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    Les négociations entre la LFP et Mediapro n’ont pas encore abouti. Une solution de sortie de crise, si elle existe, pourrait prendre un peu de temps.

    Les réunions entre les dirigeants de Mediapro, qui n’a pas versé son échéance du 5 octobre (172 millions d’euros), ceux de la Ligue et Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, sont quotidiennes. Mais la fumée blanche, signe d’un accord entre les parties, tarde à s’échapper. L’idée de départ de Marc Sénéchal est de pouvoir trouver une solution acceptable pour cette fin de semaine, sachant que la prochaine traite de Mediapro (162 millions d’euros) est prévue le 5 décembre, c’est-à-dire demain.

    Une aide de l’État ne se profile pas

    Pour l’heure, cela semble compliqué. Les négociations, d’abord déblayées par les avocats des deux camps, avant l’intervention des dirigeants, sont très délicates. La LFP semble vouloir convaincre le groupe sino-espagnol de régler les matches diffusés et non réglés, avant qu’il passe la main pour laisser place à un diffuseur davantage solvable. Canal + pourrait alors entrer en jeu si la situation se décante. Mais pas forcément à des niveaux financiers espérés par le football français. D’abord parce que la chaîne cryptée n’a pas budgété de nouveaux investissements sur la Ligue 1 cette saison et dit se satisfaire de ses deux matches par journée (330 millions d’euros par an), qui ne réalisent d’ailleurs pas des audiences phénoménales…

    Pour se laisser convaincre de faire un effort supplémentaire, Canal + imagine peut-être des compensations, dans d’autres domaines, venues des pouvoirs publics. Mais là aussi, pour l’instant, on ne voit rien venir. Espéré en sauveur, l’État ne se presse pas pour entrer dans la mêlée afin de faciliter une solution.

    Il pourrait donc y avoir un nouveau délai afin de poursuivre les discussions, si une ébauche de solution émerge et qu’elle nécessite un peu de temps pour se concrétiser.

    Mais comme dans les transferts, l’urgence commande parfois et les dernières heures peuvent apporter des surprises. Seule certitude : les montants promis par Mediapro (780 millions d’euros par an pour huit matches de L1 et 34 millions d’euros annuels pour huit rencontres de L2 par journée, entre 2020 et 2024) sont à oublier.

     

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    Comment le conflit entre la LFP et Mediapro va mettre en difficulté les clubs français

    Si la Ligue ne peut pas emprunter pour compenser le probable non-paiement de Mediapro en décembre, les clubs vont devoir se débrouiller seuls. En urgence.

    Jean Le Bail04 décembre 2020 à 00h05
     
     

    À cran. Confrontés au spectre d'une nouvelle aggravation de leur situation financière en cas de (probable) non-paiement par Mediapro de sa traite de décembre (162 M€) - le groupe sino-espagnol n'avait déjà pas payé celle d'octobre (172 M€) -, et de (tout aussi probable) difficulté pour la Ligue à contracter un nouvel emprunt de 100 M€ pour le compenser en partie (après celui de 120 M€ obtenu il y a deux mois), les clubs se montrent très inquiets, tout en cherchant des solutions.

    « Jusqu'à ces derniers jours, j'étais relativement optimiste, témoigne un dirigeant qui a souhaité conserver l'anonymat comme tous ceux qui ont accepté de nous répondre sur ce sujet délicat. Je me disais que si (la traite de) décembre n'était pas payé(e), ce serait réglé avec un prêt et que ça laisserait deux mois à la Ligue pour négocier avec Mediapro ou renégocier un nouvel accord avec Canal. Mais depuis que j'ai lu dans L'Équipe - ce qui m'a été confirmé par ailleurs - que l'emprunt était compromis faute de garanties, cela change beaucoup de choses pour nous. »

    « Si ce n'est pas la Ligue qui emprunte, ce sera chacun pour sa m**** »

    Le patron de la communication d'un club historique

     
     
     

    Déçus de l'accueil réservé à leurs demandes d'aides dans le cadre du projet de loi de finances 2021 en discussion au Parlement, c'est sur le front des droits télé, évidemment le plus sensible, que se concentre surtout l'attention des clubs. « Il est difficile de faire des commentaires à ce stade, nous préférons en savoir plus avant sur l'issue de la négociation entre la LFP et Mediapro », souffle le responsable financier d'un grand club. Mediapro est censé payer sa traite demain, le 5, et le rapport du conciliateur près du tribunal de commerce de Nanterre, attendu lundi prochain, devrait dire si un accord entre le diffuseur de 80 % de la L1 et la LFP reste possible.

    Comment les clubs boucleront-ils leurs fins de mois ? « Pardon d'être abrupt, mais si ce n'est pas la Ligue qui emprunte, chaque club sera renvoyé à sa situation particulière : ce sera chacun sa m**** », résume le patron de la communication d'un club historique. « C'est la double peine,peste l'argentier d'un club de milieu de tableau. Non seulement Mediapro ne paie pas, mais il faut en plus réagir dans l'urgence à quelque chose(l'impossibilité présumée d'un emprunt par la Ligue) auquel on ne s'attendait pas du tout. » Il enchaîne : « On est en train de mouliner tout ce qu'on peut en plans de trésorerie pour voir comment on peut s'en sortir. »

    La Ligue peut-elle être poursuivie ?
    Rien n'empêche juridiquement des clubs de poursuivre non pas la Ligue (ils en font eux-mêmes partie) mais les membres de son conseil d'administration (des présidents de clubs) au moment de l'accord noué avec Mediapro. « Un club pourrait estimer que sa situation économique inextricable résulte d'un deal mal négocié faute de caution et de garantie bancaire, et assigner les responsables à titre individuel pour faute de gestion », détaille Me Thierry Granturco, avocat spécialiste du droit du sport.
    Autre risque : l'impossibilité de souscrire un emprunt pour compenser un nouveau défaut de paiement de Mediapro mettrait en difficulté la Ligue dont les ressources dépendaient à 94,5% des droits télé en 2018-2019. « La Ligue est une association qui peut tout à fait se retrouver en défaut de paiement, non pas seulement vis-à-vis des clubs mais aussi en interne avec le risque de ne plus pouvoir payer son personnel. » La FFF ne serait pas tenue de voler à son secours : la convention 2020-2024 qui les lie depuis juin dernier stipule (art.2) que « la LFP bénéficie de l'autonomie administrative, financière et sportive ». À ses risques et périls.

