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    Diffusion de la Ligue 1 : la peur du vide gagne la LFP

    Au cas où l'appel d'offres lancé par la LFP serait infructueux, Canal+ estime qu'une négociation de gré à gré est impossible. La situation pourrait alors être bloquée plusieurs semaines sans diffuseur identifié.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant27 janvier 2021 à 00h05
     
     

    À cinq jours de l'issue de l'appel d'offres lancé par la LFP sur les droits de la L1 et de la L2 lâchés par Mediapro, le climat est explosif. Comme l'a révélé L'Équipe, la Ligue a reçu, lundi, une assignation « à bref délai » de Canal+ devant le tribunal de commerce de Paris. Le groupe présidé par Maxime Saada conteste le choix de la LFP de remettre en vente uniquement les lots abandonnés par la société sino-espagnole (80 % de la L1 et de la L2 pour un total de 830 millions d'euros annuels entre 2020 et 2024).

     
     

    Et pas celui (le 3) qui lui permet de diffuser deux matches par journée de L1 à un tarif jugé désormais prohibitif (332 millions d'euros par an jusqu'en 2024), acquis par beIN Sports qui le lui a sous-licencié. Le tribunal de commerce de Paris a fixé une audience le 19 février pour traiter le dossier.

    Le lot 3, noeud du problème

    Du côté de la chaîne cryptée, on assure avoir des arguments solides pour obtenir gain de cause. La LFP et les deux cabinets d'avocats qui la conseillent estiment, au contraire, que le bon droit est dans leur camp. Quoi qu'il en soit, la justice ne se prononcera qu'à l'issue de la consultation lancée par la LFP, puisque les réponses sont attendues le 1er février au matin. Il n'est pas certain qu'elles permettront à la Ligue d'attribuer les quatre lots mis sur le marché pour la L1. La procédure prévoit alors que si l'appel d'offres est infructueux une négociation de gré à gré peut s'engager avec les opérateurs désireux de trouver une solution acceptable pour toutes les parties.

    En résumé, la LFP se tournerait alors très certainement vers Canal+, le diffuseur «historique» de la L1, pour sortir de l'impasse. Avec en toile de fond l'offre orale formulée il y a déjà plusieurs semaines par les dirigeants de la chaîne cryptée : 590 millions d'euros, plus 100 millions de variables en fonction du nombre d'abonnés gagnés pour l'ensemble des droits de la L1, hormis ceux détenus par Free (42 millions d'euros annuels pour des images en quasi-direct sur les mobiles).

    Mais rien n'est moins sûr. Car, du côté de Canal+, on explique avoir poussé la LFP à faire un appel d'offres car il est indispensable d'un point de vue juridique. Mais on ajoute que, même en cas d'échec de la consultation du 1er février, il ne sera pas davantage possible d'entamer une négociation de gré à gré, car le lot 3 n'aura pas été, au préalable, remis en jeu. Pour Canal +, il faudrait alors lancer un nouvel appel d'offres avec tous les lots pour être en règle au niveau juridique. Et on ajoute ne pas avoir l'intention de discuter avec la LFP tant que ce point ne sera pas réglé.

    Il pourrait l'être par le tribunal de commerce de Paris, qui doit donc se réunir le 19 février pour traiter le contentieux entre Canal+ et la LFP. Mais il ne devrait pas rendre sa décision avant la fin mars... En attendant, la Ligue pourrait se trouver sans diffuseur et sans ressources télévisées. Mediapro a évidemment arrêté de payer et doit a priori retransmettre le Championnat uniquement jusqu'à la fin janvier. Au-delà, c'est la grande inconnue.

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    Vincent Bolloré et Emmanuel Macron, des relations compliquées pour régler le problème des droits TV

    Pour favoriser une offre de Canal+, la LFP a espéré un geste de l'Elysée, qui n'est pas venu. La faute, un peu, aux rapports compliqués entre l'actionnaire principal de Vivendi, la maison-mère de la chaîne cryptée, et le président de la République.

