Jump to content
Derniers résultats
  • Clermont - Brest
  • P.S.G. 4 - 0 Clermont
  • Clermont 2 - 2 Metz
  • Lyon 3 - 3 Clermont
  • Clermont 2 - 0 Troyes
  • Clermont ! 👏👏👏 Clermont ! 👏👏👏 Clermont ! 👏👏👏
  • Médias (diffuseurs, droits TV etc.)


    Recommended Posts

    Le 11/06/2021 à 18:26, elliot a dit :

    Canal+ ils sont gentils mais leur façon de dénigrer la L1 ça leur fera les pieds,selon leur président  c'est un championnat de m**** et ça coûte trop cher gnagna et ça fait pas d'audience blabla. Déjà leur manière  de privilégier le foot anglais, le meilleur du monde selon eux avec 6 matchs par week end, excusez moi mais des Southampton Brighton toujours magnifiiiique, sensationnel avec de bon gros bourrins je m'en bats les cacahuètes avec une raquette de ping pong et je préfère des matchs de L1. 

    La L1 c'est pas le meilleur championnat mais c'est notre championnat, un peu plus de respect sur le "produit"ça aurait été  pas mal de la part de Canal, comme on dit "quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage". Ils ont voulu tuer la L1 en la dénigrant à fond pour payer moins cher, ils se sont fait doubler par Amazon, tant pis pour eux hein...

    De toute façon ils ont pas le droit de casser leur contrat qui dure jusqu'en 2024.

    +1

    Link to comment
    Share on other sites

    • Replies 134
    • Created
    • Last Reply

    Top Posters In This Topic

    Top Posters In This Topic

    Posted Images

    il y a 28 minutes, hermann a dit :

    « Canal + paye son attitude »

    Article signé ARNAUD HERMANT

    Les présidents de clubs de L1 et de L2 n’ont pas apprécié le comportement de la chaîne cryptée ces derniers mois.

    « C’est un énorme gâchis. » Voilà le sentiment d’un président de club de Ligue 1 au lendemain du coup de tonnerre sur les droits télé de la L1 et de la L2 pour la période 2021-2024, qui a vu Amazon rafler huit matches de L1 (et de L2), dont la meilleure affiche à chaque journée, au nez de Canal +. Cette dernière a, dans la foulée, annoncé qu’elle renonçait désormais à diffuser le foot français.

    En lice avec beIN Sports pour s’adjuger les lots laissés par Mediapro pour les trois prochaines saisons, la chaîne cryptée n’a pas été retenue par le conseil d’administration de la Ligue de vendredi. Pour plusieurs dirigeants de clubs, il est dommage d’en arriver de nouveau à cette situation de défiance avec un partenaire historique alors qu’avec un peu plus de bonne volonté les deux parties auraient pu s’entendre facilement.

    L’offre d’Amazon, 259 M€ par saison (250 pour la L1 et 9 M€ pour la L2), et son caractère unique ont séduit les dirigeants du foot français. « Amazon était largement mieux disant, sans bonus conditionné à de futurs abonnés. Il n’y avait pas à réfléchir. Et si on ne la retenait pas, on prenait le risque de ne plus jamais la voir. Or c’est la première fois qu’Amazon met autant d’argent sur un Championnat, c’est la preuve que la L1 reste attractive, contrairement à ce que Canal a répété», explique un membre du CA de la LFP.

    Mais depuis le début de cette crise des droits télé en France il y a huit mois, une forme d’incompréhension s’est installée entre la chaîne et les clubs. « Le problème est que Canal ne s’est pas comporté comme un partenaire ces dernières semaines, on avait toujours le sentiment de faire la charité, poursuit un patron de club. Canal + a passé son temps à nous dénigrer, à dire que le produit n’était pas bon, que l’on était mauvais. »

    Outre le comportement «hautain et arrogant de Canal », selon les dires d’un dirigeant, la majorité des présidents ont eu le sentiment de se voir forcer la main pour voter dans l’urgence la réforme de la L1 à 18 clubs lors de l’assemblée générale de la Ligue le 3 juin dernier. Son président Vincent Labrune leur avait répété à plusieurs reprises, notamment en collèges de L1, que s’il n’y avait pas de changement du format des compétitions, Canal donnerait moins d’argent. Maxime Saada, le patron de Canal, avait répété dans divers médias qu’il était favorable à une L1 à 18.

