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Planète Clermont

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J’ai quand même des gros doutes sur leur nombre d’abonnés, soit disant 600.000... Dans mon entourage je ne connais personne qui est abonné et vu ce qui se passe je ne suis pas sûr que beaucoup de personnes veuillent se prendre 1 abonnement d’un an à Téléfoot. 

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s'ils voulaient redorer leur image en donnant des preuves, ils l'auraient fait, je pense que tu as raison, je ne connais personne qui l'a

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ONoël Le Graët : « Avec Mediapro, l'inquiétude est grande »

Le président de la Fédération française de football (FFF) déplore la défaillance de Mediapro, principal diffuseur de la L1 et de la L2, qui met en péril tout le football français. Noël Le Graët défend aussi la sélectionneuse des Bleues, Corinne Diacre, et estime que les problèmes internes à la FFF sont résolus.

Etienne Moattimis à jour le 22 octobre 2020 à 20h03
 
 

Depuis la révélation, dans L'Équipe le 8 octobre, du non-paiement par Mediapro, principal diffuseur de la L1 et de la L2, de son échéance du 5 octobre (172 millions d'euros), Noël Le Graët, le patron de la Fédération française (FFF), est resté silencieux. Aujourd'hui, il s'exprime pour regretter une situation qui impacte la Ligue de football professionnel (LFP), mais aussi la FFF, censée percevoir, cette saison, 31 millions d'euros sur les droits encaissés par le secteur professionnel. Dans cet entretien, le Breton défend aussi Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues contestée par les Lyonnaises. Et affirme avoir réglé les soucis internes à la FFF.

 

La défaillance de Mediapro : « C'est difficile à comprendre »

« Mediapro, qui doit verser 814 millions d'euros annuels au football français entre 2020 et 2024, a stoppé ses versements. Qu'en pensez-vous ?
La situation est extrêmement compliquée pour la Ligue. La conférence de presse, hier (mercredi), de Jaume Roures, le président de Mediapro, n'indique pas que la reprise des paiements va être rapide. Pour le moment, il n'y a pas de rupture définitive. J'imagine que cette société travaille avec ses actionnaires pour trouver des arguments financiers plus costauds. Mais cela créerait d'énormes difficultés pour les clubs français et même la Fédération si Mediapro ne tenait pas ses engagements.

Comprenez-vous qu'après seulement un mois de compétition, pour un contrat prévu sur quatre ans, un diffuseur arrête sans sommation de payer ?
C'est difficile à comprendre. D'autant qu'ils paraissaient très optimistes. Ils ont mis sur la table une somme qui bouleversait les recettes nationales, qu'elles soient fédérales ou à la Ligue. Je trouvais qu'il y avait, de leur part, un peu de lenteur dans la communication pour les abonnements. Surtout que leur objectif était de 3,5 millions. La Ligue fait ce qu'il faut pour que les clubs ne soient pas trop pénalisés, mais il faut souscrire emprunt sur emprunt. Un jour, cela aura des conséquences.

Mediapro invoque la pandémie de Covid-19 pour justifier son attitude. Cela vous paraît-il légitime ?
Comme tout le monde, je ne m'attendais pas à ce que Mediapro fasse défaut aussi vite. Ils sont quand même présents dans l'Europe entière. Et ils avaient bien démarré avec leur chaîne. Le manque d'informations fourni et surtout le manque d'argent pour le football en général et la Ligue en particulier me gênent.

« Pour l'instant, Mediapro a toujours le contrat. J'espère qu'ils travaillent pour être un peu plus performants financièrement »

 

 
 
 

C'est très inquiétant pour les clubs, déjà très touchés en termes de billetterie, de sponsoring ou de transferts non réalisés.
Avec Mediapro, l'inquiétude est grande. Car déjà, les matches sont à huis clos ou avec 5 000 personnes, les sponsors s'inquiètent... Il est évident que la trésorerie des clubs, qui n'était déjà pas très positive en début de saison, va souffrir. Des engagements ont été pris en tenant compte de ce nouveau montant de droits télévisés. La Ligue est obligée d'emprunter plus qu'elle ne le souhaitait.

Deux emprunts successifs ont été souscrits (un prêt garanti par l'État de 224,5 millions d'euros, au printemps dernier, et un autre de 112 millions d'euros auprès d'une banque anglo-saxonne). Un troisième le sera sans doute rapidement pour pallier le probable non-paiement de l'échéance de Mediapro, début décembre. Le football est-il en danger ?
On peut espérer que Mediapro trouve aussi quelques formules. Sinon, cela sera très inquiétant. Pour l'instant, Mediapro a toujours le contrat. J'espère qu'ils travaillent pour être un peu plus performants financièrement.

