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    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Nimes-olympique-rani-assaf-veut-deposer-le-bilan/1254423

     

    Devant le refus par l'Association des conditions de reprise du centre de formation, Rani Assaf a annoncé son désengagement aux salariés du Nîmes Olympique.

    Cyril Olivès-Berthetmis à jour le 21 mai 2021 à 16h57

    Actionnaire majoritaire (49 % puis 80 %) du NO depuis 2014, Rani Assaf a-t-il mis sa menace à exécution ? Est-ce son dernier coup de bluff, alors que le conseil d'administration de l'Association Nîmes Olympique doit se réunir dans la soirée ? Ces dernières heures, il lui avait mis la pression : il demandait la démission de son comité directeur et l'intronisation de son propre conseil d'administration (6 membres choisis par ses soins, contre 22 élus auparavant) avec modification des statuts afin de conserver le centre de formation avec la bénédiction de la mairie (sans agrément, toutefois).

     
     

    Devant le refus qui lui a été opposé, pour le moment, celui qui est président du club depuis 2016 veut déposer le bilan jeudi prochain lors du conseil d'administration extraordinaire du NO, qu'il vient de convoquer. Selon les informations de Midi Libre, que nous pouvons confirmer, il a informé les salariés du club de la situation par mail et cherchera un repreneur avant le 30 juin.

    Selon nos informations, Assaf a aussi annoncé ce vendredi matin à ses partenaires qu'il mettait un terme à son projet du nouveau Stade Nemausus. Alors qu'il a déjà injecté 11 M€ dans le club depuis son arrivée, sa situation financière paraît compliquée. Il devait combler le déficit pour un montant compris entre 6 et 7 M€ et financer le stade provisoire à hauteur de 10 M€. Son entourage aurait fini par le convaincre de se désengager, alors même qu'il avait annoncé en avril son départ du groupe Free pour se consacrer aux Crocos...

     
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    A croire que le sud aide pas à faire des clubs stables, quand on voit Arles Avignon, Toulon etc etc il se passe toujours quelque chose. Si Nîmes dépose le bilan, mais à mon avis ça ne sera pas le cas il pourrait y avoir du chamboulement en L2 et un club repêché non?

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    https://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Que-risque-nimes-en-cas-de-depot-de-bilan/1254491

    Que risque Nîmes en cas de dépôt de bilan ?

    Si l'actionnaire majoritaire de Nîmes dépose le bilan, comme il l'a annoncé, l'éventuel repreneur devra convaincre la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) d'inscrire le club en L2 où il a été relégué. Mais le club gardois pourrait aussi descendre en National.

    E. M.mis à jour le 21 mai 2021 à 19h48

    Si le Nîmes Olympique dépose vraiment le bilan, la semaine prochaine, comme l'a annoncé son actionnaire majoritaire, son avenir deviendra incertain. Relégué sportivement en Ligue 2 à l'issue de la saison, son cas serait alors étudié par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le « gendarme financier » du football français.

     
     

    Si Nîmes descendait en National, un club serait repêché en L2

    Deux options seraient possibles. Dans la première, il dépose le bilan, mais un repreneur se manifeste, reprend les dettes du club et parvient à convaincre la DNCG de le laisser repartir en L2. C'est la plus favorable. L'autre possibilité est que la DNCG n'accepte pas ce qui lui serait présenté après le dépôt de bilan. Nîmes serait alors rétrogradé administrativement en National.

    Sa place en L2 reviendrait au club qui s'inclinera lors du barrage National/L2 : Niort ou Villefranche. Le premier tentera de sauver sa place samedi lors du match retour après sa défaite à l'aller mardi (1-3).

    Cette situation ne change rien pour la L1 : Nîmes (19e) était déjà relégué sportivement et le club classé 18e dimanche soir après la 38e journée disputera un barrage de maintien.

     

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    Said Chabane ouvre la porte à une vente du SCO d'Angers

    En réflexion depuis plusieurs mois, le président d'Angers SCO a mandaté très récemment un fonds suisse pour trouver de potentiels acquéreurs du club.

    Hugo Delom et Arnaud Hermantmis à jour le 21 mai 2021 à 22h45
     
     

    Dans quelques heures, une page d'histoire d'Angers SCO va se tourner. Arrivé sur son banc en 2011, Stéphane Moulin va quitter ses fonctions. Vendredi, en conférence de presse, à deux jours de la réception du LOSC, l'entraîneur (53 ans) ne cachait pas redouter ce moment d'émotion : « Je m'y prépare depuis le début de la semaine. Je suis quelqu'un de sensible. Je me prépare pour faire en sorte que cette fin soit la moins brutale possible. »

    Cette fin de parcours pour l'historique entraîneur du SCO, très certainement remplacé par le Lyonnais Gérald Baticle, peut-elle s'accompagner d'une autre révolution interne ? L'hypothèse a pris de l'épaisseur ces dernières semaines. Président du club depuis dix ans, Said Chabane avait avoué ces derniers mois sa volonté de céder une partie de ses parts (quelque 99 % du capital) pour donner un nouveau souffle au SCO. L'homme d'affaires franco-algérien a donné un caractère plus concret à sa réflexion. Chabane qui, contacté hier, n'a pas répondu à nos sollicitations, a mandaté depuis plusieurs semaines un fonds suisse - AKTS - pour tenter de trouver des acquéreurs intéressés par une entrée dans le capital - partielle ou majoritaire, rien n'est fermé.