    Le boss de la chaîne avait ainsi été convié à cette assemblée générale de la Ligue, qui a voté cette réforme, pour expliquer la position de son entreprise vis-à-vis du football. Il s’était exprimé pendant plus d’une heure et avait à grand renfort de graphiques fait un état des lieux de la situation. « Il nous avait quand même montré avec ses slides que la L1 générait plus de prises d’abonnement que la Ligue des champions et la Premier League. Comme quoi… », se souvient un participant de l’AG.

    Ce jour-là, Noël Le Graët lui avait rappelé que sans le foot, Canal + ne serait pas devenu ce qu’elle est aujourd’hui et que dans un mariage on se doit de faire des concessions et un pas vers l’autre quand ça va moins bien, sous-entendu que Canal devait se montrer plus conciliant. L’ensemble du football français, clubs et familles, avait aussi voulu envoyer un message positif et d’apaisement envers son diffuseur de toujours. À l’image de Sylvain Kastendeuch, le coprésident de l’UNFP, qui s’était engagé à ce que les joueurs soient plus disponibles pour répondre aux sollicitations médiatiques du détenteur.

    Malgré ces bonnes intentions, le divorce semble proche aujourd’hui. « Même si on ne peut rien exclure, et notamment que Canal s’entende avec Amazon pour l’affiche du dimanche soir, Canal + et Saada payent aujourd’hui leur attitude, le fait de nous avoir laissés mariner des semaines après le retrait de Mediapro, de nous avoir mis au bord du gouffre », conclut un président. É

     

    Bienvenue à Amazon pour la ligue 1 et 2 . 
     

    Link to comment
    Share on other sites

    Posted (edited)
    il y a 19 minutes, moricio63 a dit :

    Bienvenue à Amazon pour la ligue 1 et 2 . 
     

    J’ai quand même une grosse pensée pour tous les anciens ou pas qui n’ont pas internet, qui appellent au secours tous les 4 matins parce qu’ils ont un problème sur leur ordinateur, qui ne savent pas prendre un rendez-vous sur Doctolib et qui ne savent pas faire leur déclaration d’impôts sur internet. Tous ces gens qui ne pourront plus voir ni la L1 ni la L2. Et moi à titre personnel je n’arrive pas à me réjouir car ça va m’obliger à prendre un abonnement de plus…

    Edited by hermann
    Link to comment
    Share on other sites

    il y a 25 minutes, hermann a dit :

    J’ai quand même une grosse pensée pour tous les anciens ou pas qui n’ont pas internet, qui appellent au secours tous les 4 matins parce qu’ils ont un problème sur leur ordinateur, qui ne savent pas prendre un rendez-vous sur Doctolib et qui ne savent pas faire leur déclaration d’impôts sur internet. Tous ces gens qui ne pourront plus voir ni la L1 ni la L2. Et moi à titre personnel je n’arrive pas à me réjouir car ça va m’obliger à prendre un abonnement de plus…

    C’est sur tu a raison , maintenant tout passe par internet malheureusement pour toute c’est personnes qui ne maîtrise pas internet . 
    c’est pas simple . 
    quand à prendre un Nouvelle abonnement et oui nous somme bien obliger ci nous voulons suivre notre équipe à l’extérieur , mais rien est obligatoire aussi , après tu peut très bien allez voire les matchs extérieurs de Clermont au Clermont five  soccer par exemple , avec des amis ça peut aussi être une soirée sympas . 