    Étienne Moatti et Sacha Nokovitchmis à jour le 27 janvier 2021 à 18h20
     
     

    À chacune de ses peurs ou des crises de son histoire, Canal+ a l'habitude d'user de son lobbying auprès de l'Élysée... Avec plus ou moins de succès. Cette fois, le président de la République Emmanuel Macron semble moins à l'écoute que ses prédécesseurs, voire indifférent aux signaux envoyés par la chaîne cryptée et l'actionnaire principal de la maison-mère Vivendi : Vincent Bolloré. Le dernier échange entre le milliardaire breton et le locataire du Château remonte à l'été 2020, à l'occasion d'un dîner très privé organisé par Nicolas Sarkozy.

     
     

    Cette rencontre, où le sujet de la crise aiguë du foot français n'était alors pas au menu, n'aurait pas forcément rapproché les deux hommes et les liens se seraient même depuis bien distendus... Ce qui ne fait pas forcément les affaires de la Ligue de football professionnel (LFP), en pleine incertitude depuis l'automne.

    Entre le président de la République actuel et l'actionnaire de référence de Vivendi, selon un haut responsable du monde des médias, il n'y a pas de ligne directe, contrairement à celle qui a pu exister dans le passé avec un autre président de la République : « Bolloré-Sarko, même combat, ils sont évidemment très proches. Mais Macron n'est pas un pro-Bolloré et Bolloré n'est pas un pro-Macron. Après, cela ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas avoir des alliances objectives. Mais est-ce que Macron est prêt à faire des concessions à Bolloré pour le foot ? On connaît la liste de ses demandes (baisse de la TVA sur les abonnements avec un retour au taux historique de 5,5 % contre 10 % aujourd'hui et une évolution des droits d'exploitation des séries, limités aujourd'hui dans le temps et l'espace).Mais je ne suis pas sûr qu'elles puissent être exaucées. Faire une TVA spécifique à Canal, c'est mettre le doigt dans un engrenage. Surtout que Canal n'arrête pas de dire qu'il se porte très bien. D'autres secteurs ont plus besoin que Canal d'un taux de TVA faible. »

    « On n'a pas vocation à intervenir en faveur d'un acteur plus qu'un autre sur le marché télévisuel au travers d'une aide directe

    Une source de l'Elysée

     
     
     

    Canal+, premier financier du cinéma français, réclame en effet des preuves d'amour de l'État afin de bénéficier, à ses yeux, d'une concurrence plus loyale face aux plateformes mondiales comme Netflix et Amazon. Ces demandes sont d'autant plus insistantes depuis l'épisode Mediapro, de l'arrivée surprise du groupe sino-espagnol sur les droits télé du foot à son retrait express ces dernières semaines.

    Du côté de l'Élysée, on assure pourtant, avec un sens aigu de la diplomatie, qu'il n'y a « aucun chantage » liant une offre sur le foot à des avantages accordés par les pouvoirs publics. « Canal+ a des demandes à l'égard de l'État, reconnaît-on à l'Élysée. Mais elles ne sont pas liées à une offre sur les droits de la Ligue 1. Ils n'ont pas fait de chantage en indiquant qu'ils ne feraient une offre que si, et seulement si, ces demandes étaient honorées. Ce sont d'ailleurs des ministres différents qui traitent de ces sujets. La position du Président (Macron) est pertinente. On n'a pas vocation à couvrir, par je ne sais quels artifices budgétaires, les errements de certains partenaires de la Ligue. Et on n'a pas vocation à intervenir en faveur d'un acteur plus que d'un autre sur le marché télévisuel au travers d'une aide directe. »

    « Les relations avec le rugby sont moins compliquées car les dirigeants sont très respectueux du travail de Canal et de Vivendi

    Une source chez Vivendi

     
     
     

    Chez Vivendi, on essaie aussi de dédramatiser les rapports notoirement compliqués entre les deux hommes. En assurant - ce qui est vrai - que le patron de Vivendi ne décroche pas son téléphone pour appeler les uns et les autres sur le dossier des droits de la L1 : « Vincent Bolloré n'est absolument pas en relation avec le monde du football, qu'il s'agisse des présidents de club ou de Vincent Labrune (le président de la LFP). Il ne fait que donner des conseils économiques et de bon sens à Maxime Saada, le patron de Canal+, qui est à la manoeuvre. »

    Avant un tacle appuyé au football français : « Par ailleurs, les relations avec le rugby sont moins compliquées car les dirigeants sont très respectueux du travail de Canal et de Vivendi... » Concernant Emmanuel Macron, on répète à Vivendi qu'« il est le président de la France et que nous lui devons le plus grand respect. Les relations entre Vincent Bolloré et Emmanuel Macron sont tout à fait cordiales. » Fermez le ban.

