément. Jeudi, les négociations autour de Vincent Labrune, président de la LFP, et de Loïc Féry, président de Lorient et proche de Labrune, se sont poursuivies sur les conditions de ce prêt. Un autre d'un montant similaire devrait suivre si l'échéance de droits télé de décembre (150 M€) n'est elle non plus pas honorée par le diffuseur sino-espagnol. Cela intervient quelques mois après un prêt garanti par l'État de 224,5 M€ contracté auprès de la Société Générale, la banque de la Ligue.
 

 

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Conflit avec Mediapro au sujet des droits télé : la LFP riposte au tribunal

La Ligue a saisi le tribunal de commerce de Paris pour faire payer Joye Media SL, l'actionnaire de référence de Mediapro.

Etienne Moatti et Arnaud Hermantmis à jour le 16 octobre 2020 à 22h17
 
 

Le ton ne cesse de monter entre la LFP et Mediapro, le principal diffuseur du Championnat de France, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172M€). La Ligue a d'abord mis en demeure Mediapro de régler sa dette. Puis elle a réclamé à son débiteur de lui fournir une garantie bancaire à première demande, afin d'être payé dans les plus brefs délais (normalement environ quinze jours). Dans les deux cas, elle n'a rien obtenu. Elle est donc passée à l'étape suivante et a, selon nos informations, saisi le tribunal de commerce de Paris, en sommant l'actionnaire de référence de Mediapro (la société Joye Media SL, qui a des bureaux à Madrid) d'activer sa garantie qui figure dans les contrats signés entre les deux parties, à l'automne 2018. Cette demande est accompagnée d'une démarche pour tenter d'aller récupérer les fonds en Espagne.

Jusqu'ici, on pouvait penser qu'il faudrait se tourner vers la Chine, puisque l'actionnaire majoritaire de Mediapro est chinois. Mais l'entreprise Joye Media SL (autour de 2 milliards de chiffre d'affaires) est implantée en Espagne et a des actifs un peu partout en Europe. Elle détient à 100% Mediapro via deux holdings et appartient à 53,5 % au fonds chinois Orient Hontai Capital, à 22,5% au groupe de publicité WPP et à 24% aux fondateurs de la société espagnole, Jaume Roures et Tatxo Benet (12% chacun).

Les clubs toucheront d'abord 50M€, en attendant les 120M€ restants

Dans le cadre de la procédure intentée par la LFP, cette localisation en Europe est plutôt une bonne nouvelle. Car si rien ne dit qu'il sera simple de récupérer en Espagne ou ailleurs sur le Vieux Continent, par le biais de cette assignation devant le tribunal de commerce de Paris, les 172 millions d'euros actuellement dus par Mediapro, c'est tout de même un peu moins compliqué que d'intenter des actions juridiques en Chine.
En attendant, pour combler le trou laissé par Mediapro, la Ligue pare au plus pressé en ayant finalisé un emprunt de 120M€ auxquels s'ajoutent 50M€ apportés sur ses fonds propres pour atteindre le montant dû et non réglé par son débiteur. Dans les jours qui viennent, la somme de 50M€ sera redistribuée aux clubs. Le solde le sera une fois l'emprunt validé par l'assemblée générale de l'instance, qui se tient lundi. Les 120 millions d'euros de l'emprunt seront débloqués avant la fin du mois d'octobre. Ce qui permettra aux clubs d'honorer les salaires des joueurs.

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Droits télé - Mediapro : malgré l'incertitude, la chaîne Téléfoot continue de tourner normalement

Malgré la suspension du paiement des droits de la L1 et de la L2 par sa maison mère Mediapro, la chaîne Téléfoot travaille sans grandes complications... mais dans l'incertitude.

Sacha Nokovitch (avec J.L et V.V)mis à jour le 17 octobre 2020 à 10h44
 
 

Deux mois d'existence. Téléfoot, la chaîne de Mediapro, les atteindra dans quatre jours. Pour l'occasion, elle proposera à ses abonnés la Ligue des champions, qu'elle codiffuse en intégralité avec RMC Sport, et logiquement pour la saison entière. Une petite respiration et un peu de paillettes dans le quotidien d'une rédaction d'une cinquantaine de personnes qui vit des temps agités. Depuis l'annonce surprenante de leur grand patron, Jaume Roures, dans L'Équipe du 8 octobre, évoquant la suspension du paiement des droits de la L1 et de la L2 et sa volonté d'en renégocier le prix, la sérénité n'est pas de mise chez le diffuseur de 80 % des deux championnats de France. Si le bras de fer entamé avec la Ligue de football professionnel (LFP) n'incite pas à l'optimisme ces derniers jours... la rédaction applique la méthode Coué.

