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    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Lfp-1-49-million-d-euros-d-indemnites-pour-didier-quillot/1173132

    250 000 euros de bonus pour la réussite de l'appel d'offres sur les droits de diffusion (période 2020-2024)

    Mediapro / LFP : la Ligue pourrait récupérer les droits mais pas l'argent

    La LFP pourrait trouver rapidement un accord avec Mediapro pour récupérer ses droits. Mais en perdant l'essentiel des sommes dues par son principal diffuseur.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant11 décembre 2020 à 00h00
     
     

    L'interminable feuilleton entre la LFP et Mediapro, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros), livre ses derniers épisodes. Jeudi matin, lors du conseil d'administration (CA) de l'instance, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, a expliqué être encore en négociation, mais très proche de la fin des discussions avec le groupe sino-espagnol.

     

    Ce qui ne résout pas tous les problèmes. Car, comme l'a expliqué ce spécialiste des entreprises en grande difficulté, le football français est désormais devant un choix cornélien : soit il accepte les conditions de Mediapro (en gros, un abandon du contrat en payant une très faible indemnité, inférieure à 50 M€, et la garantie de ne pas être poursuivi ni par la Ligue ni par SFR, Free, Orange et Bouygues Télécom, les fournisseurs d'accès à Internet), soit il va au clash et le diffuseur est placé en liquidation judiciaire.

    On entrerait alors dans un combat juridique long et incertain. « Le choix entre la peste et le choléra », comme l'a résumé un participant. Pour le conciliateur, pas de doute, il faut opter pour un accord avec Mediapro, même si les conditions ne sont pas idéales, afin que la LFP récupère ses droits.

    Dans la foulée, Vincent Labrune a pris la parole, avec un discours un peu plus dur. Le président de la Ligue veut, lui aussi, sortir Mediapro du jeu pour se tourner vers un diffuseur solvable mais en obtenant une indemnité financière plus importante. Si le nouvel entrant en instance de départ est en mesure de la verser...

    18 décembre, la date butoir pour la conciliation

    Labrune a également annoncé qu'un nouveau CA pourrait être convoqué dès aujourd'hui pour prendre une décision définitive si c'est nécessaire. Ou se réunir les jours suivants, puisque, tard jeudi soir, aucune convocation n'avait été envoyée aux administrateurs de la LFP. En sachant qu'il reste encore un petit peu de marge, car la date officielle de fin de la conciliation est le 18 décembre. Mais la LFP et le conciliateur veulent aller vite.

    Lors du CA, Jean-Pierre Rivère, le président niçois, s'est également dit favorable à une issue rapide avec Mediapro afin de passer à autre chose. Et a milité pour que quelques présidents de club épaulent Labrune, si nécessaire, dans la toute dernière ligne droite, afin de peser sur les ultimes arbitrages. Le ton ne contenait aucune défiance vis-à-vis de la direction de la LFP, mais une volonté d'aider. Nasser al-Khelaïfi, le président du PSG, s'est exprimé rapidement, selon un observateur, « en donnant le sentiment, entre les lignes, qu'il était est plutôt pour l'option dure vis-à-vis de Mediapro ».

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    Le nombre de matches de L1 diffusés par Téléfoot, la chaîne du groupe Mediapro, à chaque journée de Championnat. Elle diffuse aussi 9 rencontres de Ligue 2.

    Dans la soirée, les discussions se sont poursuivies entre la LFP, Mediapro et le conciliateur. Labrune entend obtenir la restitution des droits plus une somme d'argent qui s'approche de la valorisation des matches diffusés par Téléfoot, la chaîne de Mediapro, et non payés. Cette facture tourne autour de 140 M€. Une somme qui sera sans doute impossible à obtenir.

    La forte rancune de Canal + à l'égard de Mediapro

    Si ces ultimes tractations aboutissent, il faudra alors trouver un opérateur solvable susceptible de prendre très vite le relais. Canal +, le diffuseur « historique » de la L1, n'a pas formulé d'offre, mais se dit prêt à le faire si la situation se décante avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance.
    Mais Canal + ne veut pas bouger avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Cette attitude très distante des dirigeants de la chaîne cryptée, ces dernières heures, a créé un début d'inquiétude à la Ligue. « Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Canal + ne veut pas bouger vite, croit savoir un observateur. La première est financière. Il s'agit d'une entreprise cotée en Bourse. Ce n'est pas évident de réaliser une telle opération à quinze jours de la clôture des comptes. Cela peut avoir une répercussion sur le cours de Bourse. »
    Le ressentiment à l'égard de Mediapro est également puissant, n'incitant pas Canal + (au grand dam de la LFP et de Marc Sénéchal) à participer à un règlement global. « Vincent Bolloré (qui contrôle Vivendi, la maison mère de la chaîne cryptée) en veut terriblement à Mediapro, poursuit ce proche du dossier. La sortie peu "honorable" du groupe sino-espagnol, ça lui déplaît fortement. Le côté : "On a occupé l'appartement pendant six mois, on a un peu tout cassé et vous rend les clés", ça ne lui va pas. Et il se dit au passage : "Chaque jour qui passe, je leur fais un peu plus mettre un genou à terre". Il n'a donc aucun intérêt à se presser. Pour acheter à des prix incroyables, il est champion du monde. »
    S'il traîne, risque-t-on de vivre la situation inédite d'un diffuseur parti avant que le suivant n'arrive ? Avec des matches non diffusés en attendant ? Ou même de voir Mediapro qui décide unilatéralement les retransmissions pour mettre la pression ? Personne ne veut y croire, même si, dans cette affaire, on n'est plus à une mauvaise surprise près.

