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hermann

Ligue 2 - saison 2020/2021

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VALENCIENNES - SOCHAUX : 0-0

Prior mordu par un Sochalien ?

Le match Valenciennes – Sochaux (0-0) s’est achevé dans une ambiance extrêmement tendue avec de vives explications entre les deux équipes. Le gardien du VAFC Jérôme Prior, en montrant une entaille sur la joue gauche, s’est même plaint d’avoir été mordu par un joueur sochalien.

https://www.estrepublicain.fr/sport/2020/10/17/le-sochalien-thioune-aurait-mordu-le-gardien-du-vafc-jerome-prior

 

Edited by hermann

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L’arrivée du City Football Group à Troyes (Ligue 2) suscite l’enthousiasme au club, en ville et dans la région. Mais depuis un mois des tensions sont apparues.

TROYES – Ce mercredi 16 septembre, la séance des photos officielles de l’Estac a marqué un tournant dans l’histoire du club. Pour la première fois depuis 2009, Daniel Masoni, désormais ancien président, avait laissé son siège à son successeur, l’Anglais Simon Cliff. Un rendez-vous que l’ex-responsable juridique du City Football Group (CFG), nouvel actionnaire majoritaire, ne voulait surtout pas manquer. Afin de marquer une nouvelle fois l’implication du CFG dans le projet.

Dixième club à faire son entrée dans le giron de ce géant mondial du ballon rond, Troyes (actuel 2e de L2) a basculé dans un autre univers. Les salariés avaient déjà pu s’en rendre compte lors de l’audit effectué par des membres du board du CFG il y a plusieurs semaines : « Ils sont venus avec beaucoup d’humilité, nous disait l’un d’entre eux. Leur démarche a été constamment constructive. Ils ne sont pas arrivés avec des gros sabots en nous faisant la morale ou en disant de laisser la place. Pour schématiser, leur discours, c’était plutôt qu’on faisait du bon travail et qu’ils venaient en support.» Une étroite collaboration qui ne s’est pas démentie depuis.

Cet engouement est largement partagé à Troyes. À commencer par le maire, François Baroin (LR) : « C’est un honneur pour notre territoire de pouvoir faire partie du projet de cet investisseur reconnu. Cet actionnaire pourra compter sur nos collectivités, qui se sont toujours mobilisées pour accompagner le développement du sport de haut niveau et de notre territoire », pouvait-on lire dans un communiqué publié conjointement avec Philippe Pichery, le président du conseil départemental de l’Aube, le jour de la passation de pouvoir.

Premières tensions fin septembre

Si tout le monde à Troyes a tenu à saluer le travail de Daniel Masoni, la mainmise du CFG laisse entrevoir de nouvelles perspectives : « On sent bien une montée en gamme avec City Group. Les contacts avec Simon Cliff nous ont rassurés», lâche Éric Peters, propriétaire de deux Intermarché de la région. Même discours chez Bruno Babeau, PDG des Maisons Babeau-Seguin, le sponsor maillot: « On attend de voir la suite, mais on espère profiter d’une plus grande curiosité au niveau national.» Cet enthousiasme mesuré correspond également à l’avis des supporters, relayé par Anthony Alexandre, le responsable des Magics : « CFG a pris son temps et on trouve que c’est un gage de sérieux. Mais on attend de voir. On en a marre de faire le yoyo entre la L1 et la L2. Alors, si déjà on pouvait s’installer dans l’élite durablement... » Mais fin septembre, les premières tensions se sont fait jour. L’annonce, dans l’Est Éclair, non confirmée encore aujourd’hui par le club, du départ de Luis de Sousa, le directeur sportif, remplacé par François Vitali, ancien de Lille et Monaco, en a surpris certains. Surtout à quelques jours de la fin du mercato. La même semaine, l’entraîneur Laurent Batlles, proche de De Sousa, se serait aussi ému des propos d’Érick Mombaerts, dans France Football, où l’ex-coach de Yokohama et de Melbourne, autres entités du CFG, détaillait la philosophie de jeu, prônée par City Group . Un domaine dans lequel Batlles n’acceptera aucune ingérence. Depuis, les dirigeants de City Group lui ont notifié leur confiance.