« La situation est en effet pénalisante pour la Fédération [...] On risque d'avoir des difficultés pour la première fois depuis longtemps

 

 
 
 

La FFF est impactée, car elle touche, par le biais d'une convention financière avec la LFP, 2,5 % des droits télé du football professionnel.
La situation est en effet pénalisante pour la Fédération. La Ligue doit nous reverser 31 millions d'euros cette saison. L'équipe de France n'a pas eu une recette depuis le mois de novembre en billetterie. Le préjudice est d'à peu près 20 millions d'euros de manque à gagner. J'ai eu une réunion financière ce matin (hier matin). C'est très pénalisant. On risque d'avoir des difficultés pour la première fois depuis longtemps.

Le président de la FFF suit donc avec attention l'évolution du dossier Mediapro ?
C'est très clair. Si Mediapro ne paie pas, tout le football français sera en difficulté économique.

La crise chez les Bleues : « On est un peu sévère avec la sélectionneuse »

Vous avez déjeuné avec les joueuses de l'équipe de France, hier midi (mercredi). Les cadres, notamment lyonnaises, sont très remontées contre Corinne Diacre, la sélectionneuse.
J'étais déjà allé à Lyon leur remettre des médailles quand elles ont gagné la Ligue des champions. Elles avaient été très amicales. Avec Corinne Diacre, elles ont quelques petites divergences. Mais on est un peu sévère avec la sélectionneuse. Corinne a un ratio de victoires très important. Depuis la Coupe du monde, il y a eu neuf matches et huit victoires, avec des joueuses qui se sont révélées. L'équipe de France est dans les meilleures du monde, elle est troisième au classement FIFA (derrière les États-Unis et l'Allemagne). Corinne fait des changements, elle fait des essais. Pour le moment, ça marche.

Mais le climat n'est pas bon. Les Lyonnaises se plaignent de l'atmosphère en équipe de France. Il y a une grande défiance à l'encontre de Corinne Diacre et de son management autoritaire.
Les Lyonnaises donnent le meilleur d'elles-mêmes à tous les matches. Lorsqu'elles mettent le maillot bleu, elles sont fières de le porter.

Mais tout de même, les problèmes sont nombreux. L'équipe de France féminine est au bord de la crise.
Il y a sûrement à progresser au niveau relationnel. Mais cela ne se ressent pas du tout sur le terrain.

« Comme pour Sylvain Ripoll avec les Espoirs, qui va maintenant jusqu'aux JO, son contrat court jusqu'à la nouvelle date de l'Euro. C'est tout à fait logique »

 

 
 
 

Intervenez-vous auprès de Corinne Diacre pour que les choses changent en équipe de France ?
Vous le savez, elle est en arrêt (touchée par le Covid-19). Je la verrai à son retour. Mais je le répète : on est sévère avec elle. Son mode de communication doit sûrement progresser, aussi bien en interne que vers l'extérieur. Mais on ne peut pas reprocher à cette femme de ne pas travailler. Il y a des joueuses qui se sont révélées et qui piquent la place de certaines qui étaient là. C'est une éternelle histoire. Mais elle est performante au niveau des résultats.

Elle a été prolongée jusqu'au Championnat d'Europe 2022.
(Il coupe.) Elle n'a pas été prolongée. On avait signé jusqu'au Championnat d'Europe (qui devait se tenir à l'été 2021 et qui a été repoussé d'un an).Comme pour Sylvain Ripoll avec les Espoirs, qui va maintenant jusqu'aux JO, son contrat court jusqu'à la nouvelle date de l'Euro. C'est tout à fait logique. Ils sont prolongés pour qu'ils puissent mener à bien leur compétition.

Vous ne craignez pas que cela s'envenime. Ne redoutez-vous pas une rupture complète entre les cadres de l'équipe et la sélectionneuse ?
Les Lyonnaises sont les meilleures, elles sont habituées aux grandes compétitions. Quand on est les meilleures, on est aussi très intelligentes. Je sais qu'elles se comporteront de façon très positive lorsqu'il y aura les matches. Pendant les stages, elles sont irréprochables.

Le poste de Corine Diacre peut-il être remis en cause d'ici au Championnat d'Europe, prévu à l'été 2022 ?
Non. Il n'y a aucune raison.

Les problèmes internes à la FFF : « Tout est aujourd'hui réglé »

Vous avez commandé un audit suite à des conflits internes à la FFF. Qu'en est-il ?
C'est vrai qu'il y a eu quelques relations difficiles entre les cadres et la direction. Tout est aujourd'hui réglé. Il y a eu une réunion du comité directeur (*) avant-hier (mardi). Tout à l'heure (hier après-midi), je vois tout le personnel. Comme dans toute entreprise, il peut y avoir des tensions. Mais il y en a beaucoup moins à la Fédération que dans n'importe quelle PME. Il y a des humeurs entre des gens qui ont des fortes personnalités.