    D'autres solutions sont dans les tuyaux depuis quarante-huit heures. Un club qui n'a pas « consommé » la totalité de son PGE (Prêt garanti par l'État) au printemps, va en demander le solde (quelques millions) à son banquier. Un autre va notamment faire appel au groupe auquel il est adossé. D'autres pourraient avoir plus de mal à combler le trou. Au point de ne pas pouvoir payer leurs salariés ? « Ça pourrait arriver », concède Jean-Pierre Caillot, président de Reims et du collège de Ligue 1. Le directeur général d'un ancien champion de France n'est pas beaucoup plus optimiste : « Pas dans un premier temps, mais par la suite, si ça doit perdurer... »

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    Un délai de quelques jours a été donné par la justice à la Ligue et Mediapro pour trouver une solution de sortie de crise.

    Initialement, il était prévu que Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, présente le 4 décembre (hier), les solutions trouvées pour sortir de l’impasse entre Mediapro et la LFP. Pour l’heure, aucun accord n’a été conclu entre le groupe si-no-espagnol, qui n’a pas versé son échéance du 5 octobre (172 M€), et l’instance qui régit le football professionnel français. Mais comme l’a révélé hier le site L’Équipe, un délai de quelques jours a été accordé aux parties pour tenter de s’entendre sur un scénario de sortie de crise.

    Cette extension de la période de discussion, voulue par la justice, est l’ultime chance de régler un conflit qui menace les clubs français, privés de la majeure partie de leurs revenus télévisés depuis la fin de la saison dernière et de leurs recettes de billetterie. La Ligue et Mediapro ont donc une nouvelle période de quelques jours pour échafauder un plan. Il pourrait permettre à la LFP de récupérer ses droits après avoir fait une croix sur les montants promis par la société présidée par Jaume Roures (830 M€ annuels, entre 2020 et 2024, pour huit matches de L1, huit rencontres de L2 par journée, le Trophée des champions, les trois multiplex de la saison et des magazines). Puis de traiter avec un diffuseur solvable.

    Canal+ est disposé à faire une offre globale de 690 M€ annuels pour la L1

    Dans ce schéma, Canal+ pourrait entrer en jeu si la situation se décante. Mais pas forcément aux niveaux espérés par le football français. Le diffuseur « historique » est disposé à formuler une offre globale autour de 690 M€ annuels pour la L1, en y incluant des bonus liés à une hausse éventuelle de ses abonnements. Avec une somme fixe qui serait de l’ordre de 590 M€. Si on ajoute le lot détenu par Free (42 M€), on arriverait à un montant fixe de 632 M€ pour la Ligue 1, même si du côté de Canal+, on assure que les 100 M€ de bonus seraient faciles à atteindre. Quoi qu’il en soit, ce serait bien moins que le jackpot (1,168 milliard d’euros par an) prévu au départ, mais cela permettrait d’avoir enfin des rentrées réelles (hors emprunts) susceptibles d’éviter la faillite à de nombreux clubs.

    Mais, même pour en arriver là, la route est longue. Car Mediapro n’a pas encore rendu les armes. Pour lâcher les droits et laisser la LFP et le conciliateur dessiner un nouveau plan de diffusion de la L1, ce nouvel entrant aujourd’hui proche de la sortie veut obtenir des garanties. Notamment de ne pas être trop embêté s’il renonce à sa chaîne Téléfoot. Menée par Vincent Labrune, le président de la LFP, la négociation est suivie de loin par les clubs, qui mesurent chaque jour un peu plus la légèreté qui a conduit à s’associer à Mediapro, lors de l’appel d’offres lancé au printemps 2018 (pour la période 2020-2024). Ils seront réunis en assemblée générale jeudi prochain. Peut-être auront-ils alors les contours définitifs de la recomposition qui s’opère. Mais ce n’est pas certain, car le règlement de ce dossier brûlant peut durer. De toute façon, si une solution est trouvée, ils auront le pouvoir de l’approuver ou pas. Tout en sachant qu’ils n’auront pas vraiment d’alternative. É

    Canal + et beIN Sports main dans la main

    SACHA NOKOVITCH
    Longtemps ennemis, les deux diffuseurs sont liés depuis plus d’un an et élaborent une stratégie commune.

    Maxime Saada et Yousef al-Obaidly n’ont pas attendu le succès de la série de Netflix le Jeu de la Dame pour se mettre aux échecs. Depuis plus d’un an, les patrons de Canal+ et beIN Sports avancent ensemble leurs pièces en essayant d’avoir un coup d’avance, notamment face à Mediapro. Bons payeurs et respectueux des contrats : voilà l’image qu’ils veulent renvoyer en ces temps troublés au moment où Mediapro gèle ses paiements (172,3 M€ le 5 octobre et 152 M€ le 5 décembre) dus pour les droits de la L1 et demande une renégociation du montant de son contrat de 780 M€ pour cette saison.

    Selon nos informations, Canal + a ainsi réglé, ces derniers jours, l’échéance dûe au 5 décembre, soit 63,7 M€, à beIN Sports. En effet, il y a un an, beIN n’a pas négocié une cession du lot de deux matches par journée (330 M€ par saison) à Canal mais l’a sous-licencié. Ce qui signifie que beIN reste l’interlocuteur principal de la Ligue, la paye, et la chaîne cryptée lui verse le montant dû à chaque échéance.