    Un argumentaire nommé « Project Champion »

    L'organisme financier a donc activé ses réseaux et présenté son projet à de potentiels acquéreurs. À travers un long document détaillé - nommé Project Champion -, dont nous avons pu prendre connaissance, le fonds insiste sur « l'opportunité unique d'entrer dans le foot français avec l'acquisition d'une success-story ». Dans un contexte économique post-Covid-19 difficile, cette société de conseil insiste sur la bonne santé du SCO, qui n'a pas « connu de déficit, à l'exception de l'an dernier en raison du Covid, depuis dix ans » et sur le dynamisme d'un centre de formation capable de former des « jeunes talents jusqu'au plus haut niveau professionnel ».

    Ce mandat augure-t-il d'une concrétisation rapide ? Plusieurs acquéreurs potentiels se sont renseignés sur cette « opportunité ». Des investisseurs du Golfe persique particulièrement intéressés auraient monté un dossier. Si la vente devait se confirmer, quelle forme prendrait-elle (simple ouverture du capital ou vente de la majorité des parts) ? Les deux options sont sur la table. mais la réponse devrait être rapide.
    Chabane dont le mandat a été marqué l'an dernier par une mise en examen pour « agressions sexuelles aggravées », sait que le SCO est à un moment charnière de son histoire. Sportivement, avec la profonde réorganisation nécessaire liée au départ de Moulin, mais aussi en coulisses, donc, avec ce projet de cession.

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    Il y a 17 heures, elliot a dit :

    A croire que le sud aide pas à faire des clubs stables, quand on voit Arles Avignon, Toulon etc etc il se passe toujours quelque chose. Si Nîmes dépose le bilan, mais à mon avis ça ne sera pas le cas il pourrait y avoir du chamboulement en L2 et un club repêché non?

    Les situations ne sont peut-être pas comparables :

    Arles : un club qui a grandi trop vite avec un mercato (pour la montée) qui les a plombé

    Toulon : depuis des années sur la pente négative et le rugby a pris le pas sur le foot

    à Nîmes (que j'ai suivi sans trop d'assiduité) les supporters suspectent une arnaque immobilière sur les terrains du centre de formation

    Par contre, Lens a quelques dettes qui ne font pas la une, jusqu'à quand ?

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    il y a une heure, lavernelle a dit :

    Les situations ne sont peut-être pas comparables :

    Arles : un club qui a grandi trop vite avec un mercato (pour la montée) qui les a plombé

    Toulon : depuis des années sur la pente négative et le rugby a pris le pas sur le foot

    à Nîmes (que j'ai suivi sans trop d'assiduité) les supporters suspectent une arnaque immobilière sur les terrains du centre de formation

    Par contre, Lens a quelques dettes qui ne font pas la une, jusqu'à quand ?

    Le tissu économique des villes du Sud est loin d'être aussi diversifié qu'en Auvergne,

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    Les graves incidents qui ont suivi le dernier match de la saison contre Toulouse, dimanche soir, l’ont rappelé : s’il a évité la descente, le FCN n’a rien réglé et va vivre un été brûlant.

    NANTES – Heureusement, les joueurs n’avaient pas suivi Marcus Coco, qui avait annoncé un peu plus tôt vouloir dormir au stade de la Beaujoire. Les derniers avaient quitté l’enceinte depuis un petit moment, au son des klaxons, lorsque le FCN a été ramené brutalement à la réalité, vers 22 h 45 dimanche. Plusieurs dizaines d’individus encagoulés ont alors forcé la grille d’accès et ont violemment agressé les salariés du club et les serveurs du salon où tout ce petit monde célébrait le maintien acquis malgré la défaite contre Toulouse (0-1) en barrages retour. À l’arrivée, deux blessés légers, sept arrestations (*) et un sacré traumatisme pour tous les témoins de cette scène. Un constat, aussi : si Nantes a obtenu le droit de rester en Ligue 1, il est face à un immense chantier.

    Une équipe à reconstruire

    Quand il a achevé la dernière conférence de presse de la saison, Antoine Kombouaré, sous contrat jusqu’en 2023, a rappelé : « Ici, je suis en terrain connu. » L’entraîneur nantais est le grand artisan du maintien, son président lui-même l’a claironné au micro des diffuseurs télé et devant ses salariés, dimanche soir. Dans tout club classique, ses dirigeants lui accorderaient une grande latitude dans la construction de l’effectif pour l’exercice qui vient. Ce n’est jamais ainsi que cela se passe au FCN version Waldemar Kita, et l’ancien défenseur central le sait. En général c’est au premier mercato que les relations entre le coach et le président des Canaris se dégradent. Il n’y a aucune raison de penser que celui-ci y dérogera. Dès hier, Imran Louza, représenté par Mogi Bayat, a visité les installations de Watford, tout juste promu en Premier League, où il devrait être transféré dans les prochaines heures. Bientôt, c’est une équipe entière qui sera à reconstruire. Les trois meilleurs joueurs (Blas, Kolo Muani, Lafont) vont très vraisemblablement quitter la maison jaune. Il faudra les remplacer mais aussi réparer les déséquilibres évidents de l’effectif, des latéraux aux défenseurs centraux en passant par le milieu, déjà pas assez fourni en comptant avec Louza. Une sacrée mission pour un club qui ne dispose ni de cellule de recrutement ni de directeur sportif, si l’on se fie à son organigramme officiel.

    Le « cercueil gate », nouveau coin avec les supporters

    Mogi Bayat est l’agent qui occupe officieusement ce dernier poste, avec le soutien de Bakari Sanogo. Ces deux hommes ont allumé l’incendie dimanche soir. Visiblement grisés par l’obtention du maintien, ils ont eu la remarquable idée de réquisitionner les pelles des jardiniers du stade pour aller déterrer, avec quelques responsables du club, le cercueil du « FC Kita », enfoui à proximité une semaine plus tôt par un cortège de 1 000 supporters hostiles à la direction actuelle. C’est la divulgation des images du duo Bayat-Sanogo portant le cercueil sur la pelouse de la Beaujoire qui a provoqué la colère du commando venu en découdre. « Ce sont des faits totalement condamnables, mais qui montrent aussi combien les supporters sont exaspérés par ce qu’il se passe au club depuis des années », nous a confié un membre de la Brigade Loire, le groupe d’ultras en pointe dans la contestation de Waldemar Kita.