Comment expliquez-vous que cela ait pris de telles proportions ?
Avec le Covid, des gens ont travaillé à distance, en télétravail. Certains services ont fonctionné un peu au ralenti... Cela a peut-être joué. Mais si on regarde de près, la Fédération a rempli son rôle partout. Pendant cette période de Covid, elle a même été citée en exemple. Ce n'est pas si vieux que ça. Concernant le football amateur, la Fédération a été présente auprès des ligues régionales, des districts. Nos services ont parfaitement fonctionné.

 

Florence Hardouin, votre directrice générale, a toute votre confiance ?
Elle a une forte personnalité. Elle travaille énormément. Il peut y avoir des étincelles avec ceux qui ont aussi du caractère. Je la connais bien. Elle a toute ma confiance.

« C'était peut-être mal exprimé [...] Mais je maintiens que dans les sports en général, et surtout dans le football, ce n'est pas là où il y a le plus de racisme »

 

 
 
 

Vous avez déclaré récemment qu'il n'y avait pas ou peu de racisme dans le football. N'est-ce pas au minimum maladroit de dire cela (*) ? 
C'était peut-être mal exprimé, c'est possible. Mais je persiste à dire qu'il y a moins de racisme dans le football qu'ailleurs. Quand je vois tout ce qui est fait dans les clubs, à tous les échelons... Est-ce qu'il y a du racisme en France et aussi, parfois, dans les tribunes ? Oui. Mais je maintiens que dans les sports en général, et surtout dans le football, ce n'est pas là où il y a le plus de racisme. Loin de là. Quand on regarde nos équipes... Les A, les jeunes, les petits... Allez faire un tour dans nos centres de formation.

(*) Prononcés en septembre après les accusations de racisme de Neymar à l'encontre d'Alvaro Gonzalez, les propos de Noël Le Graët ont suscité des réactions indignées d'anciens internationaux et de SOS racisme.

Son éventuelle candidature à un nouveau mandat de président : « La politesse est d'attendre »

L'assemblée générale de la FFF se tient en décembre. Vous vous prononcerez à ce moment-là sur votre avenir (les élections ont lieu en mars) ?
Il reste un mois et demi avant de prendre position.

Votre santé est bonne ?
Oui. J'ai la pêche. Heureusement d'ailleurs au vu de tous les dossiers importants à régler. Si on ne l'a pas, il ne faut pas venir là.

Vous réfléchissez toujours ?
Il y a des élections partout dans les districts, les ligues, c'est pour bientôt. La politesse est d'attendre que ces élections dans les territoires aient eu lieu. Je verrai.

Vous souteniez Michel Denisot pour la présidence de la Ligue. Finalement, Vincent Labrune a été élu. Comment cela se passe-t-il avec lui ?
La situation créée par Mediapro lui offre un début de mandat compliqué. Moi, je le trouve bon. Il est bien à sa place. Je l'ai vu dès le lendemain de son élection. On a eu un bon contact, je l'ai revu ensuite pour travailler. On se téléphone régulièrement. Quand les gens décident, il faut accepter. Aujourd'hui, je considère qu'il est l'homme de la situation. »

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Avec la défaillance de Mediapro, c'est tout un édifice qui tremble

La défaillance de Mediapro menace tout un édifice car les droits de la L1 financent les clubs pro, les syndicats du secteur, mais aussi le football amateur et tout le sport français.

Etienne Moattimis à jour le 28 octobre 2020 à 00h22
 
 

Ils sont nombreux à trembler. Le non-paiement par Mediapro de son échéance du 5 octobre (172 millions d'euros) fait évidemment frémir les clubs professionnels, déjà privés de recettes billetterie depuis le début de la saison et impactés par un mercato atone où ils ont réalisé à peine la moitié des ventes prévues dans leurs budgets. Mais bien au-delà, l'inquiétude est grande. Car depuis des décennies, les droits télévisuels du Championnat de France irriguent tout un écosystème. D'abord en interne.

Entre la Ligue 1 (1,153 milliard d'euros par an entre 2020 et 2024) et la Ligue 2 (64 millions d'euros annuels), le total normalement recueilli s'élève à 1,217 milliard d'euros. Mais dans un souci de solidarité entre les deux divisions, la L2 doit encaisser bien plus (135 millions d'euros) qu'elle ne génère. Au vu des résultats spectaculaires de l'appel d'offres, les clubs de l'élite ont même accepté de lever le plafonnement qui empêchait la L2 de toucher plus de 110 millions d'euros par an, à l'initiative de Laurent Nicollin, le président de Montpellier.