    Néanmoins, l’axe Canal-beIN, désormais bien installé, n’est pas prêt à faire de cadeaux à la Ligue. L’alliance entre le groupe audiovisuel de Vivendi et celui du Qatar aurait pu voir le jour bien avant l’arrivée de Mediapro sur le marché français. À la rentrée 2015, lors de sa prise de contrôle officielle du groupe Canal+, Vincent Bolloré, patron de la maison mère Vivendi, installe Maxime Saada à la direction de la chaîne avec, entre autres sur sa feuille de route, le projet de calmer le jeu avec beIN Sports, un concurrent vivace sur le sport depuis 2012. Une mission alors évoquée ainsi par le big boss : « C’est stupide, vous vous faites la guerre avec un acteur, cela ne peut que susciter de l’inflation. Il faut pacifier la relation. »

    beIN Sports travaille dans une « économie raisonnée »

    Après plusieurs discussions entre Saada et Yousef al-Obaidly, le bras droit de Nasser al-Khelaïfi dans les médias et PDG de beIN France, un contrat de distribution exclusive de la chaîne franco-qatarienne – dont les pertes s’élèvent alors à près d’un milliard d’euros – est envisagé. Pour le finaliser, fin 2015, le DG de Canal+ s’envole pour Doha et offre 1,5 Md€ sur cinq ans. Mais ce contrat, censé relancer le groupe Canal, doit d’abord être validé par l’Autorité de la concurrence. Celle-ci le retoque en juin 2016, les deux chaînes détenant alors 80 % de l’offre sportive.

    L’idée d’un nouveau rapprochement refait surface, en mai 2018, à l’issue de l’appel d’offres des droits de la L1 pour la période 2020-2024, dans un marché cette fois plus morcelé. Canal + est, pour la première fois de son histoire, reparti bredouille et beIN Sports doit dépenser 330 M€ pour deux matches, ce qu’elle n’a jamais fait jusqu’ici. L’invité surprise, Mediapro, empoche les huit autres rencontres dont l’affiche du dimanche soir.

    Saada et Al-Obaidly se parlent et se donnent un an pour trouver une potentielle solution commune : beIN Sports n’est pas fermé à un rachat de ses deux matches, à condition d’être sécurisé financièrement sur le long terme par Canal+. Après avoir perdu des milliards depuis la création de beIN sur de multiples territoires et alors qu’il est touché fortement par le piratage, le groupe audiovisuel qatarien travaille désormais dans une « économie raisonnée ».

    “Je ne sais pas exactement pourquoi cela (une alliance à trois) n’a pas marché, beIN a avant tout cherché un accord avec Canal,,

    JAUME ROURES, PATRON DE MEDIAPRO

    En parallèle, Jaume Roures, le patron de Mediapro, rencontre successivement les dirigeants de Canal+ et de beIN et leur propose même une alliance à trois pour distribuer et diffuser ensemble toute la L1 et la L2. Sans succès. « Je ne sais pas exactement pourquoi cela n’a pas marché, nous confiait-il avant le lancement de sa chaîne Téléfoot en août, beIN a avant tout cherché un accord avec Canal pour des raisons que j’ignore encore…»

    Cette alliance aurait été scellée, dans le plus grand secret, dès septembre 2019. Le deal, courant jusqu’en 2024, inclut la revente des deux matches de L1 de beIN à Canal+ à prix coûtant (330 M€ par saison) mais aussi la gestion de la distribution de beIN Sports auprès des autres opérateurs exclusivement par Canal en échange d’un autre chèque très important qui dépasserait les 200 M€ par saison.

    Deux mois plus tard, en novembre 2019, Canal+ remporte pour 310 M€ par saison les deux meilleures affiches de Ligue des champions pour le cycle 2021-2024 et beIN Sports les autres matches pour une cinquantaine de millions d’euros. Cette nouvelle alliance met à mal Mediapro, qui perd cet appel d’offres, notamment sur son dossier qualitatif (il n’y a pas de garantie bancaire contrairement à celui de ses concurrents). Quelques jours après ce succès européen, Canal dévoile alors son deal avec beIN, officialisant sa présence en Ligue 1.

    En août, la nouvelle chaîne Téléfoot est lancée sans être distribuée par Canal + tandis que Canal et beIN font, pour la première fois, leur promo main dans la main. Depuis, tous deux continuent évidemment d’échanger. Après l’échéance du 5 décembre, ils devraient régler un autre versement de 9 M€, le 1er janvier. Les deux groupes ne veulent en effet pas mettre davantage en difficulté le foot français avec le risque majeur de dégrader encore plus fortement le produit.

    En revanche, en cas de rupture à court terme du contrat de Mediapro, ils se seraient accordés pour dénoncer leur contrat commun tout en gardant une alliance forte sur la distribution. Canal + n’aimerait en effet pas se voir bloquée par le coût de ses deux matches à 330 M€ et laisser ainsi l’opportunité à beIN d’avoir notamment les moyens de rafler le lot premium des affiches du dimanche soir. Mais une chose est sûre : ni Canal+ ni beIN Sports, toujours dans un souci de rentabilité, n’aurait, chacun de son côté, la volonté d’être diffuseur exclusif de la L1. Ils devraient secrètement se mettre d’accord sur une forme de répartition…

    Et, en attendant, Canal qui a évalué dès 2018 le coût total de la Ligue 1 à 650 M€, pourrait rappeler à la Ligue que son alliance avec beIN lui permettra de proposer, la saison prochaine, une offre regroupant l’Euro de foot, la Premier League, la Ligue des champions et les autres Championnats européens (Liga, Serie A, Bundesliga) si beIN parvient bien à les renouveler. Une pression supplémentaire lors d’éventuelles négociations…

     

    LIGUE DES CHAMPIONS

    Canal + discute avec RMC Sport

    Outre sa stratégie commune avec beIN Sports, la chaîne cryptée pourrait, d’ici l’été prochain, renforcer celle entamée avec Altice, maison mère de RMC Sport. Depuis la rentrée, les deux se partagent déjà la facture (100 M€ par saison) des droits de la Premier League jusqu’en 2022 par le biais d’une codiffusion de l’ensemble des matches. Mais, selon nos informations, l’axe pourrait se renforcer avec un partage du coût (310 M€ par saison) des deux affiches de la Ligue des champions pour 2021-2024 (détenues pour l’heure sur cette période par Canal), sur le même système que le Championnat anglais. S. N.

    Environ 40 M€ à distribuer

    ARNAUD HERMANT et ÉTIENNE MOATTI
    En attendant une issue à la conciliation, la Ligue va encaisser 30 % de la somme qu’elle devait toucher en décembre, et ainsi pouvoir la reverser aux clubs.