    Edited by hermann
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    Officiel : telefoot ferme.

    3 petits mois et puis s'en vont. 

    Le conciliateur nommé par le tribunal de commerce a "permis" d'arriver à cet accord permettant à la LFP de récupérer ses droits. Telefoot a donc pu diffuser 3 mois de L1/L2 sans débourser 1 centime. Gratuitement.

    Pour le football français, en plus des 243M perdus par l'arrêt de la saison passée, il faut donc ajouter les 172M de l'échéance d'octobre et les 152M de l'échéance de décembre. 

    Sans parler de la baisse des recettes billeterie due au covid et de la perte sur le montant des prochains droits tv qui seront forcément acquis à un prix très inférieur...

    Ce sont des clubs français en grande difficulté financière qu'on va retrouver. Et comme c'est le football professionnel qui finance le football amateur en France, je vous laisse imaginer la suite...

    J'espère qu'un jour on demandera des comptes pour ce désastre.

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    51 minutes ago, leonidas said:

    Officiel : telefoot ferme.

    3 petits mois et puis s'en vont. 

    Le conciliateur nommé par le tribunal de commerce a "permis" d'arriver à cet accord permettant à la LFP de récupérer ses droits. Telefoot a donc pu diffuser 3 mois de L1/L2 sans débourser 1 centime. Gratuitement.

    Pour le football français, en plus des 243M perdus par l'arrêt de la saison passée, il faut donc ajouter les 172M de l'échéance d'octobre et les 152M de l'échéance de décembre. 

    Sans parler de la baisse des recettes billeterie due au covid et de la perte sur le montant des prochains droits tv qui seront forcément acquis à un prix très inférieur...

    Ce sont des clubs français en grande difficulté financière qu'on va retrouver. Et comme c'est le football professionnel qui finance le football amateur en France, je vous laisse imaginer la suite...

    J'espère qu'un jour on demandera des comptes pour ce désastre.

    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Mediapro-c-est-fini/1204329

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    CFoot, Orange Sport, TPS Star : comme Téléfoot, ces chaînes aussi se sont arrêtées plus tôt que prévu

    Avant Téléfoot, d'autres chaînes de sport, TPS Star, Orange Sport et CFoot, ont disparu du paysage audiovisuel français, souvent après une existence assez courte.

    François-Guillaume Lemoutonmis à jour le 11 décembre 2020 à 12h04
     
     

    La lente agonie de TPS

    Lancé en décembre 1996 par TF1 et M6 principalement et d'abord dédié au cinéma, le bouquet satellite TPS s'attaque au foot en 1999 (après un essai pendant la Coupe du monde 1998). TPS diffuse alors l'affiche du samedi soir en exclusivité sur sa chaîne, d'abord appelée Superfoot puis TPS Foot. En septembre 2001, sur le canal 4 de TPS, clin d'oeil au rival Canal, apparaît TPS Star, destinée à concurrencer la chaîne cryptée, en utilisant sa recette : du foot et du cinéma.

    L'illusion durera trois ans. Après avoir ravi les droits de la Premier League à Canal+ en mars 2004, quelques mois plus tard, le 10 décembre, TPS perd l'appel d'offres de la L1 face à son concurrent. Poussé dans ses retranchements, Canal+ a payé 600 millions d'euros par an (de 2005 à 2008) pour s'assurer d'écraser son concurrent. Dans la rédaction de TPS, tout le monde a compris que c'était la fin. « On se sent humiliés, lâche alors un journaliste. Le foot anglais, c'était censé être la cerise sur le gâteau mais il n'y a plus de gâteau du tout. »

     

    En janvier 2007, Canal absorbe TPS, par le biais d'une fusion du bouquet avec Canalsat. Si le bouquet TPS lui-même disparaît le 31 décembre 2008, la chaîne TPS Star continue, elle, d'exister mais le groupe Canal va alors méthodiquement la déshabiller de tous ses programmes, en ne lui laissant que des films et des matches de second ordre. Canal+ cesse de diffuser TPS Star sur le câble, le satellite et l'ADSL le 4 avril 2012 et sur la TNT payante le 4 mai suivant.