    Link to comment
    Share on other sites

    « Canal + et Saada payent aujourd'hui leur attitude, le fait de nous avoir laissés mariner des semaines après le retrait de Mediapro, de nous avoir mis au bord du gouffre. »

    Cette phrase est INCROYABLE.... c'est la LFP qui a choisi de ne pas reprendre la saison passée. C'est la LFP qui a choisi Mediapro. C'est Mediapro qui ne paie pas. Et c'est Canal qui est accusé de les "avoir mis au bord du gouffre". 🙃

    Ils attendaient quoi ? Que Canal vienne en courant pour payer le 1.2 milliard à la place de Mediapro ?? C'est incroyablement révélateur comme réaction... ils prennent vraiment Canal pour des gros pigeons. 

    On leur rappellera que Canal a malgré tout racheté les droits en février dernier et a sauvé les fesses des clubs français... on leur reproche d'avoir trainé quelques jours alors qu'ils ont payé. Et on fait des fleurs à ceux qui n'ont jamais rien payé. Où était Amazon quand vous étiez "au bord du gouffre" suite à la défection de Mediapro ??

    Quelle phrase incroyablement pleine d'arrogance, d'ingratitude et de mépris ! Ils ont préféré brader les droits TV à Amazon (un lot qui était à 800 millions qui passe soudainement à 250 millions) plutôt que de renégocier avec Canal JUSTE parce qu'ils étaient vexés parce que Saada était pas assez gentil... c'est la LFP ou c'est une classe de collégiens ?  

    Edited by leonidas
    Link to comment
    Share on other sites

    Droits TV : Mediapro a honoré le dernier des trois versements prévus dans l'accord avec la LFP

    Le groupe sino-espagnol Mediapro a payé une dernière échéance de 15,5 millions d'euros sur les 36 M€ qu'il devait à la LFP. Une issue heureuse et plutôt inattendue.

    Etienne Moattimis à jour le 14 juin 2021 à 17h33
     
     

    Les comptes entre Mediapro, éphémère diffuseur du Championnat de France, et la LFP sont définitivement soldés. En décembre dernier, la société présidée par Jaume Roures s'est désengagée de son faramineux contrat sur la Ligue 1 et la Ligue 2 (830 millions d'euros annuels pour 80 % des matches entre 2020 et 2024) en signant un accord avec la Ligue sous l'égide du tribunal de commerce de Nanterre.
     

    Dans ce « deal », il était prévu que Mediapro abandonne les droits du Championnat de France sans être inquiété s'il payait à la LFP une « indemnité » de 100 M€. La première partie (64 M€), condition préalable pour que la justice valide cette solution de sortie de crise, a été versée au moment des fêtes de Noël. Les 36 M€ restants devaient être réglés à la Ligue au premier semestre 2021, mais restaient forcément assez aléatoires au vu du peu d'empressement de Mediapro à payer ses factures.

    Un ordre de virement de 15,5 M€

    Pourtant, selon nos informations, contrairement aux craintes légitimes des dirigeants du football français, le diffuseur sino-espagnol vient d'honorer, hier, le dernier des trois versements prévus dans l'accord. Un ordre de virement de 15,5 M€ est en effet parvenu à la Ligue pour l'ultime échéance prévue dans les accords signés sous l'égide de la justice. Les deux premiers versements, à chaque fois d'un montant proche de 10 M€, ont été effectués en mars dernier.

    Autant dire que le « dossier Mediapro » est totalement refermé puisque les droits acquis à l'époque par cet opérateur qui voulait révolutionner la diffusion du football en France avant de tout arrêter au bout de quelques semaines ont été repris, vendredi, par Amazon pour 259 M€ (250 M€ pour la L1 et 9 M€ pour la L2). Avec les derniers 15,5 millions payés par Mediapro, et l'ultime versement de la saison d'Uber Eats, qui donne son nom à la L1, la Ligue va aussi pouvoir achever, enfin, la répartition des droits de la saison 2020-2021.