    Un peu mais pas trop. La Ligue de football professionnel (LFP) va encaisser aujourd’hui de la part de Free et beIN Sports une quarantaine de millions d’euros, une fois divers frais retirés comme la taxe Buffet, soit un tiers de ce qu’elle devait percevoir pour l’échéance de décembre. En effet, comme pressenti(voir par ailleurs), Mediapro, qui doit régler 152 millions d’euros, n’a pas payé. Arrivés sur les comptes de la Ligue aujourd’hui, ces dizaines de millions d’euros doivent être versés aux clubs le 18 décembre. Ces derniers espéraient évidemment percevoir plus mais devront pour l’instant s’en contenter, en attendant que la conciliation aboutisse d’ici là ou qu’une solution de financement soit trouvée, comme pour octobre.

    Un premier prêt remboursé en trois traites

    Pour contracter un nouvel emprunt, l’instance doit pouvoir donner des garanties – c’est-à-dire ses recettes télé – aux banques. Elle n’est pas en mesure de le faire actuellement, comme révélé dans notre édition du 2 décembre, en raison du non-paiement par Mediapro de son échéance. Elle continue de négocier avec la filiale anglaise de la banque américaine qui lui a prêté 120 millions d’euros il y a quelques semaines pour l’échéance d’octobre.

    Ce premier prêt doit être remboursé en trois traites de 40 M€ en février, avril et juin 2021. Cette difficulté a surpris bon nombre de présidents de club, qui ont appelé l’instance pour avoir des précisions. Dans leur esprit, lors de l’assemblée générale du 19 octobre, ils avaient validé le premier prêt et donné leur accord pour le second. « J’avais compris qu’on disposait d’une ligne de trésorerie de 300 millions », confirme un dirigeant. S’il y avait un accord de principe, il était sous conditions.

    Si la LFP espère parvenir à régler au plus vite ce problème de trésorerie, elle sait que cela dépend de la conciliation. « Les réticences des banques vont être levées une fois connu le résultat de la conciliation, confie un proche du dossier. Elles auront une idée plus précise du montant des nouveaux droits et pourront ainsi se positionner plus facilement. »

     

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    Mediapro a fait une mauvaise affaire avec son accord de co-diffusion et de distribution avec SFR

    L' accord de distribution de la chaîne Téléfoot et de co-diffusion de la Ligue des champions permet à Mediapro de ne pas régler de droits pour la Coupe d'Europe... Mais lui rapporte aussi très peu d'argent cette saison.

    Sacha Nokovitchmis à jour le 7 décembre 2020 à 16h44
     
     

    Mediapro n'a pas réglé le groupe Altice pour avoir le droit de co-diffuser, cette saison, la Ligue des champions et de la Ligue Europa. Mais cela n'a rien à voir avec le gel des paiements des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 que le groupe audiovisuel sino-espagnol inflige depuis octobre dernier à la Ligue de football professionnel (LFP), espérant obtenir via une procédure de conciliation auprès du tribunal de Commerce, un rabais sur le montant de la facture due pour cette saison (830 M€).

     

    Cette fois, Jaume Roures, le patron du groupe, ne fait que respecter le contrat conclu en juillet dernier avec le groupe Altice, la maison-mère de SFR et de RMC Sport. En effet, selon nos informations, Altice n'a pas réclamé d'argent à Mediapro pour partager la diffusion de ses compétitions européennes, qu'il règle 350 M€ par saison à l'UEFA pour la période 2018-2021. Le groupe de Patrick Drahi a trouvé une autre formule...

    En juillet dernier, lors de la signature du contrat de quatre ans, Mediapro - qui lançait sa chaîne Téléfoot un mois plus tard - devait à la fois enrichir sa grille en semaine pour compléter son offre Ligue 1-Ligue 2 du week-end (huit matches par journée de chaque Championnat), et débloquer un premier accord de distribution avec un opérateur pour appâter le chaland et inciter les autres (Bouygues, Free, Orange) à suivre... D'autant que les discussions avec Canal+ étaient au point mort et qu'on s'inquiétait déjà de leur rentabilité et de leur visibilité.

    Environ 200 000 abonnés à Téléfoot viendraient de SFR

    Il a alors été décidé que pour la première saison, l'opérateur SFR ne réglerait aucun minimum garanti à Mediapro et, surtout, récupérerait l'intégralité du montant des abonnements à l'offre couplée RMC Sport-Téléfoot générés lors de cette première année de collaboration avec le nouvel acteur. En contrepartie, Mediapro a obtenu cette précieuse co-diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa nécessaire pour booster son lancement et la campagne promotionnelle l'accompagnant.

    Mais, problème pour Mediapro, environ 200 000 des 600 000 abonnés à Téléfoot annoncés par la chaîne aujourd'hui proviendraient de SFR. Et en large majorité de la fameuse offre couplée que SFR a logiquement mise en avant sur son site et dans ses campagnes de pub en la bradant, à la rentrée, à 19,90 € par mois. Des ventes flash à ce tarif étaient d'ailleurs encore organisées ces dernières semaines. Si les chiffres n'emballent ni l'opérateur ni Mediapro, qui s'attendaient tous deux à mieux, environ un tiers du parc d'abonnés à Téléfoot proviendrait donc de SFR, soit pratiquement autant de revenus potentiels qui n'entreraient pas dans les caisses de Mediapro depuis son lancement.

    Une raison supplémentaire pour réclamer une ristourne auprès de la LFP sur le premier exercice. À compter de la saison prochaine, Altice ne détenant plus les droits de la Ligue des champions et de la Ligue Europa, l'accord prévoit en effet cette fois un système de partage de revenus classique entre l'opérateur et le diffuseur. SFR devra alors rétrocéder à Mediapro un important pourcentage du revenu de chaque abonnement généré par son biais. Mais ce second pan de l'accord s'activera seulement à l'été 2021... Mediapro sera-t-il toujours présent sur le marché français à ce moment-là ?

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    Canal+ durcit le ton dans la négociation entre Mediapro et la LFP

    Canal+ pourrait investir sur la L1 si la situation se décante. Mais elle refuse catégoriquement d'aider au règlement du conflit avec Mediapro.