    Vincent Bolloré très actif sur le marché des médias

    En attendant, la défiance est réelle entre ces deux-là. Vincent Bolloré compte peser dans l'élection présidentielle de 2022 et la ligne très conservatrice de sa chaîne info CNews, incarnée notamment par le polémiste star Éric Zemmour, n'est pas du goût de l'Élysée. Pas plus que ses tentatives de rachats des médias de Lagardère (Europe 1, JDD, Paris Match...), pour l'instant avortées.

    L'acquisition de Prisma, leader français de la presse magazine (Capital, Voici, Géo...), est, elle, sur le point d'être finalisée et, ces dernières semaines, l'intérêt prononcé de l'homme d'affaires breton pour le groupe M6-RTL bruisse dans le tout-Paris, même s'il est démenti par les principaux intéressés. Depuis lundi, Vivendi détient également près de 10 % du groupe de médias ibérique Prisa, lui-même propriétaire de 20 % du capital de la holding Le Monde libre, qui contrôle 75 % du groupe Le Monde...

    Et la Ligue 1 dans tout cela ? Vincent Bolloré et Maxime Saada sont les seuls aux manettes, dans le plus grand secret. Et désormais sans espoir d'un geste de l'Élysée sur leurs demandes récurrentes qui compenseraient leur effort financier pour sauver le foot français.

    Pourtant, au départ, la ligne était bien meilleure entre les deux camps. En mai 2018, immédiatement après la perte historique des droits de la Ligue 1, Emmanuel Macron s'était alors inquiété en personne de ses conséquences sur l'économie et l'avenir de Canal +. Quelques jours après la surprise Mediapro, à la mi-temps de la finale de Top 14 Castres-Montpellier (29-13), le président de la République avait invité Maxime Saada, homme de confiance de Vincent Bolloré, à échanger avec lui dans le salon de la tribune présidentielle...

    Le président de la République a fini par ne plus s'impliquer directement dans les dossiers portés par Canal +

    Le président de Canal+ avait alors joué quelques cartes et évoqué un problème de souveraineté pour l'État avec une L1 intégralement diffusée par des investisseurs étrangers deux ans plus tard et le manque d'exposition et d'accessibilité à la future chaîne de Mediapro amenée à diffuser les meilleurs matches.

    Le même soir, il exposait donc au Président ces différents sujets fiscaux et d'exploitation qui deviendront les grands combats de Canal+ jusqu'à aujourd'hui. Ensuite, ces demandes récurrentes de la chaîne de Vincent Bolloré ne passeront pas par le ministère des Sports et de la Culture, mais directement par Matignon et surtout par l'Élysée, notamment via son secrétaire général Alexis Kohler. Sans réel effet donc, d'autant qu'Emmanuel Macron ne s'impliquera plus directement dans ce dossier.

    Espéré par la LFP, le geste des pouvoirs publics en faveur de Canal+ pour aider à dénouer la situation n'est finalement jamais arrivé. Résultat : la chaîne cryptée, qui avait formulé une offre orale à la LFP (590 M€ par saison, plus 100 M€ de variable en fonction du nombre d'abonnés gagnés pour l'ensemble des droits de la L1, hormis ceux détenus par Free pour des images en quasi-direct sur les mobiles), a durci le ton.

    Elle a d'abord annoncé vouloir rendre son lot 3, sous-licencié par beIN Sports 332 M€ par saison. Et elle conteste depuis lundi devant le tribunal de commerce de Paris, comme l'a révélé L'Équipe, l'appel d'offres partiel de la Ligue.

    Canal+ estime que, même en cas d'échec de la consultation qui doit rendre son verdict lundi, il ne sera pas juridiquement possible de négocier de gré à gré avec la LFP. Et qu'il faudra relancer un nouvel appel d'offres sur tous les lots... Cette guerre d'usure inquiète au plus haut point les clubs français, qui se demandent de plus en plus, si le « diffuseur historique » de la L1 est vraiment prêt à leur tendre la main.

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    Coupe de France : les diffuseurs France Télévisions et Eurosport réclament une grosse ristourne

    France Télévisions et Eurosport demandent à la FFF une baisse de 30 % des droits de la Coupe de France, prétextant la modification du format de la compétition imposé par la crise sanitaire.