    Les individus qui se sont rendus coupables de ces violences et ceux qui ont organisé la mobilisation en urgence de ce commando cagoulé devront répondre de leurs actions devant la justice. Mais Mogi Bayat et Bakari Sanogo, systématique ment présents aux matches dans la délégation du FCN, ont de fait agi au nom du club, dimanche soir. Le premier a d’ailleurs déclaré hier à Ouest-France : « Le présent et le futur du FC Nantes, c’est avec M. Kita. » « Chacun à son niveau doit faire en sorte qu’on trouve un peu d’apaisement, rappelle Ali Rebouh, adjoint en charge des sports à la Ville de Nantes. La saison a été très pénible, il faut faire en sorte que la prochaine soit moins pesante. » Hier, ce n’était pas parti pour. Interrogé par nos confrères de Télénantes, le président nantais a fait part de sa colère : « On a échappé à la mort, je l’ai dit à la mairie, au préfet et à la police, ça ne s’arrêtera que quand il y aura un mort. » Comme souvent, il a un peu tout mélangé, quand il a dénoncé « le drame qui s’est passé la semaine précédente. On enterre un mec vivant, on enterre toute une famille, on enterre tout un club. La police est là, les journalistes sont là, et vous ne faites rien ? La plainte va être déposée mais rien ne sera fait, comme d’habitude. »Cette inhumation symbolique n’était sans doute pas le coup de com le mieux réussi des opposants à Waldemar Kita, mais elle a enterré le FC Kita et non Waldemar Kita. Cela constitue quand même une nuance fondamentale. « Il faut condamner ceux qui commettent des violences, mais il ne faut pas faire l’amalgame entre les supporters opposés aux dirigeants actuels et une minorité active », tempère Ali Rebouh.

    Un président face au « Tout sauf Kita »

    Dimanche soir, le président nantais a pris la parole devant les salariés pour évoquer ce qu’il a qualifié de « saison de m**** ». Il a semblé s’inscrire dans le futur au cours de ce bref discours décousu, mais lui aussi a très mal vécu cette saison pénible et personne n’imagine la prochaine saison démarrer dans la configuration actuelle. Le maintien en Ligue 1 lui permet d’espérer une vente autour de 50 millions d’euros, et il sait combien tout le monde cherche à le pousser dehors. Dimanche soir, avant les incidents, l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault, maire de la ville de 1989 à 2012, a publié un tweet qui n’est pas passé inaperçu. Il évoque « un défi : renouer avec les grandes heures du jeu à la nantaise ».

    La socialiste Johanna Rolland, qui lui a succédé, pousse en coulisses le projet de reprise porté par Mickaël Landreau et des investisseurs régionaux. Les collectivités locales sont sur la même ligne « Tout sauf Kita », même si ce n’est pas exprimé aussi clairement. La consistance du dossier constitué entre autres par d’actuels partenaires du FCN aurait augmenté au fil des semaines. Mais sa finalisation reste hypothétique à l’heure qu’il est, et pas seulement parce que Kita ne veut absolument pas céder son club au capitaine du titre de 2001. Les événements de dimanche soir ont décuplé la pression sur les différents acteurs et il faudra bien que quelqu’un bouge dans les jours qui viennent. Car tous s’accordent sur un point : si les choses restent en l’état, ça va (très) mal finir. É

    (*) Sur les sept personnes placées en garde à vue, deux ont été maintenues en détention et devraient être jugées en comparution immédiate pour dégradations et violences volontaires en réunion.

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    https://rmcsport.bfmtv.com/football/ligue-1/la-dncg-soutient-la-reforme-d-une-ligue-1-a-18-clubs_AN-202106010350.html

    Alors que le PDG de Canal+ Maxime Saada a rappelé ce mardi matin dans L’Equipe son souhait de voir la Ligue 1 passer de 20 à 18 clubs, la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion (DNCG) soutient également cette réforme, qui sera à l’ordre du jour du CA de la LFP ce jeudi 3 juin.

    Selon le président du gendarme financier du foot français Jean-Marc Mickeler, "il est essentiel que tous les acteurs du foot pro prennent conscience de la gravité de la situation, il faut que chacun joue son rôle pour réduire le déficit d’exploitation structurel". Comprenez le train de vie, car les chiffres donnent le vertige. Pour la saison 2020-2021, le foot pro français va perdre près d’1 milliard d’euros. La double crise Covid-Mediapro a réduit les fonds propres, passant de 1,4 milliard d’euros à 600 millions d’euros. Et les projections ne sont pas optimistes, à cause entre autres de l’incertitude sur les droits TV et malgré la perspective du retour du public dans les stades, synonyme de recettes billetterie. Un déficit compris entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros est déjà anticipé pour la saison 2021-2022.

    "Il faut écouter les clients et donc les diffuseurs"

    "Il faut écouter les clients et donc les diffuseurs comme Canal+, ajoute Jean-Marc Mickeler. Réduire le nombre de matches, resserrer l’élite, c’est du bon sens par rapport à l’enjeu pour le foot français. La France doit rester dans le Top 5 européen." Rester performant sportivement tout en diminuant progressivement leurs charges, voilà le défi pour les clubs pro qui ont vu leur dette doubler, passant de 500 millions à 1 milliard d’euros. "Aucun banquier ne prêtera de l’argent à des clubs sans trajectoire de rééquilibrage budgétaire" prévient Mickeler qui espère voir "une réflexion large, quasi industrielle" se mettre en place sur le produit football par les clubs pro. Et cela passe, selon lui, par une réforme des formats de compétition.