Dans les locaux de Téléfoot, porte d'Aubervilliers en banlieue parisienne, la direction française a organisé plusieurs réunions en quelques jours pour rassurer son équipe, de 34 ans de moyenne d'âge, forcément inquiète pour son avenir. « Surtout pour informer », précise Jean-Michel Roussier, le directeur éditorial de la chaîne. Les dirigeants auraient notamment demandé de faire confiance à la maison mère Mediapro... Et glissé à certains que les chiffres d'abonnements seraient bien meilleurs que ceux sortis jusqu'ici dans la presse - on parle de 400 000 abonnés hors OTT (application et site internet). Des paroles nécessaires mais insuffisantes...

Néanmoins, la plupart des journalistes et techniciens n'ont d'autre choix que de vivre au jour le jour, « la tête dans le guidon, à essayer de bien faire le job », résument certains. Jusqu'à présent, tout le monde a été payé, pigistes et consultants compris, et les plannings s'organisent jusqu'à la fin décembre. La vie normale d'une rédaction, en quelque sorte. « Toute cette affaire nous dépasse, confie un journaliste. Pour l'instant, ici, on est assez sereins. Après, on verra bien... » Mais la couverture médiatique - logiquement imposante - de cette crise majeure du foot français ne leur échappe pas. Les messages de soutien des confrères sur les réseaux sociaux, « comme si c'était déjà la fin », malheureusement non plus.

 
Sur le plateau de la chaîne Téléfoot. (J. Prévost/L'Équipe)
 
Sur le plateau de la chaîne Téléfoot. (J. Prévost/L'Équipe)

Lors des conférences de presse des clubs organisées ces deux derniers jours, couvertes et diffusées par Téléfoot - la « maison du football français » selon les termes employés à son lancement en août dernier -, la question du non-paiement de Mediapro a aussi été abordée... avec quelques mots réconfortants à la clé. Christophe Galtier, l'entraîneur de Lille, a ainsi assuré qu'il tiendrait ses engagements médiatiques vis-à-vis du diffuseur : « Je me dois de respecter la chaîne Téléfoot et les gens qui y travaillent... jusqu'à nouvel ordre. »

« Je n'ai pas de retours de boycott. Et j'en remercie les clubs, c'est une vraie preuve d'intelligence. Je sais ce que peut représenter pour eux l'incertitude du moment... »

Jean-Michel Roussier, directeur éditorial de Téléfoot

 
 
 

Pour continuer de proposer une couverture éditoriale respectable, Téléfoot doit en effet pouvoir s'appuyer sur la collaboration étroite des clubs, en particulier pour Au coeur des clubs, l'émission quotidienne du midi, construite autour de duplex depuis les centres d'entraînement. Si le temps des louanges des présidents du foot français à l'endroit de leur nouveau partenaire est bel et bien passé, ils n'ont pas encore fermé leurs portes. Suite à la mise en demeure de Mediapro de régler sa facture d'octobre (172 M€), Arnaud Rouger, le directeur général de la LFP, leur a d'ailleurs fait passer le message dans un courrier adressé en milieu de semaine : « Nous nous devons bien évidemment d'être irréprochables malgré les difficultés rencontrées avec Mediapro et devons donc continuer à les accueillir tout à fait normalement dans les stades. » « On ne va pas se mettre à la faute au niveau juridique », glisse un président, soucieux de tenir cette ligne. « Pour l'instant, je n'ai pas de retours de boycott, assure d'ailleurs Jean-Michel Roussier, ancien président de l'OM, principal lien entre la chaîne et les clubs. Et je les en remercie, c'est une vraie preuve d'intelligence. Je sais ce que peut représenter pour eux l'incertitude du moment... »

Les rédacteurs en chef de Téléfoot multiplient également les appels téléphoniques avec le monde professionnel pour s'assurer que tous continuent à jouer le jeu. Le PSG, déjà « absent » de la nouvelle chaîne depuis son lancement, en dehors des directs, prévoit simplement d'appliquer ses obligations. Du côté des Olympiques, l'approche est un peu plus souple. « Ce n'est pas en privant Téléfoot de contenus que l'on va aider à la valorisation des droits de la Ligue 1 ou parvenir à une sortie de crise rapide et bénéfique pour le football français », répond ainsi Grégoire Kopp, le directeur de la communication de l'OM.