Autre bénéficiaire de la manne générée par la L1 : la Fédération française, qui perçoit 2,5 % des droits télé du secteur professionnel. Vendredi, dans nos colonnes, Noël Le Graët, le président de la FFF, s'est d'ailleurs inquiété : « J'imagine que cette société (Mediapro, qui ne devrait pas verser non plus son échéance du 5 décembre) travaille avec ses actionnaires pour trouver des arguments financiers plus costauds. Mais cela créerait d'énormes difficultés pour les clubs français et même la Fédération si Mediapro ne tient pas ses engagements. La situation est pénalisante pour la Fédération. La Ligue doit nous reverser 31 millions d'euros cette saison. »

65 M€ par an prévus pour l'Agence nationale du sport

D'autres peuvent aussi s'inquiéter de la tournure prise par les événements. À commencer par l'UNFP, le syndicat des joueurs, historiquement intéressé (1 % du montant des droits, avec un plafonnement) au contrat télévisuel et qui doit toucher quasiment 10 millions d'euros par saison jusqu'en 2024. Les entraîneurs, par le biais de l'UNECATEF, leur syndicat, doivent encaisser 850 000 euros, les administratifs (SNAAF, 400 000) et les arbitres (SAFE, 200 000). Les deux syndicats de clubs (UCPF et Première Ligue) profitent aussi de l'aubaine, avec 1 million d'euros chacun.

Mais l'ensemble du mouvement sportif bénéficie aussi largement de l'argent récolté par le football auprès de ses diffuseurs. La taxe Buffet (du nom de la ministre des Sports qui l'a mise en place) s'élève à 5 % et doit permettre à l'Agence nationale du sport (ANS) de percevoir le montant record de 65 millions d'euros par an.

« Il en va aujourd'hui de la survie non seulement du football professionnel, mais du football tout court »

Roxana Maracineanu, ministre déléguée aux Sports

 
 
 

Consciente des enjeux, Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux Sports, est donc vite montée au créneau, même si sa capacité d'action est proche de zéro. « Nous veillerons de très près au niveau du ministère des Sports et de l'État à ce que ce contrat soit respecté, que les engagements pris soient maintenus, a-t-elle promis. Parce qu'il en va aujourd'hui de la survie non seulement du football professionnel, mais du football tout court, puisque cette convention qui lie la Ligue et le football amateur est conséquente et qu'une bonne partie des fonds qui émanent de ce contrat revient au sport amateur. »

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Les prestataires techniques français, autres victimes de l'arrivée de Mediapro

Mediapro ne suscite pas que des soucis aux seuls clubs de football et à la Ligue. Le diffuseur, qui est aussi producteur, impacte également les prestataires techniques français qui réalisent les rencontres.

Arnaud Hermant31 octobre 2020 à 00h05
 
 

Pour eux aussi, la pilule passe difficilement. Ils sont dans l'ombre du grand barnum qu'est le Championnat de France de football. Mais en sont un rouage majeur. Les sociétés de services techniques françaises historiques, AMP Visual TV et Euromedia, produisent les matchs pour les détenteurs de droits, Canal+ (2 matches de Ligue 1 par journée) et beIN Sports (2 matches de Ligue 2 par journée) mais pas pour Mediapro qui retransmet tout le reste. Le nouveau diffuseur, au coeur d'une profonde crise après avoir refusé de payer à la Ligue l'échéance de droits télé du mois d'octobre (172 M€) - et qui, après s'être placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre, ne devrait pas non plus honorer l'échéance de décembre -, fait travailler ses propres équipes de production sans faire appel aux françaises, quitte à faire venir des moyens du Portugal, d'Espagne ou de Turquie. « Si le foot français trinque, les prestataires techniques ont déjà payé l'addition depuis que Mediapro diffuse les matchs, explique ainsi Gilles Sallé, le patron d'AMP Visual TV. Depuis cinq ans avec Euromedia, on produisait entre 80 et 100 % des rencontres, désormais on est à 20 % seulement. »

 

"Avec Mediapro, il y a une dégradation de la qualité de la captation, car ils utilisent des moyens technologiques vieillissants

François-Charles Bideaux, co-directeur d'Euromedia

 
 
 