    Étienne Moatti et Sacha Nokovitchmis à jour le 28 janvier 2021 à 19h05
     
     

    Ils ont sauté sur l'occasion. Selon nos informations, France Télévisions et Eurosport, les deux diffuseurs de la Coupe de France, ont écrit, la semaine dernière, à la Fédération française de football (FFF), pour demander une remise de 30 % sur le montant des droits (22 millions d'euros au total) qu'ils payent pour retransmettre la compétition.

     
     

    Ils prétextent le changement de format rendu obligatoire, cette saison, par la crise sanitaire pour obtenir une telle remise. On le sait, pour sauver cette édition, la FFF a été obligée d'adopter un nouveau schéma, où les professionnels et les amateurs jouent chacun de leur côté avant de se retrouver en seizièmes de finale, sans doute fin février ou début mars.

    La Fédération ne s'attendait pas à une telle demande

     

    Dans leur courrier commun, France Télévisions et Eurosport évoquent cette nouvelle formule actée par le comité exécutif de la FFF, le 17 décembre. Ils évoquent également le préjudice qu'ils estiment subir en raison de la tenue des matches à huis clos. Pour arriver, donc, à cette volonté d'obtenir une sérieuse ristourne pour cette saison, l'avant-dernière du contrat en cours.

    Du côté de la FFF, on a manifestement encaissé le coup. Une première réunion a eu lieu entre les parties la semaine dernière et une deuxième devrait se tenir la semaine prochaine. La Fédération ne s'attendait pas à une telle demande et n'est sans doute pas prête à accorder une baisse de 30 % (soit 6,6 millions d'euros) sur le montant dû, cette saison, par les deux chaînes. Tout simplement parce qu'elle ne peut pas se le permettre.

    De l'argent en moins pour le « football d'en bas »

    Même si elle est en bien meilleure santé financière que la Ligue de football professionnel (LFP), abandonnée par Mediapro, son principal diffuseur, la FFF est également impactée par cette défaillance. Dans la convention qui la lie à la LFP, il est en effet prévu qu'elle touche 2,5 % sur le montant des droits télévisés du football professionnel. Avec le contrat initial (1,2 milliard d'euros annuels) parti en fumée, elle devait percevoir 31 millions d'euros. Une somme qu'elle peut oublier...
    Les revenus télévisés récoltés en Coupe de France servent à financer l'organisation de la compétition et récompenser les clubs amateurs qui participent. Si elle accepte une baisse importante de son contrat avec ses diffuseurs, ce sera autant d'argent en moins pour le « football d'en bas ». La FFF va donc vraisemblablement batailler pour défendre les sommes dues par le « groupement » France Télévisions-Eurosport. Même si elle devra sans doute se résoudre à faire un petit effort.

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    Droits télé : un comité de pilotage avec Aulas pour examiner l'appel d'offres

    Vincent Labrune, le président de la LFP, a désigné cinq personnalités, dont Jean-Michel Aulas, le patron de l'OL, pour analyser les résultats de la consultation de lundi.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant29 janvier 2021 à 23h30
     
     

    À quelques jours d'une matinée cruciale pour son avenir, le football français se prépare. Lundi, les diffuseurs intéressés par les lots abandonnés par Mediapro doivent remettre leurs offres qualitatives et financières. Pour les décortiquer, Vincent Labrune, le patron de la LFP, vient de créer un comité de pilotage qui va l'épauler dans sa mission. Il l'annonce dans un mail que nous avons pu consulter, envoyé à tous les membres de son conseil d'administration (CA). « J'ai demandé de bien vouloir m'accompagner à Jean-Pierre Caillot (Reims) en tant que président du collège de Ligue 1, Christian Leca (AC Ajaccio), en tant que président du collège de Ligue 2, Philippe Piat (coprésident de l'UNFP, le syndicat des joueurs) pour représenter le CA, Jean-Michel Aulas (Lyon) et Jacques-Henri Eyraud (Marseille) pour représenter les clubs à forte notoriété. » Ces cinq-là devront se mettre au travail dès midi, une fois les offres remises.