    Orange Sport, un dernier Roland et puis s'en va

    Débarqué en grande pompe le 9 août 2008, avec une des affiches de la première journée de Ligue 1, Rennes-Marseille (4-4), présentée sur place par Céline Géraud, Orange Sport n'est pas restée longtemps une alternative à l'hégémonie de Canal+. Avec un seul match de Ligue 1 en direct à la télévision, réservé aux abonnés triple play d'Orange (internet haut débit, téléphonie et télévision), la chaîne souffre d'une audience limitée, malgré son catalogue de droits (Serie A, Ligue de diamant en athlétisme, NBA...). « Orange Sport, en fait c'était Orange samedi soir »,dira Xavier Couture, ancien directeur des contenus de la chaîne, pour résumer l'échec du projet.

    À l'automne 2009, la défaite d'Orange face à Canal dans l'appel pour les droits de la Premier League, marque le début de la fin pour la chaîne. Le 6 mars 2012, France Telecom officialise l'arrêt d'Orange Sport, consécutive à la décision de son nouveau patron, Stéphane Richard, de se concentrer sur l'agrégation de contenus. Après un dernier direct de Ligue 1, Lorient-PSG (1-2), le 20 mai, Orange Sport conclut son passage dans le paysage audiovisuel avec Roland-Garros, au mois de juin. « C'est moi qui avais fait le dernier programme diffusé par la chaîne, se souvient Amandine Morhaïm, ancienne responsable éditoriale de la chaîne. C'était une rétrospective de 90 minutes avec les meilleurs moments de l'année. »Un programme conclu par un message sobre : « Orange Sport n'est plus diffusé depuis le 30 juin 2012, merci à tous pour votre fidélité ». Orange avait trouvé dans la foulée un accord avec beIN Sports autour du transfert de ses quelque 400 000 abonnés, et cédé le restant de ses droits à Canal+ (Ligue de diamant et Masters 1000 de tennis).

    CFoot, même pas un an d'existence

    Lancée en juillet 2011 par la Ligue de football professionnel (LFP), CFoot était déjà proche de sa fin avant même de commencer à émettre. Censée empêcher Canal de se constituer un monopole au détriment du foot français, avec la perspective du retrait d'Orange, la chaîne de la Ligue avait perdu sa raison d'être un mois plus tôt, avec l'arrivée d'Al-Jazeera, la maison mère de beIN Sports, sur le marché des droits du foot français, en juin 2011, avec l'acquisition dans un premier temps de deux matches de L1. « En démarrant en juillet, on savait déjà que ça allait être difficile », se souvient David Astorga, aujourd'hui présentateur de Rookies, sur Free.

    Pénalisée par le choix de la TNT payante, un conflit larvé de distribution avec Canalsat et une offre limitée (essentiellement le multiplex de Ligue 2), CFoot ne dépassera pas les 350 000 abonnés. Le 10 février 2012, la LFP confirme une information de L'Équipe et annonce la fermeture de sa chaîne « cent pour cent foot ». « C'était une énorme déception, un coup de massue », se souvient Carine Galli, qui couvrait les affiches de Ligue 2 en bord de terrain. Présidée par Jean-Michel Roussier, depuis directeur éditorial de Téléfoot, la chaîne avait malgré tout continué de diffuser jusqu'au bout la saison de Ligue 2, terminée par un dernier multiplex, le 18 mai 2012, présenté par Astorga. « Je ne me souviens plus trop de ce que j'avais dit, j'avais dû balancer un truc du genre : ''À bientôt pour de nouvelles aventures''. » » Après quelques jours meublés par des rediffusions, la chaîne avait finalement cessé d'émettre le 31 mai 2012, à 23h59, après même pas un an d'existence.

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    La LFP va monter une filiale commerciale

    Jeudi, en assemblée générale extraordinaire, les clubs ont voté pour la création d'une future société commerciale de la Ligue.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant11 décembre 2020 à 00h00
     
     

    La première marche a été franchie jeudi lors de l'assemblée générale extraordinaire de la Ligue de football professionnel (LFP). Les clubs de Ligue 1 et de L2, après validation du bureau et du conseil d'administration de l'instance, ont voté pour une réforme des statuts, et notamment son point principal : « La possibilité de créer une filiale commerciale ou de prendre des participations dans une société en rapport avec l'objet de la LFP. »

    Maintenant, cette étape initiale doit être soumise au vote de l'assemblée fédérale de la FFF puis obtenir l'acceptation du ministère des Sports. Sachant que la prochaine assemblée fédérale est prévue en mars, la constitution d'une filiale commerciale n'est pas pour tout de suite. Elle risque de prendre au moins six mois.

    Pourtant, compte tenu de la grave crise financière traversée par les clubs avec la pandémie de Covid et le non-paiement par Mediapro de ses échéances, les dirigeants des équipes professionnelles se retrouvent dans des situations très compliquées, pour ne pas dire catastrophiques. Alors, certains imaginent que la filiale commerciale - surtout si un investisseur y adhère en échange de l'apport de plusieurs centaines de millions d'euros contre un pourcentage sur les futurs droits télé, sur le modèle de ce qui est sur le point d'exister en Italie avec la Serie A - offrirait une bouée de sauvetage bienvenue.