    Etienne Moattimis à jour le 7 décembre 2020 à 19h30
     
     

    La prolongation de quelques jours de la médiation entre Mediapro et la LFP ne sera pas de trop pour tenter de résoudre un dossier qui menace l'avenir du football français. Depuis fin septembre, sous l'égide du tribunal de commerce de Nanterre, les deux parties tentent de sortir d'une sérieuse impasse. On le sait, Mediapro, principal diffuseur du Championnat de France (830 millions d'euros annuels, entre 2020 et 2024, pour huit matches de L1, huit rencontres de L 2 par journée, le Trophée des champions, les trois multiplex de la saison et des magazines), n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 M€) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 M€).

    Face à cette situation, la Ligue fait tout pour récupérer ses droits et veut traiter en même temps, sous le contrôle de la justice, avec un diffuseur solvable, qui pourrait s'appeler Canal +. Le partenaire télévisé « historique » de la L 1 n'a pas formulé d'offre, mais pourrait le faire si la situation se décante avec une proposition globale autour de 590 M€, plus environ 100 M€ de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements. Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance. Mais Canal + ne bougera pas une oreille avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Et c'est là le gros souci.

    Canal+ prêt à prendre le risque qu'aucune solution ne soit trouvée

    Car pour lâcher les droits, Mediapro exige que soient réglés, au préalable, ses engagements contractuels avec les FAI (fournisseurs d'accès à Internet) qui distribuent sa chaîne Téléfoot. Du côté de la LFP et de Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, on souhaite que le groupe Canal + aide à résoudre ce problème de Mediapro avec les FAI. On veut aussi que la chaîne cryptée participe aux discussions avec le groupe sino-espagnol afin de trouver un accord global. Et pourquoi pas que Canal+ reprenne directement la chaîne Téléfoot abandonnée par Mediapro. Mais Canal+ refuse d'envisager toutes ces options et l'a signifié, hier, de manière très claire. Il n'est pas question, non plus, pour C + de formuler officiellement une offre tant que le terrain n'est pas totalement déblayé et que la LFP n'a pas récupéré ses droits.
    En clair, Canal + ne veut pas mettre un orteil dans ce dossier ultra-sensible tant qu'il n'est pas totalement apuré. Et se dit prêt à prendre le risque, en se tenant totalement à l'écart, qu'aucune solution ne soit trouvée et que les clubs français se retrouvent en très grande difficulté. Canal+ assure également assumer le risque (s'il existe vraiment...) que la LFP traite finalement avec un autre opérateur après s'être débarrassée de Mediapro.
    Quoi qu'il en soit, cette attitude très ferme n'arrange pas les affaires du football français. Car il doit sortir du contrat avec Mediapro sans avoir d'offre officielle en main signée par les dirigeants de la chaîne cryptée. Il doit aussi se débrouiller, aidé du seul conciliateur, pour dégager Mediapro de ses multiples engagements, passage obligé pour que le dossier ne s'enlise pas pendant des mois. Autant dire qu'il est illusoire d'imaginer un nouveau schéma de diffusion prêt à être présenté aux clubs, jeudi, lors de l'assemblée générale de la Ligue. Le matin, comme l'a révélé L'Équipe, Marc Sénéchal va tout de même s'exprimer devant le conseil d'administration de l'instance. Il ne cachera sans doute pas aux administrateurs la complexité du dossier qu'il espère, tout de même, régler avant les fêtes.

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    Très mauvaise nouvelle annoncée sur la chaine l'équipe tout à l'heure, il est fort probable que les sommes non versées par Mediapro jusqu'à présent à savoir les échéances d' octobre et décembre (au total près de 350M) les clubs n'en voient jamais la couleur, même avec des recours en justice... 

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    La fermeture de la chaîne Téléfoot évoquée en interne

    Mardi après-midi, la rédaction de Téléfoot, la chaîne de Mediapro, a été informée de la possibilité d'une fermeture pure et simple à court terme.

    Etienne Moatti et Sacha Nokovitch (avec A. H.)mis à jour le 8 décembre 2020 à 19h22
     
     

    Si le centre de décision se situe au siège de Mediapro, à Barcelone, les salariés de la chaîne payante Téléfoot travaillent à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à proximité du périphérique parisien. Alors que le processus de conciliation est censé aboutir ces prochains jours entre la Ligue de football professionnel et Mediapro (ce dernier a demandé un rabais sur sa facture - 830M€ - des droits Ligue 1-Ligue 2, cette saison), la rédaction de Téléfoot a été conviée à un point d'information ce mardi après-midi par sa direction.

    Le discours tenu n'a pas été de nature à la rassurer. Il y a désormais deux options pour l'avenir à court terme : un maintien de la chaîne en perdant certains lots - dont le prestigieux du dimanche soir - mais aussi un possible arrêt de celle-ci... Une hypothèse qui n'avait jamais été évoquée devant la rédaction jusqu'ici. « On nous a dit que cette éventualité existait et qu'il n'était pas possible de l'occulter », rapporte un journaliste présent à la réunion.

    Les textos des présidents de clubs de L1

    Cette prise de parole de Jean-Michel Roussier, le responsable éditorial de la chaîne, aurait notamment fait suite à l'envoi de plusieurs textos de présidents de club, dans la soirée de lundi, annonçant à certains journalistes qu'ils ne couvriraient plus la Ligue 1 prochainement... Ces présidents venaient de s'entretenir téléphoniquement, lors d'un collège de Ligue 1, avec Vincent Labrune, le président de la LFP, et Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, qui ne croient pas Mediapro capable d'honorer son contrat et qui cherchent un diffuseur solvable. « Certains sont allés jusqu'à dire qu'on ne ferait pas PSG-Lyon (dimanche soir) », assure l'un des journalistes. Et un autre de conclure : « Quel délire ! ».

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    Mediapro-LFP : des pistes pour une sortie de crise

    La LFP et le conciliateur, invité ce jeudi matin du CA de l'instance, font tout pour sortir de l'impasse avec Mediapro. Mais sans Canal +, ils ne sont pas certains d'aboutir.