En tout cas, sportivement, Batlles et son staff devraient profiter du réseau de CFG et accueillir, sous forme de prêts, des jeunes en quête de temps de jeu. Comme ce fut le cas avec Gérone en Espagne. Et si le centre de vie, tant espéré, regroupant le siège social, le centre d’entraînement et celui de la formation, voyait enfin le jour, ce ne serait déjà pas si mal. Cet investissement semble indispensable pour le CFG, qui ambitionne à terme d’attirer et de former à Troyes des talents prometteurs venus de tout l’Hexagone, après avoir constaté que les Français partis très jeunes à Manchester City s’y imposaient rarement.

Le puissant City Football Group, qui dirige désormais dix clubs dont Manchester City, qui affronte l’OM demain en C1, prétend promouvoir le beau jeu à travers le monde, mais use parfois de méthodes contestables.

C’était il y a presque quinze ans et pourtant Simon Chadwick n’en a rien oublié. En 2006, ce professeur anglais spécialisé dans le marketing du sport, avait accueilli dans son cours, à la Birkbeck University de Londres, Ferran Soriano, alors vice-président du FC Barcelone. « Il avait expliqué à mes étudiants que les “gros” clubs de foot devaient s’inspirer de Disney, une entreprise qui ne se contentait pas de produire des dessins animés, mais qui développait aussi des parcs d’attractions, vendaient des produits dérivés à travers le monde…, se souvient Chadwick, qui travaille désormais pour l’école de commerce EM Lyon. Il était persuadé que l’avenir de ces clubs passait par la diversification de leurs activités et la mise en place d’une stratégie globale. »

Après avoir quitté le Barça en 2008, Soriano devient en 2012 directeur exécutif de Manchester City. Et c’est avec le soutien financier du propriétaire du club, le cheikh émirien Mansour bin Zayed al-Nahyan, que ce dirigeant va impulser « la stratégie globale » dont il rêvait.

Soriano favorise ainsi la création en 2013 du City Football Group (CFG), une holding appartenant au cheikh Mansour. Celle-ci a d’abord pris le contrôle de Manchester City, puis, progressivement, de nombreux autres clubs. Ils sont désormais dix (voir carte), répartis sur quatre continents, à être intégrés sous la bannière CFG, le dernier en date étant le club de L2, Troyes (voir page 15). Parallèlement, cette holding a effectué des levées de fonds conséquentes, auprès de la société China Media Capital (qui en possède désormais 13 %) et du fonds américain Silver Lake (10 %), ce qui en fait aujourd’hui le groupe sportif le plus puissant du monde, valorisé à 4,1 Mds €.

Tous les clubs doivent s’inspirer des principes de jeu de Guardiola

Si l’on en croit le site internet du CFG, tout cet argent sert, notamment, comme Disney finalement, à diffuser un divertissement de qualité à travers le monde :«Notre ambition […] est de proposer un jeu excitant et tourné vers l’offensive. »Utopique ? Pas vraiment, à écouter Érick Mombaerts (65 ans), ancien sélectionneur des Espoirs français, désormais salarié du CFG, ce qui l’a amené à travailler pour Yokohama F. Marinos (2014-2017), puis pour Melbourne City (2019-2020). Il explique que, dans les clubs étiquetés CFG, la même philosophie de jeu est appliquée, inspirée de celle pratiquée par Pep Guardiola avec ses Citizens : « On appelle ça le City Game Model. Il y a trois mots d’ordre : la possession, la pénétration et le pressing. Tous les éducateurs de ces clubs sont en contact avec un référent basé à Manchester, qui produit des documents détaillants comment mettre en place cette philosophie. De plus, les directeurs des centres de formation de ces clubs se rencontrent régulièrement à Manchester pour ac- corder leur méthodologie. » Mais cet idéal d’universalisation du beau jeu cache des réalités locales très différentes. D’abord, parce que tous les membres de la grande famille CFG n’ont pas le même statut. Certains sont détenus à 100 % par la holding (Manchester City, Montevideo City Torque, Melbourne City…), tandis que pour d’autres, celle-ci n’est qu’un simple actionnaire, parfois minoritaire (Gérone, Sichuan Jiuniu, Yokohama…). Là où les premiers tendent vers une forme d’uniformisation (les joueurs évoluent avec un maillot bleu ciel, le terme « City » est accolé au nom du club…), les seconds sont intégrés à des niveaux différents dans le grand projet imaginé par Soriano.