Les deux entreprises françaises, qui travaillent sur les grands évènements sportifs planétaires (Coupe du monde et Championnat d'Europe de foot, Jeux Olympiques), ont gardé seulement les matches diffusés par Canal+ et beIN Sports en Ligue 1 et en Ligue 2. AMP Visual TV a donc perdu 8% de ses revenus, Euromedia près de 25%. « Le foot génère vingt-cinq millions d'euros de revenus chaque année aux industries techniques, on est plus ou moins dépendant du football, poursuit Gilles Sallé. Ce n'est pas négligeable. Nos capacités d'investissement afin de moderniser notre matériel dépendent en grande partie de cette activité. C'est ainsi que nous sommes parmi les plus reconnus au monde. Si cela continue, il en va de la souveraineté de la réalisation technique à la française. » Outre le football, AMP Visual TV gère la captation de plusieurs grands évènements en France, notamment les cérémonies du 14 juillet, les 24 Heures du Mans, la cérémonie des César ou le Festival de Cannes pour lesquels elle doit sans cesse renouveler ses technologies. Actuellement, elle et Euromedia - cette dernière couvre aussi la captation d'événements comme le Grand Prix de Monaco ou les festivals des Francofolies et des Solidays - investissent des millions d'euros sur l'Ultra haute définition (UHD) et la technologie HDR qui rend l'image plus belle.

François-Charles Bideaux, co-directeur d'Euromedia, se dit aussi inquiet que Gilles Sallé et se montre particulièrement critique. « Avec Mediapro, il y a une dégradation de la qualité de la captation, car Mediapro utilise des moyens technologiques (caméras, car-régie, mélangeurs vidéo) vieillissants. Ils remplissent a minima le cahier des charges de production demandé par la Ligue, raconte l'ancien réalisateur vedette de Canal+ pendant des années. Il y a des défaillances, des problèmes de son... En Belgique, c'est pareil et les clubs se plaignent. » Il pointe une autre problématique : « Mediapro change les bases sociales des travailleurs en appliquant ses méthodes dans les pays où elle a acquis la production. Un local ne travaillera pas tant qu'il n'acceptera pas les conditions du diffuseur espagnol (salaire, jours fériés...). » Pour les deux dirigeants, c'est toute l'industrie audiovisuelle française et l'écosystème lié au football qui sont menacés. Ils en appellent aux pouvoirs publics.
Mediapro réfute ces accusations. Elle nous a fait savoir que « contrairement à Canal+ qui n'est que diffuseur, Mediapro possède une division dédiée à la production qui travaille dans le monde entier et est présente en France depuis de plus de dix ans (elle était notamment le prestataire du dispositif technique de beIN Sports France entre 2012 et 2020). Euromedia travaille dans d'autres pays comme nous, poursuit-on chez le producteur-diffuseur sino-catalan. C'est nous qui avons produit le Final 8 de Ligue des champions pour l'UEFA à Lisbonne pour le monde entier ainsi que les trois finales européennes de la saison dernière. On peut comprendre que nos concurrents français soient mécontents d'avoir perdu des marchés mais nous aussi, parfois, on en perd. » Au sujet des critiques portant sur les conditions de travail, là encore Mediapro les dément et annonce que « plus de 90 % des techniciens travaillant pour nous en France sont Français. »

 

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Coup de chance pour >Téléfoot/Médiapro ! Ce reconfinement ne nous permettant plus d'aller au stade, les "mordus" n'auront plus d'autre choix que la TV .

C'est pas juste ! (VO Caliméro)

😰

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47 minutes ago, lavernelle said:

Coup de chance pour >Téléfoot/Médiapro ! Ce reconfinement ne nous permettant plus d'aller au stade, les "mordus" n'auront plus d'autre choix que la TV .

C'est pas juste ! (VO Caliméro)

😰

Ne te précipite pas pour t’abonner à Telefoot déjà samedi c’est sur Beinsport ;)

Moi je suis mordu du Clermont Foot, ça me fait ch**r de ne pas pouvoir les voir jouer, mais il est hors de question que je m’abonne, c’est trop cher. Et puis on est bien d’accord à un moment Mediapro, vu qu’ils ne payent pas, ils vont finir par être interdit de stade.

Je ne sais pas si ça l’a fait à d’autres mais depuis le confinement, à part Clermont, je n’ai plus envie de regarder un match de ligue 1 ou de ligue 2.

Edited by hermann

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Mediapro souhaite une baisse d'un quart des droits télé de Ligue 1-Ligue 2

Mediapro a proposé plusieurs pistes de réflexion dans le cadre de la négociation avec la LFP, dont une ristourne de près de 25 % de sa facture pour 2020-2021.

Arnaud Hermant (avec E. M.)05 novembre 2020 à 23h40
 
 

L'heure est à la négociation entre Mediapro et La Ligue de football professionnel (LFP), sous l'égide du conciliateur Marc Sénéchal. Le diffuseur de la L1 et de la L2, qui a obtenu les droits pour quatre ans (2020-2024) contre près de 820 M€ annuels, a refusé de payer sa traite du mois d'octobre d'un montant de 172,3 M€ et s'est placé sous la protection du tribunal de commerce de Nanterre afin d'essayer d'obtenir un arrangement judiciaire. Cette conciliation, prévue par les ordonnances Covid-19 de mai dernier, peut permettre aux entreprises en difficulté financière d'obtenir le gel de leurs engagements le temps de la procédure, qui peut durer quatre ou cinq mois.