    Une audience au tribunal de commerce de Paris fixée le 19 février

    « D'une façon synthétique, la journée du 1er février devrait se dérouler comme suit, poursuit Labrune. 10 h-12 h : dépôt des offres à la LFP. 12 h-16 h : analyse des offres qualitatives. 16 h-18 h : ouverture des offres quantitatives et analyse des résultats par le comité de pilotage. 18 h : présentation des recommandations du comité de pilotage au conseil d'administration. » Reste maintenant à savoir si des offres vont bien être déposées. Comme l'a révélé L'Équipe, la LFP a reçu, lundi, une assignation « à bref délai » de Canal+ devant le tribunal de commerce de Paris. Le groupe présidé par Maxime Saada conteste le choix de remettre en vente uniquement les lots lâchés par Mediapro (80 % de la L1 et de la L2 pour un total de 830 millions d'euros annuels entre 2020 et 2024). Et pas celui qui lui permet de diffuser deux matches par journée de L1 à un tarif jugé désormais prohibitif (332 M€ par an jusqu'en 2024), acquis par beIN Sports qui lui a ensuite sous-licencié. Le tribunal de commerce de Paris a fixé une audience le 19 février pour traiter le dossier.
    Lundi, le groupe Canal+ pourrait ne pas participer à la consultation dont il conteste les contours, ce qui pourrait la rendre infructueuse. Du côté de la Ligue, on est conscient de cette possibilité, mais on espère aussi l'arrivée d'un nouvel entrant, Amazon, sur le lot A (comprenant notamment l'affiche du dimanche soir). Reste à savoir si cette hypothèse se confirme et à quel tarif. Peu à peu, le géant du e-commerce se positionne sur le marché des droits du football.
    Au Royaume-Uni, il a ainsi acquis 20 matches de Premier League par saison, sur la période 2019-2022, pour 100 M€. Il a aussi récupéré, en Italie, la meilleure affiche de C1 du mercredi (2021-2024) pour environ 90 M€ par an, après avoir obtenu celle du mardi en Allemagne.

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    À la veille de l’appel d’offres partiel de la LFP, le patron des sports d’Amazon Europe présente sa politique d’acquisition de droits exclusifs.

    Alex Green est un homme au carnet de rendez-vous bien rempli. Depuis l’obtention des droits exclusifs de l’ATP puis d’une partie de la Premier League au Royaume-Uni à partir de 2019, le patron des sports d’Amazon Europe est invité à rencontrer l’ensemble des dirigeants des ligues et des Fédérations sportives européennes qui, de leur côté, aiment le faire savoir. L’Anglais a enchaîné les coups, notamment avec l’exclusivité des sessions nocturnes de Roland-Garros pour le marché français à partir de cette année, et des affiches de Ligue des champions sur les territoires italien et allemand à compter de la saison prochaine. Certains l’imaginent miser dès demain sur l’appel d’offres partiel de la Ligue 1 pour sauver le foot français. Lui répond avec la plus grande des prudences sur le sujet.

    « Jeudi, Luigi De Siervo, le patron de la Ligue italienne de football, a annoncé qu’Amazon n’était pas intéressé par les droits de la Serie A car vous réclamiez un lot spécifique, événementiel, sur le modèle de la Premier League. Vous confirmez ?

    Monsieur De Siervo peut dire ce qu’il veut mais je ne peux pas en parler, c’est confidentiel (sourire). Honnêtement, Amazon est déjà très heureux d’avoir un match de premier choix en Ligue des champions à partir de la saison prochaine sur le territoire italien.

    Demain, la Ligue de football professionnel (LFP) organise son appel d’offres partiel, notamment pour les huit matches par journée de Ligue 1 lâchés par Mediapro. Avez-vous rencontré son président Vincent Labrune ?

    (Rires.)Je ne peux pas commenter cela. Mais on est curieux de savoir ce qu’il va se passer. C’est une situation difficile pour le football français, je le sens, ce n’est pas évident… Je lis cela dans la presse, c’est triste pour les clubs et les supporters.

    Pourriez-vous être freiné par l’attaque en justice de Canal+, qui conteste la validité de cet appel d’offres incomplet ?

    Je ne miserai jamais sur des droits en pensant aux résultats d’une décision de justice ou à autre chose. Je ne pense qu’à une chose, ce qui a du sens pour Amazon. Et Roland-Garros est le bon moyen pour nous de commencer la diffusion du sport sur le marché français. Il n’y a rien d’autre à dire à propos du football français.