    Par ailleurs, la DNCG travaille depuis de longues semaines avec les services de l’Etat, principalement Bercy, afin que les clubs pro bénéficient des mêmes aides d’Etat que toutes les autres entreprises françaises touchées par la crise. La spécificité de l’économie du foot a retardé l’accès à certains dispositifs de soutien aux entreprises (fonds de solidarité, aide aux coûts fixes). Les clubs pro pourraient donc toucher des aides complémentaires dans les prochaines semaines. Ils ont jusqu’au 14 juin pour envoyer à la DNCG leur budget prévisionnel de la saison 2021-2022. Les auditions devraient débuter la semaine du 21 juin.

    Loïc Briley
     

     

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    Waldemar Kita (président de Nantes): « Un enterrement, ce n'est pas de la rigolade »

    Le président nantais Waldemar Kita réaffirme son refus de céder le FCN, appelle à l'apaisement mais exprime, surtout, sa colère après l'agression dont ont été victimes des membres du club, dimanche.

    Régis Dupont et Arnaud Hermantmis à jour le 4 juin 2021 à 22h28
     
     

    Cinq jours après le maintien arraché par le FC Nantes en barrages face à Toulouse (2-1 ;0-1), Waldemar Kita n'est pas un président apaisé. Choqué par l'intrusion d'une trentaine d'individus qui a interrompu la fête du personnel au stade de la Beaujoire, dimanche, scandalisé par l'enterrement du « FC Kita » par un millier de supporters du club, une semaine plus tôt, le président nantais (68 ans) tente un pas vers la réconciliation tout en restant inflexible sur l'essentiel : non, il ne veut pas vendre le club, et il compte toujours obtenir, à terme, la construction d'un stade moderne et d'un nouveau centre d'entraînement. Entretien avec un homme à vif, dans le bureau où, entre les photos le présentant en compagnie de Sergio Conceiçao, Christian Gourcuff ou Jean-Claude Suaudeau, est affichée cette citation de Winston Churchill : « On considère le chef d'entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char ».

    « Quel bilan tirez-vous de ces derniers mois ?
    Sur le plan sportif c'est clair que nous n'avons pas fait une bonne saison. Elle a été compliquée pour tous les clubs, avec les problèmes sanitaires et économiques, l'absence de public, il fallait être costaud.

    Le FCN a utilisé quatre entraîneurs différents... (Christian Gourcuff a démarré la saison avant d'être remercié le 8 décembre 2020. Patrick Collot a assuré l'intérim jusqu'à l'arrivée de Raymond Domenech [le 26 décembre], démis de ses fonctions le 10 février. Antoine Kombouaré a terminé la saison)
    Trois entraîneurs.

    Il y a eu Patrick Collot entre Gourcuff et Domenech, avant Kombouaré. 
    Oui, mais il était déjà dans le groupe, dans le staff (adjoint de Gourcuff).

    À combien s'élève le déficit cette saison ? On évoque 40 M€. 
    On va présenter à la DNCG un bilan positif. S'il y a besoin d'argent pour combler le déficit, je vais le mettre.

    Combien ? 
    Pas mal, pas mal.

    Il y a une conférence de presse organisée ce vendredi par des candidats à la reprise. Imaginez-vous vendre le FC Nantes dans les mois qui viennent ? 
    C'est une question qu'on me pose depuis plusieurs années, trois ou quatre fois dans l'année. Pour l'instant on ne m'a pas donné les moyens, entre le stade qu'on m'a empêché de construire, et les terrains pour agrandir le centre de formation que j'ai attendus pendant deux ans. Le stade, le centre de formation, ce sont des projets organisationnels dont nous avons besoin pour ne pas avoir de problèmes économiques et sportifs. Avec de belles installations on attire des entraîneurs, on attire des joueurs.

    Vous n'avez pas répondu à la question. Êtes-vous vendeur ? 
    Je suis en train de vous parler du projet, je ne peux pas être vendeur. Il n'y a pas de raison aujourd'hui de vendre.

    «Si les politiques veulent prendre le club comme il y a quarante ans, pas de problème, je suis prêt à écouter »

    Avez-vous mandaté le cabinet AKTS pour vendre le club ? 

    C'est un cabinet suisse que je connais dans le cadre d'affaires qui n'ont rien à voir avec le club. Si je devais vendre, je ne passerais pas par eux.

    Si vous restez, comment comptez-vous faire pour apaiser le climat autour du club ? 
    Ce qu'il s'est passé dimanche soir est un scandale. Attaquer du personnel pendant une réunion amicale... S'il y a du dialogue à retrouver, il n'y a pas de problème. Je suis le premier à écouter tout le monde.

    La grande majorité des supporters est opposée à vous, les collectivités locales ne sont pas favorables à votre maintien en poste, plusieurs sponsors se désengagent... 
    Notre principal sponsor, Synergie, vient de resigner pour deux ans, symbole d'une fidélité sans faille. Si les politiques veulent prendre le club comme il y a quarante ans, pas de problème, je suis prêt à écouter. Le problème c'est que le club, aujourd'hui, appartient à un privé. Mais vous avez posé la question à la mairie ? Ils sont contre moi ?

    Elle veut un climat apaisé. 
    Elle a raison. J'aimerais, moi aussi, qu'il y ait plus de sécurité à Nantes. Vous pensez que c'est bien d'enterrer quelqu'un et que personne n'en parle ? Que le police, le préfet soient présents et laissent faire les choses, vous trouvez ça normal ?

    Les supporters ont enterré le FC Kita, pas Waldemar Kita... 
    Autour de nous nous avons des gens cultivés, vous les prenez pour des cons ou quoi ? Si demain on mettait votre nom en terre avec le FC devant, vous trouveriez ça normal ? Vous feriez quoi si on faisait ça avec votre famille ?