Compte tenu des enjeux pour les clubs de football professionnel français et des montants très importants, Marc Sénéchal souhaite aller vite et trouver une solution pour le 7 décembre. En attendant, il discute avec chacune des parties avant qu'elles ne le fassent entre elles, toujours par son entremise.

Une baisse souhaitée uniquement pour cette saison

Dans l'entourage du diffuseur, on a ciblé plusieurs pistes de réflexion, dont une financière. La société espagnole aimerait une baisse des droits en raison de la crise sanitaire, comme l'avait annoncé Jaume Roures, son patron, le 21 octobre, pour la saison 2020-2021 et uniquement pour celle-là en l'état des échanges. Son montant est compris entre 170 et 200 M€, soit près d'un quart de ce qui est dû. Si la Ligue devait accepter d'accorder une telle ristourne, ses autres diffuseurs (Canal +, beIN Sports et Free) en demanderaient, à coup sûr, autant.

Une telle décote ramènerait les droits audiovisuels du foot français à environ 900 M€ par an au lieu du 1,2 milliard promis à l'origine. Pour étayer sa sollicitation, Mediapro a fourni divers arguments qui seraient recevables pour certains. À date, il n'est pas dit que la LFP et son président, Vincent Labrune, acceptent une telle baisse, sauf s'il s'agit de la moins mauvaise solution dans ce dossier ultra-sensible.

Mediapro souhaite rallonger le contrat

L'autre réflexion menée par Mediapro n'a pas de chances d'aboutir rapidement parce qu'elle nécessiterait un changement législatif. Il aimerait voir son contrat s'allonger de deux ans supplémentaires, soit jusqu'en 2026, afin de compenser cette première saison galvaudée et si particulière. La chaîne payerait 820 M€ chaque année de plus. Or, l'appel d'offres de 2018, qui lui a permis de décrocher la majorité des droits de la L1 et de la L2, est prévu pour durer quatre ans. L'allongement du présent bail se heurterait donc à la loi. « À ce jour, toutes les options sont sur la table, confie un connaisseur du dossier. Les avocats et comptables étudient les différents scénarios afin de voir s'ils sont réalistes. La volonté de tout le monde est d'aller vite mais rien ne dit que dans un mois tout soit réglé. »

Pour pallier la défection de son principal bailleur en octobre, la Ligue a contracté un prêt de 120 M€ auprès de la filiale anglaise d'une banque américaine. Elle a déjà une autre ligne de crédit ouverte d'un montant assez proche pour l'échéance prévue début décembre que Mediapro ne payera pas non plus.

Edited by hermann

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Ah Noël Le Graët peut parler : il a largement oeuvré pour ensevelir les clubs français sous un premier emprunt de 225 millions....

Ces génies nous expliquaient à l'époque : "non mais pas de panique, on a le jackpot des nouveaux droits TV qui arrivent".... on a vu le résultat ! Il a fallu 3 petits mois pour mesurer l'ampleur du désastre. 

Aujourd'hui l'heure est grave. Car les plus en danger ne sont pas les grands clubs, mais bien les clubs plus modestes, et notamment la Ligue 2. Le gâteau ayant rétréci, l'élite va désormais tout faire pour diminuer les parts qu'elle doit reverser. Le déplafonnement des 110 millions va probablement sauter. Et déjà on nous parle de L1 à 18... Ces messieurs qui ont crée la pénurie vont maintenant nous proposer de gérer la pénurie. Et donc réduire la solidarité. 

 

C'est de mon point de vue un très mauvais signal de voir Labrune (élu par le même clan que celui qui avait imposé la non reprise des championnats) évoquer une L1 à 18.

« Il n'est pas question de ligue fermée. Il s'agit simplement d'ouvrir un débat sur le nombre de clubs participant à la Ligue 1 et à la Ligue 2. Nous devons redessiner le format de nos compétitions. C'est obligatoire, sinon nous mourrons d'ennui en matière de spectacle et d'épuisement en matière d'investissements »

Il va falloir que ces génies nous expliquent comment ils comptent maintenir le niveau des droits tv (ou plutôt ne pas trop les baisser) en proposant aux diffuseurs moins de matchs et donc moins de retransmissions ? 