    Arnaud Hermant et Etienne Moatti10 décembre 2020 à 00h00
     
     

    Ce jeudi matin, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, va intervenir lors du conseil d'administration de la Ligue. Il va évoquer, sans trop entrer dans les détails, les solutions de sortie de crise entre la LFP et Mediapro, principal diffuseur du Championnat de France (830 millions d'euros annuels, entre 2020 et 2024), qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros).

     

    Elles se résument en fait à une seule réelle option : obtenir que Mediapro abandonne ses droits en lui garantissant, au préalable, le règlement de ses engagements contractuels avec les FAI (fournisseurs d'accès à Internet), qui distribuent sa chaîne Téléfoot. Vincent Labrune, le président de la LFP, et Marc Sénéchal se démènent depuis quelques jours pour convaincre SFR, Free, Orange et Bouygues Telecom d'oublier le contrat de quatre ans qu'ils ont avec Téléfoot, tout en promettant de ne pas engager d'action contre Mediapro.

    Ils sont en passe de réussir ce pari, mais attendent un signe de Canal + qui permette de boucler le deal avec les FAI. Car ces derniers veulent bien aider la LFP à sortir Mediapro du jeu, mais veulent savoir quelle chaîne ils pourront substituer à Téléfoot pour ne pas pénaliser les abonnés qui se sont engagés par leur intermédiaire.

    L'appui de l'Élysée à Canal+ contre beIN Sports en 2014

    Pour sortir de cet imbroglio, il faudrait que le groupe Canal+, seul susceptible de prendre le relais de Mediapro, avance à visage découvert. Comme l'a révélé L'Équipe, le diffuseur historique de la L1 n'a pas formulé d'offre, mais se dit prêt à le faire si la situation se décante, avec une proposition globale autour de 590 millions d'euros, plus environ 100 millions de bonus liés à une hausse éventuelle du nombre de ses abonnements.
    Et la possibilité de faire un geste pour la saison en cours (la plus compliquée, financièrement, pour les clubs), sous forme d'avance. Mais Canal+ ne veut pas bouger avant que l'horizon ne soit totalement dégagé. Et ne semble pas vouloir discuter avec les FAI tant que la LFP n'a pas récupéré formellement ses droits. Ce qui ne permet pas, pour l'instant, de boucler un dossier qui a tout de même avancé.
    Lors du collège des clubs de L1 organisé lundi soir, auquel ont participé Vincent Labrune et Marc Sénéchal, Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, a tenu à rappeler que, dans le passé, en 2014 précisément, Canal+ a bénéficié de l'appui de l'Élysée contre beIN Sports afin de ne pas être éjecté des droits de la L1. Et pourrait donc faire aujourd'hui un effort pour le football français...

    François Hollande, le président de la République, avait en effet révélé, dans un livre : « On a sauvé Canal. J'ai reçu discrètement Belmer et Méheut (les dirigeants de Canal+ à l'époque). J'ai appelé l'émir du Qatar et lui ai dit : "Vous allez venir en France en juin, on vous a défendus par rapport aux Saoudiens, on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale ? Il y a aussi l'histoire du foot... Je souhaite qu'il y ait un partage." » Il aura lieu, car Canal + a empoché, sans combattre, les trois meilleures affiches jusqu'en 2020 et beIN Sports les autres rencontres.

    Après le conseil d'administration, prévu très tôt dans la matinée, les présidents de club seront réunis en assemblée générale pour des réformes statutaires qui peuvent paraître dérisoires au vu de la situation actuelle. Ce qui fait dire à l'un d'entre eux : « On va discuter de changements de statuts alors que la maison brûle. Comme si Jean Le Cam discutait des plans de son prochain bateau alors qu'il est en train de sauver Kevin Escoffier. »

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    Mamamilla, sortie de crise, crise, crise du chômage, il y a des mots qui te rentrent dans la tête, celui là s'est bien imprégné dans la société, on l'entend à tout va

    La ligue n'a que les fruits de la capitalisation à outrance du foot, qu'elle assume et change de format, allez chercher des sauveurs comme canal ou Bein, c'est continuer dans la même philosophie, on perpétue la connerie, même si je comprends qu'il faut se sortir de l'impasse, on met un pansement, le mal est plus profond, le financement doit avoir d'autres sources.....

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    LFP-Mediapro : la conciliation s'arrête le 18 décembre

    Un nouveau conseil d'administration de la LFP est envisagé vendredi ou lundi, avec la possibilité d'acter le retrait de Mediapro. Tout doit être réglé avant la fin de la semaine prochaine.

    Etienne Moatti et Arnaud Hermant10 décembre 2020 à 14h39
     
     

    Un conseil d'administration (CA) de la Ligue de football professionnel (LFP) s'est tenu ce jeudi matin. Il était évidemment question du conflit avec Mediapro, principal diffuseur du Championnat de France (830 millions d'euros annuels, entre 2020 et 2024), qui n'a pas payé son échéance du 5 octobre (172,3 millions d'euros) ni la suivante, le 5 décembre (152,5 millions d'euros).

     

    Accepter les conditions de Mediapro ou aller au clash

    Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, s'est exprimé devant le CA. Il a indiqué être encore en train de négocier, mais très proche de la fin des discussions avec Mediapro. Il a été très clair, indiquant que soit la LFP accepte les conditions de Mediapro (en gros, un abandon du contrat contre la garantie de ne pas être poursuivi), soit elle va au clash et le diffuseur se met alors en faillite. Et on entrerait dans un combat juridique qui risque d'être compliqué.
    Le conciliateur a expliqué que, de son point de vue, il fallait opter pour un accord avec Mediapro, même si les conditions ne sont pas idéales, afin que la LFP récupère ses droits. Elle pourrait alors négocier avec Canal+, qui attend que la situation se décante. Vincent Labrune, le président de la Ligue, n'est pas loin de la vision de Marc Sénéchal, mais voudrait obtenir une indemnité financière de Mediapro.

    Le patron de la Ligue a également annoncé qu'un nouveau CA pourrait être convoqué dès vendredi pour prendre une décision définitive si c'est nécessaire. En sachant qu'il reste encore un petit peu de marge, car la date officielle de fin de la conciliation est le 18 décembre.