    Le partage plus égalitaire initialement prévu lorsque les clubs français pensaient se partager un gâteau de 1,2 milliard d'euros, a été abandonné en raison de la baisse de moitié des recettes télévisées consécutive à la défaillance de Mediapro. Le ratio entre le dernier et le premier devait être seulement de 1 à 2,62 grâce à la manne promise mais disparue en route. Il sera finalement de 1 à 3,26, comme c'était le cas en 2019-2020.

    Link to comment
    Share on other sites

    Le 13/06/2021 à 15:14, leonidas a dit :

    « Canal + et Saada payent aujourd'hui leur attitude, le fait de nous avoir laissés mariner des semaines après le retrait de Mediapro, de nous avoir mis au bord du gouffre. »

    Cette phrase est INCROYABLE.... c'est la LFP qui a choisi de ne pas reprendre la saison passée. C'est la LFP qui a choisi Mediapro. C'est Mediapro qui ne paie pas. Et c'est Canal qui est accusé de les "avoir mis au bord du gouffre". 🙃

    Ils attendaient quoi ? Que Canal vienne en courant pour payer le 1.2 milliard à la place de Mediapro ?? C'est incroyablement révélateur comme réaction... ils prennent vraiment Canal pour des gros pigeons. 

    On leur rappellera que Canal a malgré tout racheté les droits en février dernier et a sauvé les fesses des clubs français... on leur reproche d'avoir trainé quelques jours alors qu'ils ont payé. Et on fait des fleurs à ceux qui n'ont jamais rien payé. Où était Amazon quand vous étiez "au bord du gouffre" suite à la défection de Mediapro ??

    Quelle phrase incroyablement pleine d'arrogance, d'ingratitude et de mépris ! Ils ont préféré brader les droits TV à Amazon (un lot qui était à 800 millions qui passe soudainement à 250 millions) plutôt que de renégocier avec Canal JUSTE parce qu'ils étaient vexés parce que Saada était pas assez gentil... c'est la LFP ou c'est une classe de collégiens ?  

    Sans suivre au jour le jour, on ne peut pas mettre tout sur le dos de la LFP ... ou de Canal (+ be*IN), mais Canal plus, en position de force, négociait une baisse de sa participation qui avait un peu gonflé face à la proposition de médiapro. Chacun a joué au poker et l'un comme l'autre veut le beurre (les 2 meilleures affiches) et l'argent du beurre (pas trop cher), quant à la LFP, le milliard l'a rendu dingue. Le foot m'intéresse, je suis mon club, mais il ne faut pas croire que le client n'a pas son mot à dire (offre au catalogue et prix de l'abonnement légal).

    :cfa:

    Link to comment
    Share on other sites

    Vincent Labrune (président de la LFP) : « Il faudrait être fou pour refuser Amazon »

    Vincent Labrune, le président de la LFP, défend l'attribution de 80 % de la L1 au géant du numérique. Et ne craint pas que le lot comprenant les deux matches de Canal+ soit remis en cause.

    Etienne Moatti17 juin 2021 à 22h30
     
     

    Élu à la tête de la Ligue de football professionnel le 10 septembre, Vincent Labrune a dû immédiatement affronter une première tempête avec la défaillance de Mediapro, qui avait promis la lune (830 millions annuels entre 2020 et 2024) et a tout arrêté au bout de quelques semaines.

     
     

    Après des mois de recherche d'une solution alternative, la LFP a finalement fait affaire avec Amazon, mastodonte du e-commerce. Un choix « d'avenir » parfaitement assumé. Mais cela a déclenché la fureur de Canal+, qui a annoncé son intention de « se retirer de la Ligue 1 ».
     