    Ce n'était sans doute pas spécialement adroit ni une très bonne idée mais.... 
    Vous dites « pas spécialement adroit » ? Vous jouez sur les mots, là. Je peux vous dire que quand je vois le FC Kita sur le cercueil, je vois la famille Kita. C'est plus grave que ce que vous dites. Vous ne voyez pas la haine chez cette cinquantaine de mecs qui emmène les autres ? La haine de tuer quelqu'un. C'est une honte.

    «La Brigade Loire n'est pas du tout constructive. Elle m'insulte de tous les noms depuis des années »

    Comprenez-vous cette haine que vous pouvez susciter ? 

    Non, je ne comprends pas, mais en même temps je n'ai pas à comprendre. Quand on a des responsabilités, on doit accepter certaines choses. Mais là c'est démesuré. C'est quoi, le fond du problème, selon vous ?

    Quatorze ans de présidence sans titre, déjà. 
    Beaucoup de clubs peuvent dire la même chose depuis que QSI a repris Paris (2011). Mais vous ne vous dites pas que Nantes aurait pu descendre en promotion d'honneur ? Je suis déjà content d'être resté en Ligue 1.

    Les supporters ne perçoivent aucune progression, au contraire. 
    Que les supporters ne soient pas contents, je veux bien, mais qu'ils aient la haine au point d'enterrer quelqu'un, là je ne peux pas.

    La plupart des associations de supporters étaient encore, jusqu'à une période récente, dans une démarche constructive. 
    La Brigade Loire n'est pas du tout constructive. Elle m'insulte de tous les noms depuis des années. C'est une cinquantaine de personnes dont les trente qui ont débarqué dimanche soir.

    Comment comptez-vous arranger ça ? 
    Je suis ouvert au dialogue.

    Avec tout le monde ?
    Mais bien sûr.

    Depuis dimanche, avez-vous reçu une protection policière ? 
    Aucune.

    «Je ne vais pas demander une protection policière parce que je suis président du FC Nantes »

    Vous n'en avez pas demandé ? 

    Je ne vais pas demander une protection parce que je suis président du FC Nantes. Je peux prendre une sécurité privée mais ça s'arrête là. Les plaintes ont été déposées, également, contre un garçon de 16 ans qui a mis ma tête à couper sur les réseaux sociaux. Mais les plaintes, vous savez...

    Sportivement, comment... 
    (Il coupe) C'est grâce à Antoine (Kombouaré) qu'on est là où on est : il a su remobiliser le groupe, parler, encadrer, mettre une organisation, une discipline de travail, que les joueurs ont appréciées. Beaucoup de joueurs aimeraient rester mais ont peur pour leur famille.

    Avez-vous ciblé des postes ? 
    Comme d'habitude, contrairement à ce que vous dites, c'est l'entraîneur qui va choisir les postes. On aimerait garder beaucoup de joueurs, mais ils ont un peu peur par rapport à ce qu'il s'est passé. Je vous rappelle qu'on a eu de meilleurs résultats à l'extérieur qu'à domicile cette saison. Aujourd'hui ce n'est pas une question d'enveloppe, le problème est de trouver des gens, des joueurs, qui correspondent à ce que veut faire Antoine. J'en profite pour lui dire encore un grand merci. Ce qu'il a fait en quelques semaines, c'est exceptionnel. Lors des quatre derniers matches on a marqué 13 buts. L'entraîneur est très important : ça veut dire que les joueurs n'étaient pas si mauvais que ça, sauf qu'ils étaient peut-être mal gérés. Un bon professeur fait un bon élève.

    «Lafont, on veut le garder, Blas aussi. Louza, on lui avait promis l'année dernière qu'il pouvait partir »

    Comment faire pour avoir une meilleure équipe, alors que Louza est déjà parti (à Watford) et que Blas, Lafont et Kolo Muani pourraient suivre ? 

    On travaille tous les scénarios. Kolo Muani a marqué combien de buts ?

    Neuf ? 

    Oui. Et il a joué combien de matches ?

    37

    Puisque vous vous intéressez beaucoup plus au foot que moi, sachez qu'un bon avant-centre doit marquer au minimum 15 buts, si ce n'est pas plus. Sinon Lafont, on veut le garder, Blas aussi. Louza, on lui avait promis l'année dernière qu'il pourrait partir. Je rappelle qu'il s'est fait traiter de sale arabe (Après une défaite à Nice [1-2, le 4 avril], le joueur avait reçu des insultes racistes et des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Il a porté plainte). Ça vous n'en avez jamais parlé !

    Si, il nous a accordé une interview d'une page à ce sujet. 
    Le garçon était touché, sa famille était touchée. Il voulait partir. C'est un exemple de ce qu'il se passe. Il est de Nantes, a été formé au club, se faire insulter comme ça c'est un scandale. On a vécu une période très dure, de m****. J'aurais préféré que vous parliez de ces difficultés et pas de m'enterrer comme on m'a enterré. Vous m'enterrez avec des mots, eux avec un cercueil. Et ne jouez pas avec Kita - FC Kita : pour moi c'est pareil.

    Vous êtes-vous senti soutenu par vos collègues ? 
    J'ai reçu beaucoup de messages, de presque tous les présidents. Pour me dire de ne pas lâcher, que c'est inadmissible la façon dont ça se passe. Je suis passionné, je suis un fou, c'est vrai. Je n'étais pas du tout préparé à tout ça. Il faut accepter, et il faut corriger.