    Un projet qui n'emballe pas les dirigeants de L1 et de L2

    Selon une étude à paraître ce vendredi, menée par la société Sport Value auprès d'une partie des dirigeants de clubs de L1 et de L2, seulement 21 % d'entre eux militeraient pour cette alternative. Ils sont plus nombreux (58 %) à souhaiter un assouplissement des règles de la DNCG. Une autre possibilité consisterait en la création d'une société, dont les clubs conserveraient la maîtrise, détentrice des contenus et des images du foot français.

    Elle pourrait s'adosser à des spécialistes de la production. Cette option éviterait des épisodes comme celui qui se déroule actuellement avec Mediapro, c'est-à-dire que la Ligue se retrouve, en cas de conflit, privée de ses droits télé.

    Parmi les autres modifications de statuts votées jeudi après-midi par l'assemblée générale, figure l'intégration d'un système de pondération des voix à l'assemblée générale pour élire les représentants de Ligue 1 et de Ligue 2 afin que chaque division ait un poids plus important pour choisir ses représentants au conseil d'administration de la LFP. Et, enfin, là aussi, cela n'est pas neutre, la clarification des rôles du président et du directeur général, avec la possibilité pour le président de devenir exécutif, ce qui n'était pas le cas précédemment.

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    Mediapro, c'est terminé. La Ligue de Football Professionnel et le groupe sino-espagnol auraient trouvé un accord pour rompre leur contrat concernant la diffusion de la Ligue 1 et la Ligue 2. La chaîne Téléfoot va s'arrêter. Entre les abonnements et la future diffusion des matchs, cela change évidemment bien des choses pour les amateurs de football. Explications.

    Si vous êtes abonné à Téléfoot

    Selon les données communiquées par Mediapro, 600.000 personnes étaient abonnées à la chaîne Téléfoot. Des abonnés qui vont donc se retrouver le bec dans l'eau puisque l'Equipe a annoncé ce vendredi que les canaux allaient cesser d'émettre prochainement

    Dans ce cas de figure les conditions générales d'abonnement sont très claires. Si vous êtes engagé, Mediapro (MSF) stipule que la société "peut également mettre fin au Contrat d’Abonnement dans les cas suivants : faillite de MSF, cessation des activités de MSF, résiliation de la convention du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Dans ce cas, toutes les sommes payées par l'abonné pour le reste de l'abonnement seront remboursées par MSF sans retard excessif". Outre cette mention de retard excessif, aucun délai n'est en revanche stipulé. Cela concerne les personnes qui ont souscrit à l'offre de douze mois prépayés (269,90 euros pour douze mois).

    Pour les personnes procédant à un paiement mensualisé avec engagement de 12 mois à 25,90 euros, la règle est claire mais pas surprenante : tout mois commencé est dû. En gros, aucun remboursement ne sera effectué pour le mois de décembre. L'engagement sera de fait arrêté conformément aux conditions générales précisées ci-dessus. En cas de litige,  le code civil permet de suspendre les paiements (une partie peut refuser d'exécuter son obligation, alors même que celle-ci est exigible, si l'autre n'exécute pas la sienne et si cette inexécution est suffisamment grave ;  article 1219 modifié par Ordonnance n°2016-131 du 10 février 2016 - art. 2 ).

    Pour les abonnés sans engagement (29,90 euros par mois), chacun peut résilier son contrat mensuel à tout moment à partir de son compte dans la rubrique «Mon Compte » du site internet. Si l'abonnement a été effectué via l'App Store, l'abonnement peut être résilié uniquement en utilisant le compte iCloud de l'abonné. On ne saurait vous conseiller de faire les démarches rapidement. Mais tout mois commencé est dû. 

    Si vous êtes abonné à Téléfoot via un fournisseur d'accès internet

     

    Beaucoup de clients de Mediapro ont souscrit à la chaîne Téléfoot via SFR, Orange, Free ou Bouygues. Et les choses sont un peu plus complexes, les offres étant souvent couplées avec d'autres chaînes. Pour les personnes non engagées, le plus simple est de demander de résilier le plus rapidement possible via leur espace client. Pour les personnes engagées, il est conseillé de se rapprocher des différents services clients en précisant et en insistant bien sur le fait que la prestation ne correspond plus à l'offre initialement prévue.

    Où regarder la Ligue 1 et la Ligue 2 ?

    Le site de la chaîne Téléfoot fait encore la promotion de l'affiche de dimanche soir Paris SG - Lyon (21 heures). Mais après ? Selon le Parisien, les quatre dernières journées de championnat jusqu'à la trêve le 23 décembre seront encore diffusées sur Téléfoot. Une information par ailleurs confirmée par Mediapro auprès de l'AFP ce vendredi.