Renforts sportifs et expansion économique

Et d’ailleurs en quoi consiste-t-il, ce projet, au-delà de la promotion des préceptes de Guardiola ? Réponse de l’économiste Vincent Chaudel: « Il s’agit de faire grandir Manchester City. C’est une logique de multinationale, dans laquelle des filiales servent les intérêts de l’entreprise principale. »

Pour y parvenir, ces « filiales » se divisent, une fois de plus, en deux catégories : celles qui peuvent renforcer le club mancunien d’un point de vue sportif, en lui fournissant par exemple des joueurs qu’elles auront formés (Gérone, Troyes, Torque…) et celles qui vont favoriser son expansion économique (Melbourne, Mumbai, Sichuan…). L’an dernier, Puma a en effet signé un contrat monstre avec Manchester City, estimé à 76 M€ par an, comprenant également les clubs uruguayen, australien et chinois de la galaxie CFG, qui permettent à l’équipementier de toucher une audience mondiale. Par ailleurs, conformément aux souhaits de Soriano, Melbourne City ne ménage pas ses efforts, notamment en termes de communication, pour élargir la « fan base » des vice-champions d’Angleterre en Océanie.

Quant à la dimension purement sportive du projet du CFG, il s’agit donc, en théorie, de favoriser les transferts de joueurs au sein de la holding, afin que ces derniers progressent par étape et que, in fine, Guardiola puisse récupérer les meilleurs d’entre eux. Sur le papier, cette stratégie est séduisante, comme l’explique Renaud Régner, « associated partner » chez EY, qui a travaillé sur de nombreux rachats de club: « En favorisant les déplacements de joueurs entre ses filiales, le CFG limite les risques sportifs, puisque ces joueurs sont suivis de longue date par des techniciens du groupe, qui connaissent leur potentiel. Ces mouvements internes permettent aussi de générer des économies conséquentes, vu ce que représentent aujourd’hui les commissions d’agent dans le marché des transferts ».

Mais dans les faits, ces « mouvements internes » restent pour l’heure d’une efficacité limitée. Certes, Gérone bénéficie régulièrement de joueurs prêtés par Manchester City, qui de son côté, en 2018, a fait venir de Melbourne le milieu offensif australien Daniel Arzani ou l’ailier anglais Jack Harrison de New York City. Mais depuis, ces deux-là ont enchaîné les prêts…

De plus, ces transferts endogènes ouvrent la possibilité à de nombreuses dérives qui étaient apparues dès 2014, quand Frank Lampard, parti libre de Chelsea, avait prétendu rejoindre New York City, qui, dans la foulée, avait accepté de le prêter à Manchester City. Des mois plus tard, le milieu de terrain avait admis n’avoir signé aucun contrat avec le club américain. Cette mise en scène avait été imaginée pour calmer la rancœur des supporters de Chelsea, qui n’auraient pas supporté de voir leur idole partir directement de Stamford Bridge à l’Etihad Stadium.

Des montages financiers pour contourner le fair-play financier

Cet été, Manchester City, qui cherchait alors à recruter Lionel Messi, a élaboré un contrat de cinq ans pour l’Argentin, se terminant par deux saisons à New York, où il aurait touché une prime d’arrivée… de 250 M€. Le genre de montage qui ressemble fort à un « sympathique » bras d’honneur adressé au fairplay financier.

Dans le même esprit, l’UEFA se trouverait dans l’impossibilité de sanctionner, par exemple, un transfert à prix d’ami d’un talent de Troyes vers Manchester City. Mais il y a plus grave, à écouter Christophe Lepetit, du Centre de Droit et d’Économie du Sport de Limoges : « Ces mouvements au sein du CFG ne contribuent pas à la transparence financière du monde du foot car ils pourraient potentiellement s’accompagner de transactions obscures entre les différentes filiales du groupe. Pour les éviter, il faudrait que l’UEFA se dote à l’avenir d’une cellule d’intelligence économique spécialisée dans ce genre de flux financiers complexes. » É

 

 

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