    Justement, avec le maintien arraché en barrages il y avait une fenêtre de tir pour amorcer un apaisement. Et puis il y a eu cette fameuse image de Mogi Bayat et d'autres employés du club qui viennent déterrer le cercueil... Regrettez-vous cette initiative ? 
    Donc vous revenez là-dessus, pas du tout sur le fait qu'on m'enterre ! Pour un homme comme moi, catholique, c'est insupportable. Je ne pouvais pas laisser les gens venir faire leurs besoins sur ma tombe. Je dis : "soyez respectueux à mon égard et à l'égard de ma famille", on ne peut pas laisser un cercueil à 50 mètres du stade et partir tous en vacances tranquillement, sans aucun problème. On aurait peut-être pu faire ça différemment. Mais on était contents, heureux, ça voulait dire : "Vous voyez, le FC Nantes n'est pas mort, il est toujours là !" Je suis chrétien, et pour moi un enterrement ce n'est pas de la rigolade, d'accord ?

    Comment allez-vous faire pour que le football reprenne de façon apaisée à La Beaujoire en août ? 
    Il faut repartir à zéro, effacer tout ce qui ne va pas, revoir, rediscuter les modalités pour travailler correctement. On a la chance d'avoir un encadrement solide au niveau sportif. À nous de construire quelque chose de bien, de reprendre le dialogue.

    Concrètement, dans les semaines qui viennent, que va-t-il se passer ? 
    Déjà, que chacun se repose. Que chacun puisse faire abstraction de ce qu'il s'est passé. Je crois que c'est la meilleure solution. Comme je dis toujours à mes cadres : prenez le temps de la réflexion, décontractez-vous. Il faut toujours prendre un peu de recul.

    Donc deux semaines de vacances et on repart ? 
    Déjà, vous savez que je vois la mairie prochainement pour le renouvellement du bail du centre de formation et de la Beaujoire. Je travaille sur le futur, il y a une certaine stratégie. On me dit qu'il n'y en a pas, mais si, il y en a une ! Seulement, à chaque fois que je vais au bout d'un projet, on me tire dessus ! »

     

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    • 2 weeks later...

    Girondins de Bordeaux, le feuilleton du rachat continue

    Malgré la fusion des projets Gérard Lopez-Pascal Rigo, l'avenir des Girondins continue de s'écrire en pointillé : aucune offre n'a pour l'instant été à la hauteur.

    Emery Taisnemis à jour le 17 juin 2021 à 19h32
     
     

    Ce n'est pas encore la garantie que Bordeaux est tiré d'affaires. Il suffit de se référer au communiqué publié jeudi par les Girondins pour constater à quel point la situation du club reste précaire : alors que l'ancien propriétaire du LOSC Gérard Lopez et l'entrepreneur Pascal Rigo avaient officialisé quelques heures plus tôt dans un communiqué commun leur décision d'unir leurs forces, le club a tenu à préciser qu'aucun des trois candidats à avoir formulé une offre lundi n'avait profité du laps de temps que leur avait octroyé la banque Rothschild pour affiner leur proposition.

    Le délai expirait jeudi à 14h00, et ni Rigo, ni Lopez ni l'ancien directeur exécutif de la Ligue Didier Quillot n'ont jugé bon d'en tenir compte. Le plus inquiétant a été de constater que les trois repreneurs potentiels n'avaient jusque-là pas présenté de garanties suffisantes « sur leurs capacités de financement, critère indispensable pour assumer les besoins opérationnels du club et satisfaire aux exigences posées par la DNCG ».

    Dans le cas de Quillot, c'est une demi-surprise : comme indiqué dans nos colonnes (L'Équipe de jeudi), l'ancien patron d'Orange a exigé de King Street qu'il respecte ses engagements pris devant la DNCG au mois de juillet 2020, à savoir remettre les capitaux à zéro d'ici le 30 juin. Non seulement le fonds d'investissement n'en a pas l'intention mais il n'a pas non plus apprécié qu'on lui mette la pression.

    Lopez-Rigo, une question de temps ?

    Concernant le duo Lopez-Rigo, il faut espérer, dans l'intérêt du club, que cela ne soit qu'une question de temps. Comme révélé dans L'Équipe, l'ancien patron de Lotus juge le timing serré pour boucler la vente. Il a fait appel mercredi à la boîte d'audit KPMG pour effectuer une contre-expertise par rapport aux chiffres fournis dans la data room - la chambre de données informatiques où sont stockés les documents relatifs aux comptes du club. Si l'on se fie au communiqué, il est désormais permis de s'interroger sur sa capacité à trouver les financements bancaires à temps. Il en est de même pour Rigo.

    Le temps dira si les doutes étaient fondés mais il ne joue pas nécessairement en faveur des potentiels repreneurs. Ils ne sont visiblement pas prêts, et ce n'est pas innocent si les Ultramarines ont alerté sur le risque d'un possible redressement judiciaire. Ce n'est pas forcément la tendance : selon nos informations, King Street mais aussi... Fortress ont récemment remis au pot pour continuer à assurer le train de vie du club et éviter à tout prix que son avenir se joue devant le Tribunal de Commerce.

    Lyon et Toulouse suivent l'affaire de près

    Si c'était le cas, le principal bailleur du club tirerait un trait sur la dette qui lui est due (38M€ plus les intérêts annuels estimés à 3,705M€). Sportivement, les conséquences ne seraient pas neutres non plus : si la Ligue a voté en Assemblée générale un amendement qui permettrait aux Girondins de ne pas être automatiquement rétrogradés en cas de procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, la DNCG a le pouvoir de casser cette décision au nom de l'équité sportive. Lyon mais surtout Toulouse - qui serait le principal bénéficiaire d'une descente de Bordeaux - sont attentifs à l'évolution du dossier : après avoir contracté des emprunts pour couvrir son déficit lié à la pandémie de Covid-19, l'OL ne comprendrait pas que Bordeaux puisse effacer sa dette tout en assurant son maintien. Le cas bordelais devra quoi qu'il arrive être tranché avant le 23 juillet et la reprise de la Ligue 2.