    Pour la reprise le mercredi 6 janvier, rien n'est en revanche encore décidé. Mais le diffuseur historique Canal+ pourrait bien entrer dans la danse. C'est la piste en tout cas la plus crédible. La Ligue de Football Professionnel a tout fait pour récupérer les droits le plus vite possible et gagner ainsi du temps dans la recherche d'un nouveau diffuseur.

    Arnaud Clergue

    Article La Montagne 

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    Téléfoot va s'arrêter mais diffusera ses matches de Ligue 1 et Ligue 2 ce week-end

    Accord de rupture entre la Ligue et Mediapro, fermeture de Téléfoot et compensation financière pour la Ligue à la clé : les informations de ces dernières heures n'auront pas d'effet sur le programme du week-end en Ligue 1 et Ligue 2.

    11 décembre 2020 à 16h18
     
     

    Conformément au contrat initial entre la Ligue et Mediapro - en passe d'être rompu avec une compensation financière à la clé selon nos informations - la chaîne Téléfoot doit diffuser ce week-end 8 rencontres de Ligue 1 et autant de Ligue 2, comme elle le fait depuis le début de la saison. Et elle le fera bien puisque Mediapro s'est engagé dans le cadre de l'accord de rupture conclu avec la Ligue à assurer la diffusion des matches jusqu'à ce qu'il y ait un nouveau diffuseur.

     

    Pour les abonnés (qui devraient pouvoir interrompre leur paiement quand l'arrêt des programmes sera effectif), les 14e journée de L1 et 15e de L2, parmi les dernières sinon les dernières sur Téléfoot, devraient donc se dérouler comme prévu à l'écran.

    Un programme alléchant

    En Ligue 1, cette 14e journée débute ce vendredi soir (21 heures) par la rencontre ASSE-Angers et s'achèvera dimanche à la même heure par le choc entre le PSG et Lyon. Ces deux matches, et six autres, dont OM-Monaco samedi (17 heures), sont programmés sur Téléfoot selon une routine désormais bien établie depuis le début de la saison.
    En Ligue 2, le programme est très chargé dans les jours prochains sur Téléfoot. Outre ses 8 matches de la 15e journée à diffuser de samedi à mardi, dont Nancy-Auxerre samedi à 19 heures, la chaîne doit aussi mettre en images deux matches en retard des 9e (Niort-Grenoble) et 11e journées (Nancy-Troyes) mardi à 20 heures.

    Les autres rencontres de ce week-end fort dense en oppositions alléchantes seront diffusées par les deux autres partenaires télé de la Ligue, qui disposent des droits de deux matches de Ligue 1 (Canal+) et de deux matches de Ligue 2 (beIN Sports). L'affiche du samedi soir (21 heures) en Ligue 1 verra Lens recevoir Montpellier devant les caméras de la chaîne cryptée, idem pour le match Lille-Bordeaux dimanche à 17 heures. En Ligue 2, beIN Sports diffusera notamment le match du leader Troyes à Caen samedi à 15 heures.

    Une décision définitive entre le 17 et le 21 décembre

    Ce beau programme, potentiellement menacé un temps par les événements de ces dernières heures affectant Téléfoot, devrait donc se dérouler comme prévu. Comme révélé ce vendredi matin, la Ligue et Mediapro ont trouvé un accord et Téléfoot va s'arrêter, ainsi que l'ont appris les salariés de la chaîne dans la matinée de la bouche du directeur général, Julien Bergeaud.

    Selon nos informations, la décision définitive interviendrait la semaine prochaine, entre le 17 et le 21 décembre. Car il faut encore articuler formellement l'arrêt de la chaîne avec la procédure de conciliation engagée à la demande de Mediapro auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Mais l'essentiel est fait puisque Mediapro, toujours selon nos informations, s'est engagé à verser 100 M€ à la Ligue en compensation des traites non honorées en octobre (172,3 M€) puis en décembre (152,5 M€).

    Des préparatifs habituels ce vendredi

    Dans la matinée, les informations qui nous remontaient du terrain allaient plutôt dans le sens du maintien des diffusions prévues dans les conditions habituelles, même si l'on imagine que pour les équipes de la chaîne, ce week-end à l'antenne et en coulisses sera sans doute très compliqué à vivre.

    Au stade Geoffroy-Guichard, qui doit accueillir la première rencontre du week-end dans la soirée entre Saint-Étienne et Angers, les préparatifs se poursuivaient normalement dans la matinée. Les cars de la production en charge de captation et de la transmission des images étaient en place comme un jour de match normal.

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    Donc dans les faits pour une demi-saison de diffusion de L1-L2 Mediapro aura déboursé... 100M (et encore on attend de voir si ils vont bien arriver), des champions, j'espère que les dirigeants responsables de ce fiasco vont être poursuivis.