Du côté de Lyon, l'un des clubs les plus conciliants depuis le lancement, l'entraîneur Rudi Garcia a bien participé au duplex d'hier midi et la recrue du Milan Lucas Paqueta a donné une interview à Anne-Laure Bonnet qui sera diffusée pendant le week-end. « Nous appliquons le même modus operandi, précise Pierre Bideau, le chef de presse de l'OL. Nous restons droits dans nos bottes et respectons notre contrat moral. Et nous verrons par la suite l'attitude que nous adopterons en fonction de l'évolution de la situation. »
Pour d'autres, le ton est déjà plus ferme... en dehors du cadre contractuel des accès et des interviews encadrant les matches. Jeudi, les Girondins de Bordeaux ont ainsi annulé un duplex prévu avec un joueur. Du côté d'Angers, on semble également prêt à montrer les crocs. « Je l'ai dit en comité de direction (mardi), on respecte nos engagements vis-à-vis de Téléfoot jusqu'à ce week-end, précise Philippe Caillot, le président-délégué du SCO. Après, on verra... Mais il serait mal venu de continuer comme si de rien n'était, si rien ne s'arrange d'ici là... »

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Sommé de payer

ÉTIENNE MOATTI et ARNAUD HERMANT Le dossier Mediapro agite le football français. Jean-François Frey/ Photopqr/L'Alsace
Le « cautionnement solidaire » signé par Joye Media SL, actionnaire de Mediapro, l’oblige à couvrir les paiements non réglés par sa filiale, mais aussi tous les frais et les intérêts.

Comme révélé hier dans nos colonnes, la LFP a saisi le tribunal de commerce de Paris en sommant l’actionnaire de référence de Mediapro (la société Joye Media SL, basée dans un quartier chic du centre de Madrid) d’activer la garantie qui figure dans les contrats signés entre les deux parties. Cette demande est accompagnée d’une démarche pour tenter d’aller récupérer les fonds en Espagne. Le document actant le « cautionnement solidaire » de Joye Media SL, que nous avons pu consulter, a été signé le 26 novembre 2018, soit six mois après l’appel d’offres sur les droits de la Ligue 1 (pour la période 2020-2024), entre le duo Jaume Roures-Tatxo Benet, les dirigeants historiques du groupe espagnol, agissant en tant que « garant », et Didier Quillot, le directeur général exécutif de la LFP en tant que « bénéficiaire ».

Le document de six pages, rédigé en anglais, détaille les obligations de Joye Media SL, qui doit notamment se substituer à Mediapro Sport Francia (également représenté dans le document par Jaume Roures, qui cumule donc deux fonctions) en cas de défaillance du principal diffuseur de la Ligue 1. L’actionnaire doit prendre à sa charge la totalité des 780 M€ par saison dus par Mediapro si le diffuseur ne les règle pas, soit un montant total de 3,12 milliards d’euros. Dans le détail, il est prévu que Joye Media SL s’acquitte, en cas de besoin, des « obligations de paiement, remboursements, intérêts, intérêts de retard, honoraires, commissions, dépenses de n’importe quel montant et de n’importe quelle nature ».

La LFP a puisé dans ses fonds propres

Avec des activités en Espagne et un peu partout en Europe, Joy Media SL réalise un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards d’euros annuels. Et doit donc répondre à la demande légitime de la LFP de se substituer à Mediapro, qui n’a pas honoré son échéance (172 M€) du 5 octobre. Joy Media SL ne semble pas pressé d’assurer ses obligations. La LFP a donc été forcée de contracter un emprunt de 120 M€ et d’apporter 50 M€ sur ses fonds propres pour distribuer aux clubs les ressources télévisuelles qu’ils attendent. Cette opération doit être validée demain matin par l’assemblée générale de la Ligue, qui se tiendra en visioconférence.