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L'erreur qui date des années 2000 a été de se rendre esclave des droits télé qui au fur et à mesure des années grignote des pourcentages dans l’ensemble des revenus du club, en faisant grimper également les ventes de produits dérivés. à contrario, les entrées au stade ont chuté comme la fréquentation car le besoin de spectateurs est "moins important" d'un point de vue financier. Le foot s'est tué lui-même car géré par des financiers. On constate ça un peu partout, pas seulement au foot. les revenus financiers au détriment de spectateurs, bravo, sauf que ces gens qui en profitent s'en foutront quand tout sera à terre, ils auront eu le temps de s'en mettre plein les poches.

On dit que lorsque l'on vit une crise importante, c'est une opportunité et une chance de changer profondément, il faut la saisir. Je crois que les élucubrations et visions limitées des gens la finance ont induit des comportements nocifs qu'il est temps d’arrêter, dans le foot et dans l'économie en général. C'est vraiment un changement de paradigme total qu'il faut enclencher, nous verrons bien si ça arrive dans un secteur ou l'autre de l'économie, mais il me semble qu’on ne peut plus tirer sur la ficelle

Il est impossible de raisonner dans un système pareil, car en bougeant un pion, tout s'écroule, la réponse de Le Graet est "minute papillon, il faut consulter les télés" voilà, on sait qui décide désormais, au cas où on aurait un doute

Média pro s'en fou complétement du championnat de France, ce qu'il veut c'est un rallongement du bail, quelle arrogance qui passerait presque pour un service rendu,

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"Pendant qu'elle demande une baisse de 25% à la LFP, Mediapro demande le remboursement des 52M€ d'avance payés à la Serie A ainsi que 210M€ de dommages et intérêts pour avoir rompu le contrat signé en mars 2018"

https://www.palco23.com/media/mediapro-abre-otro-frente-y-reclama-260-millones-de-euros-a-la-serie-a.html

 

Le foutage de gueule est surnaturel... voilà des gens qui gagnent des appels d'offres en proposant des sommes qu'ils ne comptent jamais payer. Puis une fois qu'ils ont les droits, exigent des rabais ! Et si jamais les Ligues refusent et rompent les contrats, ces voyous demandent les remboursements et des dommages et intérêts...

Je suis en colère contre la LFP qui a rendu ça possible alors qu'elle savait pourtant tout ce qui s'était passé en Italie... 

Edited by leonidas

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Les tristes courbes d'audience de la Ligue 1

Entre le contexte inédit de la saison et les changements de cases et de diffuseur, la visibilité du Championnat de France en a pris un coup depuis la reprise.

Sacha Nokovitch13 novembre 2020 à 20h48
 
 

La lecture des audiences du week-end du 1er novembre a dû susciter quelques mines sombres au sein de la Ligue de football professionnel (LFP). Sur Canal +, le Grand Prix de Formule 1 d'Émilie-Romagne avait réuni, à lui seul, 1,06 million de téléspectateurs, soit près du double des scores cumulés de la Ligue 1 sur la même chaîne cryptée avec pourtant l'affiche du samedi soir, Nantes-PSG (583 000 téléspectateurs), et le match du dimanche à 17 heures, Monaco-Bordeaux (513 000).

Un signal d'alerte parmi d'autres depuis la reprise du Championnat de France, le 21 août. Le lancement du nouveau cycle (2020-2024) allait de facto avoir une incidence sur l'entame de la saison avec l'arrivée de nouvelles cases - le samedi soir (à 21 heures), le dimanche (à 13 heures) - et d'un nouvel acteur, Mediapro, et sa chaîne Téléfoot. La LFP rappelle qu'il est donc difficile de se lancer dans toute forme de « comparaison avec les saisons précédentes » et que l'arrivée d'un nouvel entrant est une donnée à prendre en compte dans la visibilité des matches de la Ligue 1 aujourd'hui.

« Cette situation n'est pas inédite, nous a-t-elle fait savoir par mail. En 2012, par exemple, huit des dix matches de Championnat étaient diffusés sur une nouvelle chaîne, beIN Sports. Cela n'a pas affecté l'intérêt pour le Championnat de France sur la durée. » Certes, mais beIN n'était pas le diffuseur des dix meilleures affiches de la saison comme la chaîne Téléfoot aujourd'hui.

« La qualité du jeu n'est pas au rendez-vous et les clubs français ne performent pas en Coupe d'Europe, ce qui fait qu'on a moins envie de les suivre en L1 »

Philippe Bailly, président du cabinet NPA Conseil

 
 
 

« Il n'y aurait que l'arrivée du nouvel acteur, ça irait, analyse Philippe Bailly, président du cabinet NPA Conseil, habitué à suivre les audiences du Championnat de France. À moins d'être un inconditionnel d'un club de Ligue 1 - et encore, il faut s'accrocher -, il y a un effet huis clos sur la qualité du produit audiovisuel. Celle du jeu n'est pas au rendez-vous et les clubs français ne performent pas en Coupe d'Europe, ce qui fait qu'on a moins envie de les suivre en L1. Cela ressemble à une saison noire et cela se ressent aussi sur les audiences. » La Ligue ajoute un dernier élément d'explication : une « concurrence inhabituelle » cet automne avec « la reprogrammation d'événements sportifs majeurs en clair : Tour de France, Roland-Garros et Tournoi des Six Nations ».