    Edited by KevinLL
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    Mediapro et Téléfoot, la fin du mirage pour la LFP

    Après avoir récupéré ses droits, lâchés par l'insolvable Mediapro qui va arrêter sa chaîne Téléfoot, la Ligue doit retrouver un diffuseur. Le retour sur terre s'annonce violent.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant12 décembre 2020 à 00h05
     
     

    Habitué aux veillées tardives, Vincent Labrune, le président de la LFP, a été servi depuis plusieurs semaines. Tous les soirs, la conciliation menée sous l'égide du tribunal de commerce de Nanterre entre la Ligue et Mediapro, qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 M€) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 M€), ne s'est pas terminée avant minuit, voire au-delà. Mais, jeudi, la discussion engagée dans les locaux de la LFP, dans le XVIe arrondissement de Paris, qui s'est conclue par un accord entre les parties, s'est achevée à 3 h 30 du matin.

    Autour de la table, étaient notamment présents Vincent Labrune et ses avocats (Yves Wehrli et Delphine Caramali, de Clifford Chance, mais aussi Cyril Bonan et François Kopf, du cabinet Darrois. Côté Mediapro, le président Jaume Roures intervenait au téléphone, tandis que sur place il avait dépêché, entre autres, son avocat Guilhem Brémond. Et il y avait bien sûr Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par la justice - la cheville ouvrière de ce « deal » - qui n'a pas ménagé sa peine ni ses horaires depuis le début de cette affaire, en lien permanent avec Vincent Labrune, pour trouver une solution.

     
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    Cette solution consiste tout simplement à sortir Mediapro du jeu en l'obligeant à rendre ses droits, et par voie de conséquence à fermer sa chaîne Téléfoot, mais aussi à régler une indemnité de départ de 100 M€. Le groupe sino-espagnol doit payer 64 M€, « condition préalable à l'homologation du contrat », avant la fin de la semaine prochaine, lorsque le tribunal de commerce de Nanterre examinera l'accord. Puis, il devra encore régler 36 M€ au premier semestre 2021. Une somme obtenue dans les dernières heures par Labrune, comme l'a souligné Marc Sénéchal lors du conseil d'administration de l'instance qui s'est tenu vendredi matin. Et qui a voté à l'unanimité en faveur de cet arrangement.

    Des revenus presque divisés par deux ?

    Cette pénalité acceptée par Mediapro est tout de même très inférieure aux 324,5 M€ de créances impayées depuis le début de la saison. Mais elle devrait a priori permettre à la LFP de ne pas avoir recours à un nouveau prêt. Ce serait une bonne chose, car elle a déjà emprunté 224,5 M€ avec un PGE (prêt garanti par l'État) au printemps dernier pour compenser l'arrêt des paiements des diffuseurs de l'époque (Canal+ et beIN Sports), après la fin prématurée du Championnat de France. Elle en a souscrit un deuxième, de 120 M€, à la suite du non paiement par Mediapro de sa traite du 5 décembre. Un troisième d'affilée serait problématique et conduirait à des niveaux d'endettement inquiétants.
    Maintenant, même si la Ligue a récupéré ses droits, elle n'est pas tirée d'affaire. Il lui reste à trouver de toute urgence une alternative crédible, c'est-à-dire un diffuseur solvable. Inévitablement, un nom émerge : celui de Canal+. Le partenaire « historique » de la L1 s'est toujours dit prêt à faire une offre si la situation se décantait avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance.
    Si un accord était trouvé à ce niveau-là, la L 1 perdrait gros, avec des revenus presque divisés par deux par rapport au montant obtenu à l'issue de l'appel d'offres de mai 2018, soit 1,167 milliard d'euros par an (*). De plus, la chaîne cryptée ne semble pas très pressée. Une seule chose est sûre : la LFP est autorisée à négocier de gré à gré avec les diffuseurs et n'a donc pas l'obligation d'en passer par un appel d'offres qui prendrait plusieurs mois et conduirait les clubs professionnels à la ruine.

    Très discrets depuis le début de cette affaire - si ce n'est pour stigmatiser « la cupidité » du football français, comme l'a fait Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports -, les pouvoirs publics vont-ils suivre le dossier d'un peu plus près ? Et aider à trouver une solution avec le groupe Canal+ qui permette à la L1 de survivre ? La Ligue l'espère secrètement, mais ne le dit pas trop fort. Au risque de donner le sentiment, comme avec les milliards promis par Mediapro, de croire aux miracles.

    (*) Environ 780 M€ promis par Mediapro, 330 M€ versés par Canal+ et 50 M€ par Free.

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    Didier Quillot, ancien directeur général exécutif de la LFP : « Je restituerai le bonus que j'ai reçu »

    L'ex-directeur général exécutif de la Ligue, qui a négocié l'arrivée de Mediapro, regrette l'arrêt programmé de Téléfoot et se dit prêt à faire un geste pour aider les clubs français.

    Arnaud Hermantmis à jour le 12 décembre 2020 à 00h28
     
     

    Didier Quillot, ancien directeur général exécutif de la Ligue de football professionnel (LFP), a été l'un des artisans de l'arrivée de Mediapro comme diffuseur du football français. Nommé en mars 2016, il a formé pendant quatre ans un duo avec Nathalie Boy de la Tour, la présidente, à la tête de l'instance. L'arrivée de Vincent Labrune à la présidence de la Ligue, en septembre, a coïncidé avec son départ. Pour la première fois depuis le début de cette crise, il se confie.