    « Après des mois d'incertitude, les droits du Championnat pour les trois prochaines saisons ont enfin été attribués en fin de semaine dernière. Êtes-vous soulagé ?
    Pour la première fois depuis notre arrivée, on a eu un sujet positif. Avant, depuis la défaillance de Mediapro, on subissait en permanence les événements. Là, on avait deux bonnes propositions et c'était appréciable d'avoir les cartes en main avant de prendre une décision aussi importante pour l'avenir du football français.

    Amazon devient le principal diffuseur de la L1. Comment l'avez-vous convaincu ?
    Nous les avons contactés en janvier. Mon premier contact téléphonique a été avec Frédéric Duval, le président d'Amazon.fr dans le cadre de l'appel d'offres de février. Je lui ai parlé d'un projet de moyen et long terme, avec des perspectives d'évolutions fortes pour notre produit. Ils ont été assez sensibles à notre discours. Après février, on a maintenu le lien avec eux, comme avec les autres. On était en négociation de gré à gré prioritairement avec Canal + et beIN, qui étaient les acteurs principaux et les seuls à même, d'après nous, d'amener un montant satisfaisant. Il y a trois semaines, mon équipe a repris langue avec Amazon pour voir avec eux s'il n'y avait pas moyen d'anticiper leur venue. Notre objectif était qu'ils arrivent pour le cycle suivant. Mais on a su créer les conditions pour qu'ils s'engagent finalement plus tôt.

    « Le football aujourd'hui, c'est la sidérurgie il y a quarante ans. On est exsangues financièrement, tout le monde le sait

     

     
     
     

    Qu'est-ce qui les a décidés à ne pas attendre trois ans ?

    J'imagine qu'ils ont vu une opportunité de court terme liée à notre situation, au fait que les discussions avec Canal + ont plus que traîné en longueur. Ils se sont dit que le meilleur moyen de préparer la suite était de gagner du temps et de venir maintenant. Ils ont la volonté de faire de la France et de la Ligue 1 un modèle qu'ils pourraient développer ailleurs dans le futur. C'est une chance pour nous.

    La Ligue 1 va-t-elle être leur laboratoire ?
    Il n'y a pas de connotation péjorative dans ce terme de laboratoire. Avec la L1, une Ligue malgré tout majeure en Europe, ils vont pouvoir expérimenter leur savoir-faire dans le monde du sport pour le futur.

    Avec Amazon, ne craignez-vous pas une sous-exposition du Championnat ?
    Canal + et beIN avaient objectivement un atout majeur : la visibilité de notre produit à court terme. Mais, à la LFP, notre job ce n'est pas de gérer le quotidien de façon minimaliste et conservatrice. Notre boulot c'est de préparer le futur à travers des réformes ambitieuses sur le moyen terme. Dans cette logique-là, Amazon est le choix de la raison. Il faut arrêter de dire qu'Amazon est invisible. De notre point de vue, c'est tout le contraire. On se projette sur 2025-2030. Amazon va remettre la Ligue 1 au centre de la vie quotidienne des Français. On semble oublier qu'Amazon est le carrefour du mode de consommation des fans qui ont moins de moyens. Amazon, ce n'est pas un acteur qui n'existe pas, ce n'est pas Téléfoot (la chaîne lancée et arrêtée très vite par Mediapro) qui part de zéro. C'est un outil qui est reçu par 10 millions de foyers en France, le double des foyers abonnés à Canal +.

     

    On peut imaginer qu'Amazon est davantage solvable que Mediapro...
    On peut plus que l'imaginer. J'en profite pour dire qu'Amazon était mieux-disant financièrement. Dans la situation où se trouvent les clubs, il était difficile d'expliquer que 60 millions garantis de plus par an, c'était moins bien que 78 millions hypothétiques, comme le proposait Canal +. Sur 600 millions d'euros de droits, ça fait quand même un écart de 10 %. Il faut comprendre le traumatisme vécu par les clubs avec l'affaire Mediapro. On passe d'un acteur qui n'était pas réputé pour sa solvabilité, c'est le moins que l'on puisse dire, à la deuxième plus grosse entreprise mondiale qui pèse plus de 1 600 milliards de capitalisation boursière. Amazon a vocation à devenir l'un des plus gros acteurs du marché des droits sportifs dans les vingt ans qui viennent. Et c'est accessoirement un partenaire que toutes les ligues du monde entier s'arrachent et rêvent d'avoir pour le futur. Il faudrait être fou pour refuser Amazon, laisser passer ce train, et prendre le risque qu'il ne revienne pas la prochaine fois.
     