    Vous nous surprendriez si vous misiez sur le volume des droits de la L1, Amazon n’ayant pas acheté jusqu’ici de rendez-vous réguliers mais plutôt événementiels…

    Non, pas forcément. Nous avons obtenu des droits de la Ligue des champions en Allemagne et en Italie, cela représente tout de même pour chacun de ces territoires seize matches tout au long de la saison à partir de 2021-2022. Ce seront des affiches de premier choix (une par semaine), nous aurons donc l’exclusivité des meilleurs clubs allemands et italiens sur l’une des deux soirées. C’est le top du football, le type de matches qu’on peut marketer et couvrir avec notre façon de faire révolutionnaire, de nouveaux shows télé et de grands films documentaires. Notre approche de la Ligue des champions est différente de

    celle que nous avons eue avec la Premier League.

    Pour laquelle vous diffusez 20 matches mais sur une période resserrée, notamment autour des fêtes de Noël. Ce n’est pas un hasard…

    En effet. La Premier League avait créé ces deux lots similaires (de 20 matches chacun),événementiels, pour attirer les nouveaux entrants. C’était vraiment une expérience pour elle mais elle savait que cela pouvait être attractif pour des acteurs comme nous. Le packaging nous a aidés à nous lancer sur un de ces lots, c’est vrai… En décembre, il y a énormément de trafic sur notre site d’e-commerce, on savait qu’on allait pouvoir le marketer et en faire un gros événement. D’ailleurs, en deux ans, on a réussi à créer une nouvelle tradition. Pendant la période de Noël, c’est entré dans l’esprit des gens, c’est le moment du football sur Amazon.

    Mais êtes-vous aujourd’hui prêt à diffuser du sport en direct chaque week-end ?

    On le fait déjà avec le tennis au Royaume-Uni où on retransmet 37 tournois ATP tout au long de la saison. On n’a pas de problème avec cela, on peut et on sait produire et diffuser le sport en volume. La priorité est de trouver le bon lot sur un certain marché, qu’on peut marketer efficacement, et qui fait sens économiquement.

    Pourquoi avoir choisi Roland-Garros pour vous tester sur la France ?

    Cette compétition est plus qu’un événement tennistique, c’est une icône culturelle en France. La nouvelle structure, avec les sessions nocturnes, le nouveau toit avec ces lumières, tout cela nous a attirés. C’est l’esprit show, comme avec l’US Open. Nous aurons notamment cette exclusivité pour les night sessions, ce n’est pas anodin. Les gens ne travaillent plus, ont plus de temps libre pour se connecter à Amazon, le prime time est toujours très intéressant pour nous.

    Lors de chaque appel d’offres, les Ligues et les Fédérations usent du nom d’Amazon pour effrayer la concurrence et essayer de faire monter les prix. Cela vous agace ?

    Ils font ce qu’ils veulent. Mais je n’aime pas trop quand les gens parlent de nous, j’estime que ce n’est pas nécessaire… En tout cas, cela n’influe pas sur nos prises de décision car, à la fin, le seul juge de notre stratégie, de nos choix, ce sont les consommateurs. Et puis nos investissements sont tout à fait rationnels.

    Votre plus gros investissement est proche de 100 M€ par saison pour un événement en Europe jusqu’ici (les montants des 20 matches de Premier League par saison). C’est une limite ?

    On ne se fixe pas de limite. On réfléchit simplement à la valeur que cela peut apporter à notre service Prime (49 € par an ou 5,99 € par mois). Prime n’est pas seulement une plateforme de diffusion de sport. Je n’ai pas besoin de proposer du sport en direct chaque semaine aux abonnés parce qu’ils y trouvent aussi des films, des séries, de la musique, des avantages pour leur shopping… Les événements sportifs ne sont qu’une partie d’un immense ensemble et on n’a pas de service d’abonnement spécifique pour le sport, ce n’est pas notre modèle.