    « Pourquoi ne vous êtes-vous pas exprimé depuis votre départ de la LFP, en septembre dernier ?
    Je ne me suis pas exprimé parce que je ne voulais rien dire qui puisse gêner Vincent Labrune et la LFP dans les négociations avec le conciliateur et Mediapro. J'ai attendu la fin de la conciliation.
    Je regrette sincèrement l'issue de ce contrat pour l'ensemble des clubs professionnels de Ligue 1 et de Ligue 2, pour les familles du football et, bien sûr, pour tous les supporters. Je pense aussi aux salariés et aux journalistes de la chaîne (Téléfoot) qui ont fait un remarquable travail éditorial et aux abonnés qui, comme nous tous, sont déçus.

    « Les résultats et donc les engagements de Mediapro étaient publics et connus de tous. Et nous avions obtenu, par ailleurs, une caution solidaire de l'actionnaire de référence. Cela rend encore plus incompréhensible leur attitude d'aujourd'hui »

    Didier Quillot, ancien directeur général exécutif de la LFP

     
     
     

    Dans quel contexte a été lancé l'appel d'offres et est arrivé Mediapro ?
    En 2018, l'attente des clubs était de faire croître significativement la valeur de nos droits télé et rattraper ainsi notre retard par rapport aux autres ligues européennes. Il s'agissait de la feuille de route assignée unanimement. Pour atteindre cet objectif, la LFP avait constitué un comité de
    pilotage, accompagné d'un grand cabinet de droit international, Clifford Chance. Ce comité de pilotage a validé l'ensemble des étapes et éléments de cet appel d'offres. Le conseil d'administration de la LFP a aussi validé ces éléments. En 2018, Mediapro était le diffuseur historique de la Liga depuis vingt-cinq ans et à l'international. Mediapro et ses actionnaires connaissaient parfaitement l'équation économique du projet français, puisque le fonds chinois Orient Hontai Capital a racheté Mediapro en juin 2018, soit un mois après l'appel d'offres. Les résultats et donc les engagements de Mediapro étaient publics et connus de tous. Et nous avions obtenu, par ailleurs, une caution solidaire de l'actionnaire de référence. Cela rend encore plus incompréhensible leur attitude aujourd'hui.

    Quel est votre sentiment désormais ?
    C'est un sentiment de déception. Me concernant, ce contrat n'allant pas à son terme, je considère normal de prendre ma part de solidarité avec le football français et je restituerai donc à la LFP le bonus que j'ai reçu à cette occasion (500 000 euros). Concernant le foot français, je suis certain que Vincent Labrune et les clubs vont trouver les solutions économiques pour rebondir. »

    Un bonus de 500 000 euros, une indemnité de départ de 1,5 million d'euros
    Dans le contrat de Didier Quillot à la LFP, il était prévu qu'il percevrait le double du montant de sa dernière année de rémunération en cas de départ. En septembre, au moment de son départ de l'instance, il a donc touché environ 1,5 million d'euros, soit le double de 750 000 euros :
    ses 500 000 euros de salaire + 250 000 euros correspondant au deuxième versement de son bonus sur l'appel d'offres. Il avait touché le premier versement de 250 000 euros en 2019.
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    Canal+ joue la montre

    SACHA NOKOVITCH
    Malgré l’accord conclu hier entre Mediapro et la LFP, la chaîne cryptée se fait désirer... et voit plus loin que le foot.

    Canal +, sauveur du foot français... La tentation serait grande pour la chaîne cryptée de s’offrir un coup de pub retentissant à quelques jours du départ de Mediapro et de l’arrêt de la chaîne Téléfoot. Discrètement, les présidents de clubs l’espèrent… Vincent Labrune, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), doit s’entretenir aujourd’hui avec Maxime Saada. Mais le patron de Canal + comme son actionnaire, Vincent Bolloré, ne sont visiblement pas prêts à sortir le chéquier dans la foulée. Pour plusieurs raisons.

    D’abord, la chaîne cryptée a été récemment assignée par Mediapro devant le tribunal de commerce de Paris pour « abus de position dominante » et « pratiques abusives et déloyales » dans la négociation d’accords commerciaux, notamment de distribution de la chaîne Téléfoot. Tant que la conciliation entre Mediapro et la LFP n’est pas arrivée à son terme (à compter du 17 décembre), Canal + craint de se mettre à la faute en sortant trop tôt du bois, apportant ainsi des éléments au dossier judiciaire du groupe sino-espagnol. Ceci explique le silence de ses dirigeants depuis plusieurs jours, y compris vis-à-vis de la LFP, par crainte d’être accusés d’œuvrer en coulisses pour récupérer l’intégralité des droits du foot français, avant d’opérer une possible répartition avec son partenaire beIN Sports.