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Très intéressant tout ça merci pour la partage, bon c'est pas le canard local donc je ne râle pas 😋

A noter lors de la présence lors de PG dans le magazine de la L2 ce dimanche un petit mot de Carlos Bianchi, légende du foot argentin et de Boca Junior et qui suit les résultats du club et de PG, la classe 😎😎☺️

https://twitter.com/SportsAuvergne/status/1317818355810787328?s=20

Edited by elliot

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je l'ai lue aussi (la déclaration de Carlos Bianchi), une confirmation de plus qu'on a de la chance de l'avoir chez nous, il fait l’unanimité là où il passe, j'espère qu'on montera avec lui en ligue 1, peut-être dès cette année ou la suivante, c'est vraiment un bon coach et une belle personne

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Droits télé : le plaidoyer de Mediapro a peu de chances de convaincre la Ligue

Jaume Roures, le patron de Mediapro, s'est employé mercredi, lors d'une conférence de presse à Paris, à rassurer sur l'issue du bras de fer avec la LFP au sujet du versement des droits télé. Mais il a apporté peu d'éléments nouveaux et surtout pas de garanties par rapport au paiement des traites dues.

J.LB.mis à jour le 21 octobre 2020 à 14h41
 
 

Les chances que les déclarations de Jaume Roures, le patron de Mediapro, ce mercredi en conférence de presse à Paris, infléchissent la position de la Ligue dans le bras de fer sur le paiement des droits télé qui les oppose depuis début octobre sont très faibles voire nulles.

Pendant une cinquantaine de minutes, Jaume Roures s'est employé à rassurer sur l'issue de la conciliation que le groupe sino-espagnol a engagée devant le tribunal de commerce de Nanterre, mais sans apporter de garanties sur le paiement de la traite d'octobre comme celle à venir de décembre (172 M€ dans le premier cas, un peu moins de 170 M€ dans le second), des versements vitaux pour les clubs dont la Ligue ne peut et ne veut pas se passer.

« Confiance dans la conciliation »

« Nous allons trouver une solution » a été son mantra au fil de ses réponses aux journalistes, se réfugiant souvent sous le couvert de la confidentialité ou donnant la parole à l'avocat de Mediapro, Me Guilhem Brémond, lorsque les questions roulaient sur les aspects juridiques de cette conciliation. Il a surtout confirmé l'impression que Mediapro cherchait à gagner du temps à travers cette procédure qui peut durer jusqu'à cinq mois comme cela a été rappelé.

« Il faut avoir confiance dans le processus de conciliation. Je ne vois pas pourquoi on ne trouverait pas de solutions, a affirmé le dirigeant espagnol. Le contrat est là pour durer. Nous avons cette volonté-là. La seule chose que nous demandons, c'est de nous adapter à la situation pour cette saison en raison du Covid ».« J'espère que le lien n'est pas irrémédiablement cassé (avec la LFP), a-t-il poursuivi. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des problèmes dans le foot. J'ai confiance : on trouvera des solutions raisonnables, pas seulement pour nous mais pour tous ».

« L'échéance du 5 décembre sans objet »

Dans l'esprit de Jaume Roures, tant que la procédure de conciliation est en cours, les échéances prévues au contrat, à commencer par la prochaine, le 5 décembre, sont suspendues. « Il n'est pas possible de dire qu'il y a une échéance le 5 décembre puisqu'il y a une procédure de conciliation. La question des échéances, elle n'a pas beaucoup de sens. Tout est sur la table pour permettre à tout le monde de s'en sortir. La discussion portera sur les conditions dans lesquelles le foot français pourra être correctement diffusé et rétribué ».

« 600 000 abonnés à Téléfoot »

M. Roures a regretté « le bruit fait » autour de cette affaire « qui ne bénéficie pas à la Ligue ni à nous. Pour avoir des abonnés, c'est pire ». Il a démenti le chiffre de 200 000 abonnés qui a été selon lui avancé dans la presse et a affirmé que la chaîne Téléfoot avait été souscrite par « 600 000 abonnés », alors que le point d'équilibre se situe à 3,5 millions d'abonnés, comme il l'avait lui-même déclaré cet été « mais pas dès la première année », a-t-il insisté mercredi.

Dans son propos liminaire, il a défendu le prix payé (834 M€ par saison pendant quatre ans pour la diffusion de la L1 et de la L2) en estimant que 780 M€ pour 80 % de la Ligue 1 ce n'était pas la « surpayer ».« Notre offre, avec le Championnat et la Champions League, est la meilleure d'Europe »,a-t-il encore vanté, en s'appuyant sur un comparatif paru dans la presse.

Rassurant, encore, il a conclu : « Nous étions là hier (mardi) pour la Champions League. Nous serons là ce soir (mercredi) et encore jeudi(pour la Ligue Europa) ». Une façon de conjurer le risque d'une rupture de contrat, mise entre parenthèses par la procédure de conciliation, mais toujours d'actualité du côté de la Ligue ?