Le premier bilan média de la L1 s'organise, chaque saison, à la fin des dix premières journées, en toute discrétion, sauf quand la LFP peut se féliciter des scores établis. C'était le cas en octobre 2017, à quelques mois de lancer un nouvel appel d'offres. Neymar et Mbappé venaient de rejoindre le PSG et le Classique OM-PSG (2-2) attirait alors 2,57 millions de téléspectateurs le dimanche soir, la case explosant sa moyenne de 39 % par rapport à 2016.

Cette saison, après plus de trente ans d'exposition sur Canal +, la case historique du dimanche soir est passée chez son nouveau concurrent : Téléfoot, la chaîne. La maison mère Mediapro, qui a gelé le paiement des droits pendant la procédure de conciliation avec la LFP (*), n'a annoncé jusqu'ici qu'un seul chiffre, celui de ses 600 000 abonnés, le 21 octobre. Contrairement à Canal + dont les chiffres d'audience sont calculés quotidiennement par Médiamétrie, Téléfoot est une chaîne thématique et commande ponctuellement des mesures d'audience à l'institut, qu'elle décide de communiquer... ou non. Elle prévoit justement de donner des premiers éléments prochainement...

Les autres disciplines, F1, Moto GP plus en vue sur Canal +

Mais pour ce premier bilan, on ne peut dresser qu'un constat : une top audience de Téléfoot est inférieure à 600 000 téléspectateurs... Et même chez son concurrent, Canal +, partenaire historique du foot français, les scores décollent difficilement. L'audience moyenne du samedi soir (où sont diffusés vingt-huit premiers choix de la saison) se situe pour le moment à 635 000 téléspectateurs (3 % de part d'audience) et celle du dimanche à 17 heures a attiré jusqu'ici 460 000 abonnés en moyenne (3,3 % de PdA).

Mais samedi dernier, PSG-Rennes (3-0), a réalisé le record de la saison en dépassant, pour la première fois, la barre du million. « Le reconfinement, c'est génial pour Canal, estime Philippe Bailly. Les fans de foot qui dînaient entre amis le samedi soir et qui sont bloqués en ce moment, s'ils gardent ce nouveau réflexe L1 à la sortie du confinement, ce sera tout bon pour la chaîne. »

Du côté de la Ligue, on réclame un peu de patience. « L'exploitation de nouvelles cases horaires pour Canal + demande un temps d'adaptation aux téléspectateurs. Ceci est vrai pour la case du dimanche 17 heures, préalablement dévolue au Top 14, mais plus encore pour la case du samedi 21 heures, historiquement consacrée au cinéma sur Canal +, et qui présente une concurrence télé différente du dimanche soir. Nous avions fait le même constat en 2016 à la création d'une nouvelle case, le vendredi soir, sur Canal + Sport. Et nous sommes confiants, cette habitude va se renforcer pour tirer les audiences vers le haut. »

Dans les couloirs de Canal, on se dit rassuré par ce dernier score au million mais on constate aussi que le manque de visibilité de la L1 bénéficie aux autres disciplines diffusées sur la chaîne, comme la F1 (915 000 téléspectateurs de moyenne, +20 % par rapport à 2019) et le MotoGP (697 000, + 69 %). Mais la LFP l'assure, et se rassure : « Nous réalisons des études d'opinion, en parallèle du suivi des audiences, qui nous permettent d'avoir une vision précise des facteurs d'abonnement aux chaînes payantes, et quels sont les produits de complément. Et la Ligue 1 est très largement le premier driver d'abonnement à Canal + et à Téléfoot ».

(*) Mediapro réclame un rabais sur le prix des droits de la saison en cours, en raison du contexte sanitaire et économique lié au coronavirus.

Top 3 des audiences de Ligue 1
1,026 M (4,3 % de part d'audience) : PSG-Rennes (3-0), le 7 novembre.
982 000 (4,6 % de PdA) : Lens-PSG (1-0), le 10 septembre.
725 000 (3,4 % de PdA) : OM-Bordeaux (3-1), le 17 octobre.
Toutes sur Canal+, Téléfoot n'a pas donné les siennes.
publié le 13 novembre 2020 à 20h48

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