    Alors que Quillot ne devrait pas retoucher à son offre, le tandem Lopez-Rigo a tout intérêt à aller vite désormais pour donner des garanties concernant la solidité de l'attelage : « Nous sommes convaincus que notre association permettra, dans un premier temps, de sortir le club des difficultés dans lesquelles il se trouve actuellement et, à moyen terme, de permettre à cette institution de retrouver un niveau de performance conforme à son histoire », ont-ils écrit jeudi. Derrière les bonnes paroles, les Girondins attendent désormais des actes.

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    Salary cap, micros pour les arbitres : les autres chantiers de Vincent Labrune à la LFP

    Après avoir réglé le dossier des droits télévisés de la L1, le président de la Ligue Vincent Labrune veut mener, au pas de charge, une série de réformes. Plusieurs sont en bonne voie, mais il reste quelques écueils.

    Etienne Moattimis à jour le 18 juin 2021 à 17h55
     

    L'interminable feuilleton des droits du Championnat a trouvé enfin son épilogue, en fin de semaine dernière, avec l'attribution à Amazon de 80 % de la L1 et de la L2 pour 259 millions d'euros annuels jusqu'en 2024. Vincent Labrune, le président de la LFP, va maintenant pouvoir « accélérer », comme il l'annonce dans l'entretien publié ce vendredi dans nos colonnes, « une réforme plus globale qui vise à améliorer notre produit ». Tout est censé évoluer, ou presque, que ce soit sur les retransmissions, l'arbitrage, la durée du premier contrat pour les jeunes joueurs ou le contrôle de la masse salariale des clubs.

     
    Des micros pour les arbitres

    Comme annoncé dans nos colonnes le 23 avril, la Ligue veut expérimenter les micros pour le corps arbitral, comme cela se fait dans le rugby. « Il faut une sonorisation des arbitres pour qu'il y ait moins d'ambiguïtés sur certaines décisions », estime Labrune. Mais la LFP ne peut pas décider seule. Pour effectuer le moindre test, elle doit d'abord avoir l'aval de la Fédération et obtenir une autorisation de la FIFA.

    Des demandes vont être adressées à la Fédération internationale en ce sens. Pour ses retransmissions, la LFP veut aussi innover un peu, avec l'ambition de « moderniser » la L1. « Cela passera par un effort tout particulier sur la réalisation des matches, avec aussi des contenus « inside » », détaille Labrune. Le démarrage du contrat avec Amazon, la saison prochaine, pour lequel Mathieu Ficot, en charge des droits télé à la LFP, a joué un rôle important, doit servir ce projet.

    Le premier contrat professionnel de trois à cinq ans

    Cette revendication ancienne des clubs est l'objectif numéro un de la LFP. « Il faut sacraliser la formation à la française, estime Labrune. Il n'est pas normal que nos meilleurs talents quittent le pays. » Sans que leurs clubs formateurs aient pu réellement en profiter. Du côté de la Ligue, on veut arriver à un accord avec l'UNFP, le syndicat des joueurs, à la rentrée.

    L'idée est que la L1, qui n'a plus les moyens - hormis le PSG - d'aller chercher des stars à l'étranger puisse utiliser l'énorme vivier de talents issu des centres de formation afin de maintenir une certaine valeur au Championnat de France. Et que l'on sorte d'un système où le trading de joueurs est le principal modèle économique. Mais, à l'UNFP, on prévient que « rien n'est fait ». « Il n'est pas question de remplacer le chiffre 3 par le chiffre 5 sans contreparties, assure Philippe Piat, le coprésident de l'UNFP. Ce sera un « package deal » avec des garde-fous sinon il n'y aura pas d'accord. »

    La limitation du nombre de joueurs par club

    « Il faut aussi une limitation du nombre de joueurs pros par effectif », estime Labrune. Cette réforme a plusieurs objectifs : ramener un peu de compétitivité entre « grands » et « petits » clubs, faire baisser les masses salariales et permettre aux jeunes d'avoir de meilleures chances de s'exprimer. La LFP est en ligne avec l'UEFA, qui milite pour que les ligues stoppent cette fuite en avant, avec des clubs qui ont parfois une centaine de joueurs sous contrat.

    « On le fait en Ligue des champions (une limitation à 25 joueurs inscrits), nous expliquait Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, fin mai. Les ligues nationales devraient le faire également. Les grands clubs qui ont énormément de moyens ne doivent pas pouvoir acheter des joueurs juste pour empêcher les autres de les avoir. » En France, la LFP vise un effectif pro autour de 23 joueurs, auquel on pourrait ajouter des jeunes issus de la formation.

    Un ratio pour la masse salariale et la « luxury tax »

    « Il faut réfléchir à la mise en place d'un salary cap global par rapport au budget des clubs », annonce Labrune. En fait, la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) travaille sur la création d'un ratio entre la masse salariale et les revenus des clubs afin d'éviter les gros dérapages. Là encore, l'UEFA est sur cette ligne. Et veut même aller plus loin. « Nous pensons très sérieusement à instaurer une luxury tax (ce système, en vogue dans les sports professionnels américains, force ceux qui dépassent par exemple un seuil de masse salariale à payer une pénalité financière ensuite redistribuée à l'ensemble des participants) », révélait Ceferin dans nos colonnes. La FFF y pense aussi.

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    L'Elysée suit le dossier de reprise des Girondins de Bordeaux

    La reprise des Girondins est suivie de près au sommet de l'Etat. Un organisme de Berçy s'en est saisi et s'est entretenu avec Frédéric Abitbol le mandataire ad hoc en charge du dossier.