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    depuis le début, il n'y a aucune avancée, peu de chances que ça change

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    Quels recours pour les abonnés de Téléfoot ?

    En cas d'arrêt de la chaîne Téléfoot, les abonnés ont plusieurs possibilités de mettre un terme à leur engagement et d'obtenir un remboursement.

    François-Guillaume Lemouton10 décembre 2020 à 20h15
     
     

    L'incapacité de Mediapro de tenir ses engagements vis-à-vis de la Ligue de football professionnel (LFP) plonge évidemment les abonnés à sa chaîne Téléfoot dans l'incertitude. Même si celle-ci était loin d'avoir atteint ses objectifs de recrutement, elle avait tout de même séduit, selon ses dirigeants, près de 600 000 clients, parfois engagés pour une longue durée. Et les contrats d'abonnement, souvent conclus par le biais de distributeurs (Orange, SFR, Bouygues...), comportent des clauses ambiguës.

     

    Suspendre les paiements en cas d'arrêt pur et simple

    Si Téléfoot cesse purement et simplement de diffuser ses programmes, la situation est assez simple. « Le code civil permet de suspendre les paiements. On peut prendre l'initiative de le faire sans passer par un juge », souligne Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir.

    Le contrat d'abonnement de la chaîne prévoit d'ailleurs qu'elle rembourse « les sommes payées par l'abonné pour le reste de l'abonnement » en cas de « faillite, de cessation d'activité ou de résiliation de la convention du Conseil supérieur de l'audiovisuel », et ce « sans retard excessif ». Si ça traîne, les abonnés pourront saisir la médiation des communications électroniques, qui répond en moyenne dans les 52 jours suivant un recours.

    Plus compliqué si une activité minimale se poursuit

    Si la chaîne continue malgré tout de diffuser quelques programmes, la situation est plus complexe. La définition du service fourni dans les contrats d'abonnement est en effet très vague : « L'abonné reconnaît que les programmes et les chaînes tv sont principalement consacrés au football ». Du « football » donc, mais pas forcément les huit matches de Ligue 1 par journée, dont les dix meilleures affiches, qui faisaient le socle de l'offre commerciale de la chaîne.

    « Le coeur de leur publicité, c'était de voir de la Ligue 1 »

    Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l'UFC-Que Choisir

     
     
     

    « Mais même si je me suis engagé pour X mois, on peut considérer qu'il y a une modification de leur offre, estime Raphaël Bartlomé. Car le coeur de leur publicité, c'était de voir de la Ligue 1. » Téléfoot pourra évidemment prétendre qu'elle continue de proposer du football, mais l'argument a peu de chance de convaincre un tribunal.

    L'abonné se mettrait néanmoins potentiellement en faute en cessant de payer son abonnement avant la fin théorique de son engagement. Reste que « pour ceux qui prendraient l'initiative d'arrêter les paiements, la chaîne devrait alors agir en justice à l'encontre de chacun d'entre eux », précise Raphaël Bartlomé. Ce qui paraît compliqué...

    Des discussions serrées avec les fournisseurs d'accès à internet

    Autre souci, si des litiges surviennent entre Téléfoot et ses abonnés, les fournisseurs d'accès qui distribuent la chaîne (Bouygues, SFR, Orange, Free) risquent de se retrouver en première ligne. « Spontanément, le client va avoir tendance à contester en disant aux opérateurs "vous me facturez un service dont le contenu n'est pas celui attendu". Il y a un problème juridique, souvent d'une extrême complexité dans ces cas-là », explique Bernard Dupré, le président de l'AFUTT (Association française des utilisateurs de télécommunications).

    « Il y a une réactivité plus forte quand un signalement passe en plus par les pages des réseaux sociaux »

    Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l'UFC-Que Choisir

     
     
     

    D'autant que Téléfoot a parfois été vendu dans le cadre de packs avec d'autres chaînes. « Si la souscription a été faite par un intermédiaire, il faut très rapidement s'en rapprocher et le sensibiliser au fait que la prestation ne correspond pas à ce qui a été acheté, conseille Raphaël Bartlomé. Négocier une réduction de prix paraît compliqué, mais le plus simple est de demander à résilier. »

    Généralement soucieux de leur image, les opérateurs télécom n'ont jamais intérêt à ce que la situation s'envenime. « Il y a une réactivité plus forte quand un signalement passe en plus par les pages des réseaux sociaux », précise d'ailleurs le responsable juridique de l'UFC-Que Choisir.

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    Téléfoot, la chaîne de Mediapro, de l'euphorie du lancement à l'angoisse d'une fermeture

    Devenue, à la rentrée, le principal diffuseur de la Ligue 1, la chaîne Téléfoot s'est lancée pendant l'été sans encombre... Et s'interroge aujourd'hui sur sa survie.

    Sacha Nokovitchmis à jour le 11 décembre 2020 à 00h09
     
     

    Jeudi encore, la rédaction de Téléfoot organisait ses reportages et la couverture de la 14e journée de Ligue 1 qui s'ouvre vendredi soir avec Saint-Étienne-Angers à 21 heures. Une rédaction au travail... mais dans une atmosphère bien différente de l'été dernier.

     

    29 juillet. À la Plaine-Saint-Denis, à proximité des grands studios de télévision, Jaume Roures pénètre dans les locaux flambant neufs de sa nouvelle chaîne. Au milieu des travaux, le patron de la maison-mère Mediapro annonce, aux premières équipes en place, une bonne nouvelle : il a finalisé un accord commercial avec Netflix qui permettra de vendre un abonnement couplé attractif pour le consommateur et de booster le lancement de Téléfoot.
    Après l'accord de marque avec TF1, incluant notamment le prêt du duo de commentateurs phares Grégoire Margotton-Bixente Lizarazu, et un premier accord de distribution avec l'opérateur SFR accompagné de la co-diffusion de la Ligue des champions, ce troisième coup rassure, encore un peu plus, les recrues. Les journalistes ont en effet conscience de prendre un risque en rejoignant un acteur en développement, tout en étant excités par le challenge.