    Qu'est-ce qui manquait à l'offre commune de Canal + et beIN Sports pour être retenue ?
    60 millions ! On l'a dit depuis neuf mois : on est dans une situation financière dramatique. Le football aujourd'hui, c'est la sidérurgie il y a quarante ans. On est exsangues financièrement, tout le monde le sait. 60 millions d'euros d'écart, soit 180 millions sur trois ans, pour des clubs qui ne savent même pas comment ils vont finir l'exercice, c'est beaucoup d'argent.

    « Canal + n'a pas laissé tomber le foot français, mais a peut-être été frileux dans la dernière ligne droite

     

     
     
     

    Les présidents de club ont peu apprécié l'attitude de Canal+, qui a donné le sentiment de profiter de la situation. Est-ce que Canal+ a trop traîné ?
    On discute avec le groupe Canal+ depuis huit mois et on a essayé à maintes et maintes reprises d'accélérer un accord pour rassurer nos clubs, nos partenaires et nos banquiers. Les dirigeants de Canal+, pour des raisons qui leur sont propres, ont fait le choix d'attendre. Ils ne sont pas les seuls responsables. Ils ont aussi attendu que beIN se mette en action et la décision de l'Autorité de la concurrence. Ils ont tiré un peu sur la corde en termes de calendrier et ils ont pris un risque. Mais je n'ai pas le sentiment que les clubs étaient revanchards. Canal+ n'a pas laissé tomber le foot français, mais a peut-être été frileux dans la dernière ligne droite.

    Canal+ a annoncé son intention de se retirer de la L1. Quelle est votre réaction ?
    Les déclarations d'intention, les menaces ou la politique-fiction, tout ça c'est très bien. Mais à un moment donné, il y a les faits et le monde réel. La réalité est très simple. On a un contrat avec beIN Sports (332 millions d'euros annuels et une sous-licence à Canal +) qui n'a pas manifesté, à date, sa volonté de le résilier. J'ajouterai à ce sujet, comme l'a rappelé le gouvernement, qu'un contrat est fait pour être respecté. Les dernières décisions de justice sont toutes en notre faveur. Et quand on est un acteur de télévision sportive payante, il est quand même difficile de soutenir que le fait de bénéficier des droits nationaux du football est contre-productif pour l'audience et les abonnements. Je n'ai pas envie de polémiquer avec quiconque et surtout pas avec Canal+, qui est un partenaire majeur et que j'apprécie particulièrement à titre personnel, mais je pense sincèrement que la stratégie systémique des contre-feux juridico-médiatiques a ses limites. Et qu'il serait plus sain et constructif que le bon sens et la raison l'emportent.

    C'est quoi le bon sens et la raison ?
    Canal+ a la chance d'avoir un lot qui reste très attractif avec 28 choix n°1 et la case du samedi soir, celle où le PSG est éligible de façon récurrente en raison de son parcours européen. Il s'agit d'une belle offre pour les abonnés de Canal +.

     

    « Ça va être aux clubs et à la Ligue de se prendre en main pour réduire la voilure

     

     
     
     

    Le contrat n'a pas de chances d'être remis en cause ?
    La justice nous a donné raison. Mais de façon plus métaphorique : si vous achetez un appartement et que deux ans après le marché de l'immobilier s'écroule, vous ne pouvez pas dire à celui qui vous l'a vendu que c'était trop cher... Il faut être sérieux. Donc, de notre point de vue, il n'y a pas de chance que ce contrat soit remis en cause.