    Arnaud Hermantmis à jour le 21 juin 2021 à 00h07
     
     

    Il y a quelques jours, la reprise des Girondins de Bordeaux a pris une nouvelle tournure. Selon nos informations, l'Elysée a demandé au Comité interministériel de restructuration industriel (CIRI) dépendant de Berçy, le ministère de l'Économie et des Finances, de se saisir du dossier bordelais. Cet organisme public a pour mission d'aider les entreprises en difficulté à élaborer et mettre en oeuvre des solutions permettant d'assurer leur pérennité et leur développement.


    Par ailleurs, Frédéric Abitbol, le mandataire ad hoc en charge de la cession du club bordelais, a été contacté par le CIRI et plusieurs messages lui ont été passés. Le premier est que King Street doit honorer les engagements pris, à savoir remettre les comptes à zéro au 30 juin, soit 27 M€, comme il s'était engagé à le faire devant la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) de la Ligue de football professionnel.

    Une aide de l'État de 10 M€ pour le repreneur

    Hier soir, King Street semblait ne pas bouger sur ce point, comme si l'actionnaire des Girondins préférait assumer la responsabilité du redressement judiciaire qui se profile. Et ce malgré la pression que commencent à lui mettre les pouvoirs publics. « Certes on ne peut pas obliger King Street à tenir ses engagements mais on a de la mémoire,rappelle-t-on au sommet de l'Etat. Qu'un fonds connaisse des difficultés et veuille récupérer son argent, ça s'entend, ce sont les affaires mais on respecte sa parole. Il en va de son image comme pour Mediapro. »


    L'autre message adressé à Frédéric Abitbol est que le vendeur se devait d'être vigilant au choix du repreneur, à la crédibilité de son projet et que King Street devait se préoccuper du devenir du club. Une seconde mise en garde qui vise Gérard Lopez sans le nommer, dont le modèle économique est jugé « périlleux ». « Acheter avec de la dette tout le monde sait le faire », précise-t-on au sommet de l'Etat. Où on est d'autant plus attentif à l'avenir des Girondins que les repreneurs potentiels ont tous inclus dans leur business plan l'aide d'État pour les coûts fixes de 10 millions d'euros. Au plus fort de la crise sanitaire, le président Emmanuel Macron avait confié son souhait de ne voir aucun club tomber en liquidation judiciaire.

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    En cas de rétrogradation administrative des Girondins de Bordeaux, Toulouse monterait en Ligue 1

    Barragiste battu par Nantes la saison dernière, le TFC serait le premier repêché dans le cas d'une rétrogradation administrative des Girondins de Bordeaux.

    Laurent Grandcolasmis à jour le 22 juin 2021 à 08h29
     
     

    C'était un peu l'effervescence lundi matin au Toulouse FC avec le retour de congés d'une grande majorité de salariés du club. Le début d'une semaine qui sera marquée par la reprise de l'entraînement du groupe pro, jeudi, censé se préparer pour une deuxième saison d'affilée en Ligue 2. A priori.

     
     

    Après avoir manqué sur le terrain la montée en Ligue 1 face à Nantes en barrages (1-2, 1-0), Toulouse pourrait se voir offrir ce fameux sésame. Comme le stipule le règlement, en cas de défaillance d'un club de Ligue 1 (comme une rétrogradation administrative), c'est le club de Ligue 2 barragiste qui est le premier repêché. Une éventualité que la menace du dépôt de bilan de Bordeaux pourrait bien transformer en réalité.

    Et les dirigeants toulousains ne peuvent évidemment pas rester insensibles à l'évolution de ce dossier. Malgré ce qu'il a déclaré, jeudi dernier devant les associations de supporters, niant surveiller de près l'avenir des Girondins, le président du Téfécé, Damien Comolli, qui n'a pas souhaité s'exprimer dans nos colonnes, est bien à l'affût. Même si des voix en interne sont persuadées que les instances feront tout pour éviter à Bordeaux une telle issue.

    Une position d'attente inconfortable

    Relégué en Ligue 2 en mars 2020, après l'arrêt des compétitions, le Toulouse FC reste structurellement armé pour évoluer dans l'élite. A priori solide financièrement, depuis son rachat en juillet dernier par le fonds d'investissement RedBird Capital Partners, le club haut-garonnais sera en mesure de lancer les grandes manoeuvres, notamment sur le marché des transferts.

    Mais jusqu'à quand pourra-t-il patienter ? En cas de passage devant le tribunal de commerce, Bordeaux, grâce à un article voté par le LFP en décembre 2020, pourrait encore sauver sa place jusqu'à la veille de la reprise de la Ligue 2, le 24 juillet. L'avenir des Girondins, en cas de reprise ou pas, serait aussi suspendu aux décisions de la DNCG. Autant d'incertitudes qui placent le Téfécé dans une position d'attente, et d'inconfort.

    Même si le mercato d'été s'anime depuis quelques années dans ses derniers instants, une présence en Ligue 1 changerait a fortiori la donne. Notamment concernant l'entraîneur. Comolli a déclaré une fois encore devant les supporters que les arrivées possibles de Laurent Batlles (Troyes) ou de David Guion (ex-Reims), pourtant bien envisagées selon nos informations, n'ont jamais été d'actualité. « Les noms déjà sortis ne sont en aucun cas dans le viseur du club. Le club est sur une short list de trois noms, dont un qui est la priorité. Et avec qui le club est en discussion. Tout est prêt pour la reprise, les stages, les matches amicaux... L'entraîneur sera en tout cas présent pour la reprise de la saison », pouvait-on lire dans le compte rendu posté sur les réseaux sociaux par l'Association de défense des intérêts des supporters toulousains (ADIST).

    Mais le dossier traîne aussi parce que les négociations sur la rupture de la dernière année de contrat de Patrice Garande se sont avérées tendues et n'ont, a priori, pas abouti à ce jour.

     

     

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