    On voit tout de même que vous investissez de plus en plus de marchés sur ces droits sportifs exclusifs…

    On est encore en phase d’apprentissage, à chaque événement. On profite aussi des opportunités, comme la nouvelle Coupe d’automne des nations de rugby que nous avons diffusée au Royaume-Uni récemment. On regarde les différentes données, l’ensemble des retours des consommateurs et on voit ce qui fonctionne. Nous nous sentons bien et de plus en plus confiants dans la diffusion du sport en direct. On est en train de construire un modèle qu’on veut étendre. »

    Article paru dans le journal L’Equipe de ce jour signé Sacha Nokovitch https://twitter.com/SachaNoko

    Les droits détenus par Amazon en Europe

    En Grande-Bretagne : 20 matches de Premier League par saison (jusqu’en 2022), ATP Tour (2023), US Open (2022), WTA Tour (2024).En Allemagne : 16 matches de Ligue des champions par saison (2021-2024). En Italie : 16 matches de Ligue des champions par saison (2021-2024). En France : à Roland-Garros, les matches du court Simonne-Mathieu et les sessions nocturnes, plus, avec France Télévisions, les demi-finales et finales (2021-2023).

    Edited by hermann
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    La LFP compte sur l'intérêt d'Amazon pour sortir ses droits télé de l'ornière

    Abandonnée par Mediapro, attaquée en justice par Canal +, la Ligue de football professionnel (LFP) guette l'arrivée d'Amazon pour éviter l'échec de son appel d'offres, dont le verdict est attendu lundi.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant31 janvier 2021 à 20h45
     
     

    L'interminable feuilleton des droits télévisés de la Ligue 1 livre un nouvel épisode lundi matin. Entre 10 heures et midi, les diffuseurs intéressés par les lots lâchés par Mediapro doivent répondre à l'appel d'offres (pour la fin de la saison et les trois suivantes) de la Ligue de football professionnel (LFP).

     
     

    Une consultation à haut risque pour la Ligue, déjà sonnée par la déroute de Mediapro, qui devait lui permettre de décrocher le jackpot avec un montant record de 1,2 milliard d'euros annuels sur la période 2020-2024. Et qui se trouve aujourd'hui poursuivie en justice par Canal +, son « diffuseur historique » censé la tirer de ce mauvais pas.

    Il y a tout juste une semaine, elle a en effet reçu une assignation « à bref délai » de Canal + devant le tribunal de commerce de Paris. Le groupe présidé par Maxime Saada conteste le choix de remettre en vente uniquement les ex-lots de Mediapro (80 % de la Ligue 1 et de la Ligue 2, pour un total de 830 millions d'euros annuels, entre 2020 et 2024). Et pas celui (le 3) qui lui permet de diffuser 2 matches par journée de Ligue 1 à un tarif jugé désormais prohibitif (332 M€ par an jusqu'en 2024), acquis par beIN Sports, qui le lui a ensuite sous-licencié. Le tribunal a fixé une audience le 19 février pour traiter le dossier. Un autre front a été ouvert par Canal + devant l'Autorité de la concurrence en poursuivant la LFP pour les mêmes motifs que devant le tribunal de commerce de Paris, mais aussi pour « abus de position dominante ».

    Au vu de ces recours, le groupe Canal + pourrait ne pas participer à la consultation dont il conteste les contours. Ce qui pourrait la rendre infructueuse. Du côté de la Ligue, on est conscient de cette possibilité mais on espère aussi l'arrivée d'un nouvel entrant, Amazon, pour le lot A (comprenant notamment l'affiche du dimanche soir).

    Des contacts ont eu lieu entre les dirigeants de ce géant de l'e-commerce, qui s'est déjà positionné sur marché des droits du football en Angleterre, en Allemagne et en Italie, et ceux de l'instance. Reste à savoir si cette hypothèse se confirme et à quel tarif.

    Si les montants proposés ce matin ne sont pas satisfaisants - ou, pire, si aucune offre n'est remise - la procédure prévoit qu'une négociation de gré à gré peut s'engager avec les opérateurs désireux de trouver une solution acceptable pour toutes les parties. Idéalement, la LFP se tournerait alors très certainement vers Canal + pour tenter de sortir de l'impasse. Avec en toile de fond l'offre orale formulée il y a déjà plusieurs semaines par les dirigeants de la chaîne cryptée et révélée par L'Équipe : 590 M€ annuels, plus 100 M€ variables en fonction du nombre d'abonnés gagnés, pour l'ensemble des droits de la Ligue 1, hormis ceux détenus par Free (42 M€ par an pour des images en quasi-direct sur les mobiles).