    Une interview de Zidane et de Camavinga pour le lancement

    Le 18 août, le grand studio de 300 m2 de Téléfoot accueille cette fois la presse. L'état-major est réuni au grand complet pour présenter l'ensemble des jeunes visages (34 ans de moyenne d'âge) et des programmes de la chaîne. Néanmoins, la direction doit déjà faire face à un souci : le report de sa première affiche, Marseille-Saint-Étienne (en raison du protocole sanitaire lié à l'épidémie de Covid-19), remplacée dans l'urgence par Bordeaux-Nantes. Jaume Roures peste : « On a demandé à la Ligue, il y a deux semaines, de reporter le démarrage de la saison d'une semaine. Il y avait les problématiques liées au Covid, on l'a vu avec le report de matches amicaux et celui d'aujourd'hui... Mais il y avait aussi la Ligue des champions avec des clubs français toujours en lice... Leur qualification pour les demi-finales est une très bonne nouvelle pour le foot français, et une très bonne nouvelle pour Téléfoot pour la suite, mais ce n'était pas l'idéal pour le lancement. Il y a eu aussi les matches décalés(du PSG et de Lyon en Championnat) et on savait aussi que tous les regards seraient logiquement tournés vers cette actualité européenne les jours suivants... Malheureusement, on n'a pas trouvé d'accord ». Ce ne sera pas la dernière fois.
    Le 21 août, Téléfoot se lance néanmoins, à l'heure dite, dans une ambiance festive et professionnelle, sans accroc et avec quelques coups comme une interview de Zidane et de Camavinga. Un mois plus tard, dans l'euphorie générale, Anne-Laure Bonnet, animatrice de l'émission phare du dimanche soir, interrogée sur le plateau de l'émission Quotidien sur la multitude d'abonnements nécessaires pour suivre le foot aujourd'hui, déclare maladroitement : « J'aime beaucoup RMC Sport, mais ça ne sert plus à rien ».
    Ça passe mal auprès de nombreux confrères, même si la journaliste justifie rapidement son propos en expliquant que sa chaîne diffuse exactement les mêmes matches de Coupe d'Europe que celle du groupe Altice. Malgré cette sortie et quelques couacs techniques, notamment lors de la 2e journée avec le plantage mondial de son principal fournisseur de serveurs, la plupart des émissions et des rendez-vous de Téléfoot s'installent bien auprès des premiers abonnés. Les prestations des nouveaux consultants, Mathieu Bodmer et Christophe Jallet, sont relevées pour leur pertinence et les clubs, à l'exception d'un PSG plus frileux, ouvrent facilement leurs portes à la chaîne.

    Attaque en justice de Canal+, renégociation du prix des droits TV

    Avant le PSG-OM (0-1) programmé volontairement dès le 13 septembre, Téléfoot a enfin signé avec l'ensemble des opérateurs télécoms... mais toujours pas avec Canal+. Ce dernier assigne même alors Mediapro en justice pour « inégalité de traitement » dans les négociations autour de la distribution... Une façon de justifier à ses abonnés la non disponibilité de la chaîne dans ses offres avant le Classique, match toujours très attendu. Mais le 8 octobre, Jaume Roures lâche une bombe dans L'Équipe. Il réclame un rabais sur la facture de cette saison et, en attendant, gèle le paiement des droits. La rédaction de Téléfoot est stupéfaite. Plusieurs réunions sont organisées pour rassurer les équipes et leur assurer que les chiffres sur les abonnements sont bien meilleurs que ceux sortis dans la presse (400 000 via les opérateurs télécoms, hors offre numérique Téléfoot, à cette date selon L'Équipe). Deux semaines plus tard, Roures annonce même 600 000 abonnés. En dépit de l'arrêt des paiements, les clubs continuent de jouer le jeu, ouvrent leurs portes, notamment afin d'alimenter l'émission quotidienne Au coeur des clubs, en duplex depuis leurs centres d'entraînement.

    Les rédacteurs en chef multiplient les coups de téléphone pour maintenir le lien de confiance. Un lien qui n'est pas rompu mais abîmé. Les présidents ne veulent en fait surtout pas se mettre à la faute au niveau juridique. Ces derniers jours, ils sont néanmoins montés d'un ton. « Certains sont allés jusqu'à nous dire par textos qu'on ne ferait pas PSG-Lyon (dimanche soir) », assure l'un des journalistes. Ces messages ont obligé, mardi après-midi, Jean-Michel Roussier, le responsable éditorial de la chaîne, à informer sa rédaction de deux hypothèses : le maintien de la chaîne avec une cession de certains matches, mais aussi une possible fermeture. Ces dernières heures, si certains voulaient encore garder espoir, la rumeur d'un arrêt imminent circulait allégrement dans les couloirs. Avec son lot d'angoisses...

    D'autres chaînes techniquement prêtes
    Alors que les discussions et tentatives de sorties de crise s'éternisent entre la Ligue et Mediapro, une question se pose : serait-il possible de voir un diffuseur - Canal+, beIN Sports voire RMC Sport - prendre, dans la foulée d'un arrêt de la chaîne Téléfoot, le relais pour diffuser les prochaines journées de Ligue 1 ? Il en reste en effet quatre d'ici la fin de l'année : la 14e ce week-end, la 15e le mercredi 16 décembre, la 16e le week-end du 19-20 décembre et la 17e le mercredi 23 décembre. Techniquement, c'est possible. Ces diffuseurs disposent tous de canaux additionnels disponibles, d'équipes de journalistes et de consultants en nombre suffisant et bien sûr des moyens de production nécessaires et mis en place rapidement. Les sociétés de services techniques françaises historiques, AMPVisual TV et Euromedia, produisent en effet toujours cette saison les matches pour Canal+ en L1 et de beIN Sports en L2 et seraient toutes disposées à envoyer « faire chauffer leurs cars » comme le dit en souriant un observateur sur tous les stades de Ligue 1 et de Ligue 2. Mediapro, dont le coeur de métier est la production, avait en effet logiquement décidé de faire travailler ses propres équipes, quitte à faire venir des moyens du Portugal ou d'Espagne, et privant ainsi les sociétés françaises de près d'un quart de leurs revenus.
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