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Ce que je comprends pas, c'est qu'ils ont trouvé le moyen avec la conciliation, de gagné 5 mois sans débourser 1€, mettre tout le monde dans la m**** en France (et limite à le lire, il voit pas le problème et que c'est pas leur faute, qu'ils attendent une conciliation) mais durant tout ce temps, ils diffusent encore les matchs !! 

 

Oui je sais, qui pour diffuser si pas eux, mais bon moi je trouve plus que limite que ses mecs payent rien et diffluence tranquillement, du tout bénef pour le moment ! Et dans 5 mois ? Bin on verra qu'ils vont dire on peut pas payer, et la LFP va leur dire "on casse le contrat" et merci au revoir et eux auront bien niqu... tout le monde. 

C'est presque limite à ce dire si c'était pas leur but dés le début quand le Covid est arrivé et qu'ils ont bien couvé ça tranquille. Etonnant qu'un lien Espagnol (qui peut pas encadré le foot français) puisse mettre un genoux à terre au foot pro français. 

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Droits TV : la stratégie ratée de Mediapro pour rivaliser avec Canal+ et beIN Sports

Pour diminuer son investissement, Mediapro voulait, à l'origine, revendre l'affiche du dimanche soir à Canal +. Mais il n'y est pas parvenu.

Etienne Moatti21 octobre 2020 à 21h21
 
 

Au départ, tout avait fonctionné à merveille. Le 29 mai 2018, à l'issue de l'appel d'offres lancé par la LFP pour la période 2020-2024 sur les droits de la Ligue 1, un tremblement de terre survient, sans le moindre signe avant-coureur : trop sûr de lui, Canal+, le diffuseur historique du Championnat de France, sort bredouille de la consultation, qui voit triompher Mediapro. Le nouveau venu s'adjuge l'essentiel du gâteau en promettant 780 millions d'euros par an sur les 1,153 milliard d'euros annuels obtenus par la Ligue.

Quasiment inconnu en France, le groupe sino-espagnol fait très vite naître les premières interrogations sur sa capacité à rentabiliser un pareil investissement sur un marché de la télévision payante de sport déjà largement saturé. D'autant que Jaume Roures, l'iconoclaste patron de Mediapro, explique, face à l'incrédulité générale, qu'il vise assez vite les 3,5 millions d'abonnés invités à payer 25 euros par mois pour n'avoir même pas toute la Ligue 1 (beIN Sports a acquis deux bons matches par journée).

Maxime Saada, le président du groupe Canal+, n'a pas cédé à la panique

Cherchant des raisons à un pareil coup de folie, certains imaginent que Mediapro roule en sous-main pour le groupe qatarien, avec qui il est en affaires dans de nombreuses régions du monde. Ou alors qu'il espère revendre encore plus cher tout ou partie de son acquisition. En fait, aucun de ces deux scénarios n'est le bon. Jaume Roures veut simplement profiter de sa razzia sur le marché français pour négocier avec Canal +. Mais pas pour réaliser une plus-value, impossible à obtenir au vu de sa colossale mise de départ.
L'idée est de revendre à la chaîne cryptée, qui n'aura plus rien à se mettre sous la dent entre 2020 et 2024, le lot 1 (l'affiche du dimanche soir avec les dix matches phares de la saison), à prix coûtant, à savoir 330 M€. Avec ce tour de passe-passe, Mediapro allège très sensiblement son engagement financier, qui descend de 780 à 450 M€ annuels. À ce tarif, cela devient jouable en signant de bons accords de distribution contenant des minimums garantis, notamment avec le groupe Canal +. C'est ce modèle que Mediapro a développé en Espagne. Mais rien ne va se passer comme prévu.
Lors des réunions avec les dirigeants du nouvel entrant, Maxime Saada, le président du groupe Canal+, ne cède pas à la panique et refuse le deal proposé. Avant de crucifier Mediapro, le 9 décembre, en signant avec... beIN Sports, qui lui revend (pour 330 M€) son lot de deux matches. Au passage, l'accord prévoit une distribution exclusive de beIN Sports par Canal +. Dans ce contexte, Mediapro n'a plus aucun moyen de pression et doit se résoudre à lancer sa chaîne avec un business plan trop ambitieux. Avant de stopper les paiements à la Ligue, invoquant la pandémie de Covid-19, un mois à peine après le démarrage de la saison.

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