    D’autre part, Canal + attendrait désormais un signe de l’Élysée. Ses demandes concernent le cinéma et plus globalement la réforme de l’audiovisuel. La chaîne de Vincent Bolloré, principal financier du cinéma français, aimerait voir sa TVA, fixée à 10 % depuis 2014, revenir à son taux d’avant 2012 (7 %). Voilà son principal combat. Par ailleurs, dans sa quête de compétitivité avec les plates-formes de SVOD type Netflix, Canal + aimerait voir évoluer ses droits d’exploitation des séries, limités aujourd’hui dans le temps et l’espace. Pour faire simple, elle attendrait de pouvoir diffuser ses créations originales sur la durée et sur l’ensemble de ses chaînes à l’international. Enfin, elle espère une lutte plus ferme du gouvernement contre le piratage.

    “Ils sont vraiment prêts à laisser pourrir la situation avant de venir,,

     

    UN ACTEUR DU DOSSIER AU SUJET DES DIRIGEANTS DE CANAL+

    Sauf que depuis le début de la crise des droits télé, l’État répète qu’il ne s’impliquera pas dans ce dossier. Jean-Michel Blanquer, mardi dernier, rappelait sur RMC : « On ne peut pas, dans la vie des affaires, prendre des risques de ce type et puis appeler l’État comme un pompier avec l’argent public pour en quelque sorte couvrir les risques. Ce serait trop facile, assurait le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. Après, bien entendu, je suis très attentif à la vie des clubs. » Mais jusqu’à quel point ?

    Enfin, Canal + n’a pas oublié le comportement de certains dirigeants à l’issue de l’appel d’offres en mai 2018 dont il était reparti bredouille... avant de signer un accord de sous-licence avec beIN Sports pour deux matches de L1. Si l’arrivée de Labrune à la rentrée a quelque peu apaisé les tensions, la rancœur n’a pas totalement disparu. « Ils sont vraiment prêts à laisser pourrir la situation avant de venir », glisse un acteur du dossier.

    Sans compter que Canal + assure partout être satisfait de son catalogue actuel, rappelant qu’il réglera aussi, l’été prochain, 310 M€ par saison pour ses deux affiches de Ligue des champions. À moins qu’un accord de co-diffusion avec RMC Sport lui permette de nourrir une nouvelle enveloppe dédiée à la Ligue 1... Sur ce point, les discussions ont démarré.

    Très loin du compte

    L’échéancier des versements de Mediapro à la LFP pour les droits télé L1-L2 et Trophée des champions pour la saison 2020-2021 (montants hors taxes).

     

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    Nasser al-Khelaïfi veut une enquête sur le dossier Mediapro

    Le président du PSG a demandé jeudi, lors du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel, que toute la lumière soit faite dans le dossier des droits télé concédés à Mediapro. Une première étape avant une action en justice ?

    Arnaud Hermant et Etienne Moattimis à jour le 12 décembre 2020 à 21h01
     
     

    Est-ce les prémices d'une assignation future ? Et qui la porterait devant la justice ? La Ligue de football professionnel (LFP), des clubs ou un tout seul ? La loi prévoit cette possibilité. La LFP n'est pas certaine de vouloir se lancer dans une telle procédure au moins dans l'immédiat, son président Vincent Labrune répétant régulièrement qu'il n'y « aura pas de chasse aux sorcières » et que « ce n'est pas le moment ». D'autant que l'appel d'offres de 2018, qui a conduit à l'arrivée de Mediapro, a répondu au cahier des charges fixé par la loi Lamour de 2003.

    Jeudi en conseil d'administration de la LFP, Nasser Al-Khelaïfi a demandé que toute la lumière soit faite sur le dossier Mediapro. « En substance, il a dit qu'il faudrait savoir comment on en est arrivé là ? », raconte un administrateur. Le président du Paris-Saint-Germain, selon son porte-parole, souhaite qu'une « investigation complète soit menée pour connaître les manquements de toutes les parties du dossier c'est-à-dire la Ligue, les clubs, les avocats, l'actionnaire chinois».

    Ce n'est peut-être pas le moment mais certains dirigeants de clubs ont en tête de définir les responsabilités des uns et des autres dans le fiasco Mediapro. Le diffuseur sino-espagnol a trouvé un accord avec la Ligue pour rendre les droits télé de la L1 et la L2 qu'il détenait jusqu'en 2024 mais qu'il ne payait plus depuis octobre.

    En contrepartie de ne pas être poursuivi en justice, il versera à la LFP 100 M€, dont 64 dès la semaine prochaine avant l'audience, prévue en fin de semaine prochaine, devant le tribunal de commerce de Nanterre devant valider l'homologation de l'accord entre la Ligue et son futur ex-diffuseur. Les 36 M€ restants devant être payés dans le courant du premier semestre 2021.

    Après le règlement financier de l'affaire Mediapro et l'arrivée d'un nouveau diffuseur le plus vite possible comme l'espèrent les clubs, un volet judiciaire entre les acteurs français du dossier pourrait s'ouvrir.

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