    Avec 663 millions d'euros annuels, le football français peut-il s'en sortir ?
    Ça va être difficile. On n'était pas en position de force pour négocier depuis neuf mois. On a juste martelé un chiffre : 600 millions. En dessous de 600 millions de minimum garanti, Jean-Marc Mickeler, le président de la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion), l'a rappelé aussi souvent que moi, on était en très gros risque de dépôt de bilan généralisé. Aujourd'hui, le risque est toujours là, mais on a 663 millions. On a aussi les 75 millions de droits internationaux et ça va être aux clubs et à la Ligue de se prendre en main pour réduire la voilure.

    Vous avez finalement obtenu le versement intégral par Mediapro de l'indemnité de 100 millions d'euros. Est-ce une bonne surprise ?
    Cela reste décevant par rapport à ce qu'étaient les ambitions de la Ligue avec Mediapro... C'est une satisfaction que Jaume Roures (le président de Mediapro) respecte sa parole dans la dernière ligne droite. Mais je rappelle que l'on est le seul pays d'Europe à avoir vécu un triple tsunami. On a eu la crise sanitaire comme tout le monde, mais aussi l'arrêt des compétitions en 2019-2020 et la défaillance de Mediapro qui nous a mis dans une situation très compliquée.

    « Il faut sacraliser la formation à la française. Il n'est pas normal que nos meilleurs talents quittent le pays à 17 ans

     

     
     
     

    Le passage à 18 clubs en L1, acté pour la saison 2023-2024, était-il vraiment indispensable ?
    J'ai dit le lendemain de mon élection qu'il fallait profiter de la crise pour inventer le football français de demain. On n'a pas chômé. Nous avons fait une réforme statutaire, la fusion syndicale, la société commerciale, on a remplacé Mediapro par Amazon. Et effectivement, on est passé à 18 en L1. C'est fondamental pour mille raisons : permettre à nos clubs d'aborder les compétitions européennes dans les meilleures conditions, se mettre en harmonie avec les calendriers internationaux, avoir plus de matches attractifs... C'est le sens de l'histoire. Quand on vient nous dire : "Les Anglais jouent à 20 et ça ne les empêche pas de gagner", je réponds qu'ils ont des investisseurs qui ont mis des centaines et des centaines de millions d'euros depuis une quinzaine d'années dans leurs clubs. Ils ont des droits trois fois supérieurs aux autres. Si vous regardez nos concurrents européens, les Portugais sont à 18 et vont passer à 16, tous nos rivaux européens sont à 16 voire à 14.

    Nos concurrents européens ne sont plus les quatre grands Championnats ?
    J'adore l'idée du Big Five européen. Mais sportivement, on n'y est pas. Il y a un Big Four et les autres. Cela fait vingt-sept ans que l'on n'a pas gagné une compétition européenne. Et heureusement que depuis dix ans, nous avons le PSG et son président Nasser al-Khelaïfi qui a énormément aidé le football français et nous a porté à bout de bras sur la scène européenne. Sinon, je ne sais pas où on serait. Nos concurrents, aujourd'hui, ce ne sont pas les Anglais, les Italiens, les Espagnols et les Allemands, mais plutôt les Portugais, les Russes et les Ukrainiens. Il faut prendre conscience de la réalité ! Mais il n'y a pas de fatalité et j'espère bien que le champ de réformes que nous avons lancé nous permettra de retrouver la place qui est la nôtre.