    Canal + rechigne à négocier en cas d'échec de l'appel d'offres

    Mais du côté de Canal +, on explique que même en cas d'échec de la consultation, il ne sera pas davantage possible d'entamer une négociation de gré à gré, car le lot 3 n'aura pas été, au préalable, remis en jeu. Selon Canal +, il faudrait alors lancer un nouvel appel d'offres avec tous les lots pour être en règle juridiquement. Et on ajoute ne pas avoir l'intention de discuter avec la LFP tant que ce point ne sera pas réglé. Autant dire que l'épisode d'aujourd'hui n'est sans doute pas le dernier.

     

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    Droits TV : Téléfoot prêt à servir

    Si un nouvel opérateur récupère des droits, mais n'a pas les moyens de les exploiter, la chaîne mise en place par Mediapro pourra proposer ses services.

    E. M. et A. H.01 février 2021 à 10h05
     
     

    Le 22 décembre 2020, le tribunal de commerce de Nanterre a validé l'accord trouvé entre la Ligue de football professionnel (LFP) et Mediapro. Ce deal prévoit que le groupe sino-espagnol rende ses droits et règle une « indemnité » de départ de 100 M€. D'abord 64 M€, qui ont déjà été versés, puis 36 M€ qui doivent l'être dans le courant du premier semestre 2021.

    Depuis cette date, la chaîne Téléfoot poursuit ses retransmissions en attendant qu'une solution alternative soit trouvée par la LFP. Et, en cas de besoin, elle est disposée à poursuivre sa mission, notamment si un nouvel opérateur acquiert, ce lundi matin, des matches sans avoir la structure pour organiser leur diffusion. Jean-Michel Roussier, en charge de la chaîne, va suivre le résultat de l'appel d'offres avec attention et proposer, le cas échéant, les services de ses équipes. En totalité ou en partie.

    Au soutien d'un GAFA ?

    Téléfoot s'appuie aujourd'hui sur environ soixante-dix personnes (production, rédaction et marketing) qui ont fait leurs preuves en créant de toutes pièces une chaîne en quelques semaines. Dans l'hypothèse, par exemple, où un GAFA (Amazon pourrait remettre une offre) débarque sur la Ligue 1, avec l'obligation de démarrer tout de suite les retransmissions, il aura sans doute besoin de soutien.

    Et, surtout, de techniciens, de journalistes et de moyens techniques immédiatement opérationnels. C'est le calcul fait par Roussier, qui est prêt à batailler pour placer ses équipes.

     

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    haha ça ne doit surprendre que ces messieurs de la LFP.... 

    Je trouve d'ailleurs surréaliste l'attitude de la LFP. La manière de traiter Canal.... d'abord on les dégage pour préférer les promesses de Mediapro. Ensuite on les supplie de venir nous sauver... et puis quand Canal trouve la LFP trop gourmande, on essaie de les pigeonner en écartant le lot détenu par Canal du nouvel appel d'offres ? ...

    Mais c'est quoi ces pratiques de conn**** ? En plus la LFP s'expose juridiquement car il est évident qu'il y a rupture d'équité et que la justice donnera raison à Canal... 

    Amateurisme et irrespect. Il va vraiment falloir que certains présidents de clubs reviennent à plus de sérieux et d'humilité. 

     

    Honteuse également l'attitude de l'Etat, et particulièrement du président de la République qui vient polluer la négociation entre Canal et la LFP. En quoi le football français doit il être pris en otage de l'inimitié entre le président et Bolloré ? J'ajoute que les demandes de Bolloré n'ont rien de choquantes... elles me paraissent assez raisonnables... conditionner l'effort financier de Canal en faveur du football à un soutien de l'Etat pour sa création, notamment par rapport à la tva, c'est quand même la moindre des choses... car s'il s'agit de sauver le football français pour derrière tuer Canal, quel intérêt ? Et la demande de Canal de lui donner les armes pour pouvoir rivaliser avec Netflix, ça devrait être un objectif stratégique de l'Etat français... 

    Donc résumons l'Etat a empêché les clubs français de reprendre les compétitions l'année dernière, les privant d'importantes ressources financières. Et aujourd'hui l'Etat parasite la reprise des droits TV par Canal pour d'obscures raisons d'inimitiés personnelles et par un parti pris dans la guerre entre Lagardère et Bolloré. Au bout d'un moment j'ai envie de poser la question : l'Etat français cherche t-il à tuer le football français ? 

     

    Edited by leonidas
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    • fred1 changed the title to Médias (retransmission des matchs)

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