    Vous souhaitez aussi une réforme de l'arbitrage...
    Le passage à 18 est la première brique d'une réforme plus globale qui vise à améliorer notre produit. Cela passera par un effort tout particulier sur la réalisation des matches, avec aussi des contenus "inside". Et comme il n'y a pas de sujet tabou, évidemment qu'il faut ouvrir un sujet sur l'arbitrage. Sous réserve d'accord de la FIFA, il faut une sonorisation des arbitres pour qu'il y ait moins d'ambiguïtés sur certaines décisions. Et il faut un dialogue social beaucoup plus fort pour des réformes essentielles, comme le contrat de cinq ans pour les jeunes joueurs. Il faut sacraliser la formation à la française. Il n'est pas normal que nos meilleurs talents quittent le pays à 17 ans. Il faut aussi une limitation du nombre de joueurs pros par effectif. Et enfin, réfléchir à la mise en place d'un salary cap global par rapport au budget des clubs. Toutes les pistes qui vont permettre d'avoir un Championnat plus attractif, on va les accélérer. »

    Link to comment
    Share on other sites

    beIN Sports attend Canal +

    SACHA NOKOVITCH
    Rien n’est encore décidé pour le paiement des 332 M€ dûs à la Ligue pour deux matches par journée. Les deux chaînes réfléchissent à leur stratégie.

    Canal + ne décolère pas. Maxime Saada, son président, étudierait actuellement de multiples scénarios pour tenter de se remettre du choix de la Ligue, vendredi dernier, en faveur d’Amazon. Depuis des mois, il avait déterminé les contours de son ticket avec beIN Sports. Sans succès donc. Dans la foulée de ce qui a été vécu comme un coup de couteau dans le dos émis par le foot français, la chaîne cryptée avait annoncé son retrait de la Ligue 1.

    Si Vincent Labrune considère que cela « reste une belle offre pour les abonnés de Canal + » (voir par ailleurs), le service des sports de la chaîne cryptée, partagé sur le sujet, attend désormais des précisions sur son avenir. « J’ai conscience de l’émotion que va créer cette situation chez certains, dans la maison comme en externe. Soyez assurés de notre mobilisation la plus totale pour préserver nos intérêts », leur avait écrit Maxime Saada dans un mail interne. Des propos visiblement insuffisants. Il devrait d’ailleurs aller à la rencontre de sa rédaction, lundi, pour s’expliquer.

    En attendant, Canal + n’a pas encore rompu le contrat de sous-licence qui le lie à beIN Sports pour le désormais fameux lot 3 : deux matches de L1 (le samedi à 21 heures, dont 28 premiers choix, et le dimanche à 17 heures). Et Maxime Saada prend son temps, même si sa stratégie devrait être dévoilée d’ici la fin du mois. Du côté de beIN Sports, qui devra payer les 332 M€ par saison à la Ligue si la sous-licence n’existe plus, on attend de connaître la position de son partenaire, par ailleurs son distributeur exclusif jusqu’en 2025 contre près de 250 M€ par an, pour se déterminer.

    Le premier paiement n’est prévu que le 5 août

    De part et d’autre, on rappelle aussi que le paiement de la première échéance à la Ligue (56,4 M€ hors taxes) n’est prévu que pour le 5 août. Donc pas question de se précipiter sur ce dossier. Et c’est aussi une manière de mettre un peu de pression sur la Ligue. Si sans L1, Canal + sait qu’elle perdra de nombreux abonnés ces prochains mois, elle semble estimer que ce risque s’avérera plus rentable que le paiement de 332 M€ par saison.

    Maxime Saada avait assuré dans le mail à ses troupes qu’il n’était « pas question pour Canal + de se retrouver dans une situation où il est l’acteur qui paye le plus, pour avoir le moins ». Comme à son habitude, la chaîne fait aussi actuellement courir le bruit qu’elle n’a pas renoncé à un nouveau match sur le terrain judiciaire. Reste à en connaître la nature exacte.

     

    Link to comment
    Share on other sites

    Join the conversation

    You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

    Guest
    Reply to this topic...

    ×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

      Only 75 emoji are allowed.

    ×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

    ×   Your previous content has been restored.   Clear editor

    ×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

    Loading...
     Share


    ×
    ×
    • Create New...